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PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
minéralisation de la vase en excédent, particulièrement de la vase cellulosique.
(2) Réduction et anéantissement des racines des plantes palustres en
excès, qui transforment en substances perdues ou sans utilité pour le cycle
biologique de l’étang une partie des substances nutritives qu’il renferme.
(3) Obtention de bonnes conditions hygiéniques, par destruction, consécutive à l’assèchement, des stades de durée ou des hôtes intermédiaires des
organismes causant des maladies aux poissons. En outre, destruction des
larves et adultes des insectes aquatiques nuisibles et des autres ennemis des
alevins et des poissons.
Les observations faites furent généralement interprétées comme étant en
faveur de Passée et du travail du sol. Ces pratiques se répandirent partout,
et l’on en vint à considérer qu’une exploitation d’étangs sans assec et travail
du sol n’était pas rentable. A chaque automne, après vente ou mise du poisson
en bassins d’hivernage, les étangs étaient mis à sec. La remise en eau se faisait
soit au printemps suivant sans culture intermédiaire, soit dix-huit mois
plus tard après une culture intermédiaire de céréales, ou de légumineuses,
ou de céréales et de légumineuses mélangées.
On s'aperçut ensuite que les avantages attribués à Passée et au travail
du sol résultaient plus de corrélations assez grossières que d’expériences
indiscutables et que leurs effets variaient suivant les circonstances.
En fait, dans les étangs riches, avec un fond d’argile humique très épais,
un assec suivi d’un labourage de profondeur réduite (moins profond que la
couche de vase fertile organique) et d’une culture a, en général, d’importants
avantages : la mise à sec hivernale provoquera effectivement une minéralisation de la vase colloïdale, but n° 1, tandis que le labourage et la culture
satisferont les buts nos 2 et 3.
Cet assec, théoriquement bénéfique, au moins pour les étangs à sols
riches, n'a cependant pas été pratiqué depuis 25 ans sur quelque 1000 hectares
d’étangs de la région de Nasice qui comptent parmi les meilleurs de Yougoslavie. Ceux-ci conservent néanmoins un rendement étonnant de quelque
1 000 à 1 200 kilogrammes à l’hectare avec nourriture (300 à 400 kilogrammes
de production naturelle).
Dès que 1 on n'a plus affaire à des étangs riches avec une épaisse couche
d'argile humique, les façons culturales ne doivent plus être que superficielles,
sinon elles enfouieront en profondeur la vase fertile, pour la remplacer par
de la terre plus ou moins stérile et l’opération sera négative. La simple mise
à sec suivie de gel est parfois préjudiciable en détruisant la couche humique.
Sur sols pauvres et très compacts, un assec prolongé, avec façons culturales
superficielles et cultures, semble néanmoins donner de bons résultats.
Enfin, il ne faut pas oublier que si un assec prolongé a l’avantage de détruire
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