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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
breux jusqu'à présent dans les régions tempérées (gardons blancs, muges,
tilapias, chanos chanos).
(b) Les consommateurs secondaires puis tertiaires sont représentés
par les espèces carnivores prédatrices.
Les plantes et les animaux qui dépendent les uns des autres dans cette
succession constit uent une chaîne alimentaire, type prédatrice, dont les diverses
étapes sont appelées niveaux trophiques.
Les composants des divers niveaux trophiques ci-dessus peuvent à leur
tour être attaqués par une série toute différente de carnivores qui, contrairement aux prédateurs, s’attaquent en général à des individus plus gros
qu’eux : parasites, mangeurs de cadavres, champignons saprophytes. A leur
tour ceux-ci sont attaqués par deux sortes de bactéries ou de champignons.
Les uns. facteurs de la décomposition, qui solubilisent la matière organique,
les autres, facteurs d’une transformation, qui rendent les sels solubles assimilables par les végétaux, pour être à nouveau incorporés par la photosynthèse dans une chaîne alimentaire prédatrice.
L’ensemble de ces phénomènes appelé cycle alimentaire est ainsi composé
de deux chaînes, l'une montante dite chaîne prédatrice, l’autre descendante
dite chaîne parasite ou saprophyte.
Parmi les composants vivants d’un écosystème comme notre lac, seuls
sont indispensables les producteurs à chlorophylle et les bactéries et champignons de la décomposition et de la transformation de la matière végétale
morte. En général la vie animale fait cependant partie d’un tel écosystème
et. par ses réactions sur l'habitat, arrive à donner son caractère à tel ou tel
plan d’eau.
Ce schéma classique comporte une lacune à partir du moment où l’on
admet l’unité de la matière et de l’énergie (2.0). 11 est en effet difficile d’admettre que la totalité de la matière vivante produite dans le lac ou biomasse
ne provienne que de la fraction d’énergie lumineuse captée par les plantes
vertes et le phytoplancton et que tout le reste de l’énergie solaire reçu par
le lac n’y soit pour rien. En fait, l’énergie calorifique captée par le lac se
transforme indirectement en matière vivante, selon le processus indiqué
par le trait pointillé du graphique.
L’élévation de la température du lac entraîne en effet non seulement
une augmentation de la rapidité de toutes les réactions physiologiques,
mais encore une augmentation du rendement de tous les phénomènes d’assimilation. A partir d'une même quantité d’énergie lumineuse et de produits
assimilables, il y a donc, pour une température donnée, production d’un
tonnage plus important de phytoplancton et de plantes vertes que pour
une température inférieure. Cela entraînera automatiquement une plus forte
production en phytophages et herbivores et par là en carnivores... De plus,
à cette augmentation d’origine primaire s’ajoute une augmentation secondaire de rendement à chaque passage d’un niveau trophique au suivant.
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
breux jusqu'à présent dans les régions tempérées (gardons blancs, muges,
tilapias, chanos chanos).
(b) Les consommateurs secondaires puis tertiaires sont représentés
par les espèces carnivores prédatrices.
Les plantes et les animaux qui dépendent les uns des autres dans cette
succession constit uent une chaîne alimentaire, type prédatrice, dont les diverses
étapes sont appelées niveaux trophiques.
Les composants des divers niveaux trophiques ci-dessus peuvent à leur
tour être attaqués par une série toute différente de carnivores qui, contrairement aux prédateurs, s’attaquent en général à des individus plus gros
qu’eux : parasites, mangeurs de cadavres, champignons saprophytes. A leur
tour ceux-ci sont attaqués par deux sortes de bactéries ou de champignons.
Les uns. facteurs de la décomposition, qui solubilisent la matière organique,
les autres, facteurs d’une transformation, qui rendent les sels solubles assimilables par les végétaux, pour être à nouveau incorporés par la photosynthèse dans une chaîne alimentaire prédatrice.
L’ensemble de ces phénomènes appelé cycle alimentaire est ainsi composé
de deux chaînes, l'une montante dite chaîne prédatrice, l’autre descendante
dite chaîne parasite ou saprophyte.
Parmi les composants vivants d’un écosystème comme notre lac, seuls
sont indispensables les producteurs à chlorophylle et les bactéries et champignons de la décomposition et de la transformation de la matière végétale
morte. En général la vie animale fait cependant partie d’un tel écosystème
et. par ses réactions sur l'habitat, arrive à donner son caractère à tel ou tel
plan d’eau.
Ce schéma classique comporte une lacune à partir du moment où l’on
admet l’unité de la matière et de l’énergie (2.0). 11 est en effet difficile d’admettre que la totalité de la matière vivante produite dans le lac ou biomasse
ne provienne que de la fraction d’énergie lumineuse captée par les plantes
vertes et le phytoplancton et que tout le reste de l’énergie solaire reçu par
le lac n’y soit pour rien. En fait, l’énergie calorifique captée par le lac se
transforme indirectement en matière vivante, selon le processus indiqué
par le trait pointillé du graphique.
L’élévation de la température du lac entraîne en effet non seulement
une augmentation de la rapidité de toutes les réactions physiologiques,
mais encore une augmentation du rendement de tous les phénomènes d’assimilation. A partir d'une même quantité d’énergie lumineuse et de produits
assimilables, il y a donc, pour une température donnée, production d’un
tonnage plus important de phytoplancton et de plantes vertes que pour
une température inférieure. Cela entraînera automatiquement une plus forte
production en phytophages et herbivores et par là en carnivores... De plus,
à cette augmentation d’origine primaire s’ajoute une augmentation secondaire de rendement à chaque passage d’un niveau trophique au suivant.
