EAUX SEMI-DOMESTIQUES. ÉTANGS D'EAU SAl MÀTRE
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le tilapia mossainbica. Pour obtenir au préalable la production la plus élevée
possible de phytoplancton et d’algues, une salinité comprise entre 10 et
35 pour mille est désirable. Compte tenu de l'évaporation, celle-ci pourra
être obtenue à la condition de pouvoir jouer sur les apports relatifs d'eau
douce et d’eau de mer.
Chanos, muges et même tilapia mossainbica ont une préférence marquée
pour les diatomées et les algues bleues, surtout dans leur jeune âge. Heureuse
coïncidence, certaines de ces algues bleues, à l’instar des rhizobium» des légumineuses, ont le pouvoir de fixer dans le sol l’azote dissous dans l'eau, et de
maintenir ainsi la fertilité du fond de l’étang. Ces algues bleues requièrent
par contre une faible profondeur: 1 à 40 centimètres (Keijntjes. 1952;
Schuster, 1952 b; Harada, 1954; Fogg, 1942 ; Le Mare. 1951) (5.422,3
13.003). Le poisson de taille réclamant par ailleurs pour être à l'aise au
moins 20 centimètres d’eau, il y aura intérêt à avoir le plus possible de la
superficie des étangs avec une profondeur comprise entre 20 et 40 centimètres.
En fait, les étangs d’engraissement peuplés de poissons déjà suffisamment
forts pour pouvoir inclure dans leur menu un pourcentage appréciable
d’algues vertes ont une profondeur variant de 20 centimètres à 1,20 mètre.
Au contraire, les étangs destinés à la production des fingerlings, pour laquelle
il est préférable d’avoir des algues bleues, ont une profondeur qui ne dépasse
guère 10 centimètres.
Pour permettre entretien, travaux d’amélioration, contrôle des peuplements et des prédateurs, tout étang doit obligatoirement être vidangeable
à marée basse.
Les diverses conditions ci-dessus font qu’il n'est possible d'établir des
tambaks que sur les côtes où la marée a une amplitude d'au moins 1,60 metre.
Les détails sur la construction des tambaks ainsi que sur les conditions
d’apports et d’évacuation des eaux sont donnés par Schuster (1952) et
Reijntjes (1952). Nous ne retiendrons ici que quelques détails relatifs à
la production des algues, clef de voûte de toute l'industrie des tambaks.
Préférées par les chanos, les muges, voire même par le tilapia mossainbica,
les algues bleues ont en outre l’avantage de renfermer des espèces qui maintiennent la richesse du sol en azote. Il importe donc de favoriser le développement de ces dernières au maximum. Nous avons déjà vu qu une faible
profondeur était indispensable, c’est elle qui conditionne en partie les apports
de lumière et d’oxygène. Un bon développement d'algues bleues requiert
en outre une vase argileuse, riche en matières organiques et en même temps
suffisamment aérée. Ces conditions parfois cont radictoires sont réalisées
par de fréquents mais courts assecs.
Quand les algues bleues s’installent sur une vase argileuse à apparence
gélatineuse, cette vase garde ses qualités. 1 n équilibré s établit. Les pertes
de substance du fait du développement des algues sont compensées par
les apports de substances provenant de la putréfaction des algues et de
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le tilapia mossainbica. Pour obtenir au préalable la production la plus élevée
possible de phytoplancton et d’algues, une salinité comprise entre 10 et
35 pour mille est désirable. Compte tenu de l'évaporation, celle-ci pourra
être obtenue à la condition de pouvoir jouer sur les apports relatifs d'eau
douce et d’eau de mer.
Chanos, muges et même tilapia mossainbica ont une préférence marquée
pour les diatomées et les algues bleues, surtout dans leur jeune âge. Heureuse
coïncidence, certaines de ces algues bleues, à l’instar des rhizobium» des légumineuses, ont le pouvoir de fixer dans le sol l’azote dissous dans l'eau, et de
maintenir ainsi la fertilité du fond de l’étang. Ces algues bleues requièrent
par contre une faible profondeur: 1 à 40 centimètres (Keijntjes. 1952;
Schuster, 1952 b; Harada, 1954; Fogg, 1942 ; Le Mare. 1951) (5.422,3
13.003). Le poisson de taille réclamant par ailleurs pour être à l'aise au
moins 20 centimètres d’eau, il y aura intérêt à avoir le plus possible de la
superficie des étangs avec une profondeur comprise entre 20 et 40 centimètres.
En fait, les étangs d’engraissement peuplés de poissons déjà suffisamment
forts pour pouvoir inclure dans leur menu un pourcentage appréciable
d’algues vertes ont une profondeur variant de 20 centimètres à 1,20 mètre.
Au contraire, les étangs destinés à la production des fingerlings, pour laquelle
il est préférable d’avoir des algues bleues, ont une profondeur qui ne dépasse
guère 10 centimètres.
Pour permettre entretien, travaux d’amélioration, contrôle des peuplements et des prédateurs, tout étang doit obligatoirement être vidangeable
à marée basse.
Les diverses conditions ci-dessus font qu’il n'est possible d'établir des
tambaks que sur les côtes où la marée a une amplitude d'au moins 1,60 metre.
Les détails sur la construction des tambaks ainsi que sur les conditions
d’apports et d’évacuation des eaux sont donnés par Schuster (1952) et
Reijntjes (1952). Nous ne retiendrons ici que quelques détails relatifs à
la production des algues, clef de voûte de toute l'industrie des tambaks.
Préférées par les chanos, les muges, voire même par le tilapia mossainbica,
les algues bleues ont en outre l’avantage de renfermer des espèces qui maintiennent la richesse du sol en azote. Il importe donc de favoriser le développement de ces dernières au maximum. Nous avons déjà vu qu une faible
profondeur était indispensable, c’est elle qui conditionne en partie les apports
de lumière et d’oxygène. Un bon développement d'algues bleues requiert
en outre une vase argileuse, riche en matières organiques et en même temps
suffisamment aérée. Ces conditions parfois cont radictoires sont réalisées
par de fréquents mais courts assecs.
Quand les algues bleues s’installent sur une vase argileuse à apparence
gélatineuse, cette vase garde ses qualités. 1 n équilibré s établit. Les pertes
de substance du fait du développement des algues sont compensées par
les apports de substances provenant de la putréfaction des algues et de
