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PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
3° Choix d’espèces dont les alevins s’obtiennent et les produits se vendent
facilement. — Poissons se reproduisant facilement en étangs ou dont on
peut facilement capturer les alevins en rivière ou en mer.
Choix d’espèces à croissance rapide. — En général, espèces plus intéressantes.
5° Choix d’espèces à chaîne alimentaire courte. — La place la plus large
doit être faite aux espèces phytophages et planctonophages susceptibles
de produire les plus forts tonnages de protéines à l’hectare, ce qui est particulièrement bien réalisé en Extrême-Orient et en Afrique où ces protéines
font cruellement défaut.
6° Choix d’une véritable association d’espèces. — (a) Espèces tolérantes
les unes pour les autres.
(b) Espèces n’entrant pas en compétition alimentaire les unes avec les
autres.
(c) Espèces utilisant au mieux, à elles toutes, les catégories de nourriture
disponible dans l’étang : végétaux, plancton, vers, crustacés, mollusques,
insectes et détritus, etc., problème particulièrement bien résolu dans les
étangs de Chine.
7° Pleine utilisation des possibilités alimentaires des étangs (charge optimum). — Revenons à la courbe en S classique relative à la croissance des
populations dans un habitat limité. Le taux de croissance maximum se
trouve au point d’inflexion de la courbe correspondant à une densité de
population égale à la moitié de la charge utile ou charge biotique de l’habitat
considéré (6.132, fig. 6.3). Ce taux diminue ensuite, lentement tout d’abord,
puis rapidement, pour tomber à zéro lorsque cette « charge utile » est atteinte.
Le revenu maximum pour l’exploitant, fonction à la fois du capital placé
et du taux d’accroissement, se situera donc environ aux trois quarts de la
charge utile ; un peu plus bas ou un peu plus haut selon la physionomie
exacte de la courbe en S relative à l’habitat et aux populations en cause.
Semaines, mois ou années durant lesquels le peuplement sera notablement
inférieur ou supérieur à cette charge optimum ne pourront donc correspondre qu’à un manque à gagner.
Dans certaines parties de la Chine, en Indonésie, et en Afrique, les pêches
pratiquées fréquemment à la ligne ou à la seine, voire de façon journalière,
tendent à maintenir le peuplement au voisinage de la densité considérée
comme optimum. Vu la petitesse des étangs, ce but ne doit pas être loin
d'être atteint lorsque l’on est pas gêné par une pullulation des tilapias.
Aux Etats-Unis, sur des « farm ponds » de superficie pourtant réduite,
la pêche pratiquée uniquement à la ligne arrive difficilement à éclaircir
suffisamment le peuplement, même avec des prélèvements de 200 kilogrammes à l’hectare.
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