EAUX SEMI-DOMESTIQUES. ÉTANGS 1)'EA
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13.
04. Principes d'aménagement des étangs œèau douce
Nous venons de suivre l’évolution qu’ont subie les pratiques de la pisciculture d’étangs lors de leur extension de l’Extrême-Orient à l'Europe, puis
en Amérique et en Afrique. De la seule charge des étangs : 30 à 100 kilogrammes
à l’hectare en Europe contre 2 tonnes en Afrique, on peut conclure que les
pratiques varient dans des proportions énormes selon les climats et les eondi
fions sociales et économiques. Les principes essentiels, à fondement biologique, en doivent cependant être constants et ce sont eux que nous allons
maintenant nous efforcer de dégager. C’est en effet de leur parfaite connaissance, doublée d’une saine appréciation corrélative des impératifs climatiques,
psychologiques, politiques, économiques et financiers locaux, que dépendra
le plein et durable succès de toute exploitation d’étangs.
1° Maintien de la fertilité du sol de l’étang. — Le maintien de cette fertilité est obtenu de diverses façons :
Assec, avec ou sans culture, pour les sols argileux, profonds, riches en
matière organique (Europe). Action bénéfique discutable sur sols pauvres.
Engrais organiques ou chimiques. Action bénéfique nette, lorsque les
apports satisfont bien la règle du minimum (5.1 —5.4
9.3).
Raclage du jond. Conséquence des pêches périodiques à la seine, le raclage
du fond par la ralingue inférieure du filet aère la vase et la libère de ses gaz
nocifs (Asie, Afrique).
Algues bleues. Le rôle de certaines d’entre elles comme fixatrices de
l’azote, à l’instar des rhizobiums des légumineuses, n'a été reconnu que tout
dernièrement. Il se pourrait qu'il soit primordial. Dans ce cas il y aurait lieu
de favoriser au maximum le développement des espèces bénéfiques comme
pour les étangs d’eau saumâtre et les rizières (13.141 — 13.1 42,2
13.23).
2° Maintien du minimum de turbidité de l’eau.
I ne faible turbidité
est une condition indispensable à une bonne pénétration des radiations
lumineuses dont l’énergie conditionne l'apparition du premier maillon
du cycle alimentaire : le phytoplancton. Pour cela il faut réduire au minimum l’érosion du sol de tout le bassin versant de l’étang, maintenir sa fertilité et dériver les eaux de ruissellement trop chargées de particules en
suspension; si l’on n’a pu les éviter, précipiter ces particules par une fumure
organique. 11 y a souvent avantage à avoir dans un étang un certain contingent d’espèces qui, telle la carpe commune, sont capables de tirer parti
des invertébrés et détritus de toutes sortes qui se trouvent dans la vase.
D’avantageuse la présence de ces espèces peut, au contraire, devenir desavantageuse lorsque du fait de la nature du fond, de la composition de I ••au.
de leurs habitudes fouisseuses et de leur densité elles arrivent a provoquer
et à maintenir une turbidité suffisante pour entraver sérieusement la photosynthèse et sa production primaire sur laquelle reposent toutes les autres.
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