ÉCOLOGIE ET ÉCOSYSTÈME. CIRCULATION DES ÉLÉMENTS
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Si 1 on n ajoute pas aux diverses représentations graphiques classiques
du cycle alimentaire cette action de la chaleur, on ne peut expliquer qu’imparfaitement l’augmentation importante de la productivité au fur et à
mesure que l’on se rapproche de l’équateur, à richesse de produits assimilables comparable évidemment (2.211).
Chaque maillon utile à l’homme sur le plan alimentaire (phytophages
et herbivores, carnivores de premier degré, carnivores de deuxième degré)
ne représente en unités d’énergie que la fraction prélevée par lui sur le
maillon précédent, fraction affectée d’un coetlicient d’assimilation plus petit
que l’unité, et diminuée encore de toute l’énergie dépensée en activité vitale
catabolique : locomotion, digestion, excrétion... Au total, comme nous le
verrons (2.1), chaque maillon ne représente guère en gros, en unités d’énergie, que le dixième du maillon précédent.
En conséquence, lorsque dans un pays le problème alimentaire primera
celui de l’organisation des loisirs, on devra s’efforcer de produire des espèces
à chaîne alimentaire la plus courte possible, c’est-à-dire des phytophages
ou des herbivores.
2.2. CIRCULATION DES ÉLÉMENTS
Nous avons vu de façon schématique ce qu’il en était du transfert en
bloc de l’énergie, matière première étalon, d'un niveau à l’autre ou d’un
maillon à l’autre d’un cycle ou d’une chaîne alimentaire.
Si nous regardons le destin des divers éléments chimiques composant
la matière vivante, nous constatons que, dans le cas de la biosphère, écosystème complet constitué par la totalité de la terre, ces éléments circulent
entre l’organique et l'inorganique selon des cycles biogéochimiques bien déterminés.
Certains cycles, comme celui de l’azote, sont presque parfaits. L’élément
chimique considéré est régénéré dans sa totalité, ou presque, avec une vitesse
de rotation relativement élevée.
D'autres cycles, comme celui du phosphore, sont incomplets. L’élément
chimique considéré n’est pas régénéré dans sa totalité, ou cette régénération
ne peut se faire en totalité qu’à l’échelle des temps géologique».
Avec les phénomènes d’énorme consommation de tous les éléments
chimiques qui caractérisent notre époque industrielle, l'homme accélère
tellement l'une ou l'autre phase de ces cycles qu'il tend à rendre imparfaits
ceux qui étaient parfaits et à augmenter les imperfection» des autres. La
vitesse des phénomènes naturels de transformation devient insutlisante
pour l'approvisionnement de nos besoins et nous risquons de courir de
disettes en disettes. Comme le fait remarquer Odum (1953), conserver les
ressources naturelles, les exploiter rationnellement, cela consiste en réalité
à rendre les cycles biogéochimiques le plus parfait possible et au moins à
prendre garde de trop les détériorer, surtout dans leurs éléments essentiels.
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