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PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES DÉMÉNAGEMENT
Depuis 1925 on commence à s’apercevoir que ses résultats sont fonction de
divers facteurs, en particulier de la nature des sols, et que sur les sols
pauvres il peut être plus nuisible qu’utile (13.012,3).
13.011. Espèces de poissons cultivées en étangs
Les espèces de poissons élevées dans les étangs européens sont en nombre
très réduit (Schaeperclaus, 1933 ; Dyk, 1946 ; Huet, 1953; Vivier 1954).
L’essentiel de la production est fourni par la carpe, Cyprinus carpio,
introduite d’Orient (bassin de la mer Noire et de la mer Caspienne) en passant
par l'ile de Chypre (d’où son nom de Cyprinus) et la Grèce. C’est un poisson
de fond, omnivore, facile à élever, très apprécié pour sa chair dans certains
pays, médiocrement ou pas du tout dans d’autres. Vu la facilité de son élevage
et son ubiquité, c’est une espèce dont la production en « eaux closes
contrôlables » ( * ) peut-être conseillée presque dans tous les pays où sa chair
est estimée et où elle ne risque pas d’éliminer des espèces plus productives.
L’engoûment auquel elle avait donné également lieu en matière de repeuplement en eaux libres a conduit par ailleurs à de graves mécomptes. Très
rusé, ce poisson ne profite pas à la masse des pêcheurs. Les aliments qu’il
absorbe seraient mieux utilisés par des espèces plus faciles à prendre. Inutiles
et même nuisibles dans la plupart des «eaux libres non contrôlables» d’Europe,
les repeuplements en carpes dans les eaux américaines ont été, de par l’étendue
même de leur succès, une catastrophe pire que celle de l’acclimatation en
Europe de la perche soleil et du poisson chat.
Si la carpe constitue l’essentiel de la production des étangs, elle y est
rarement élevée seule. On y ajoute souvent, en proportion réduite, du poisson
d’accompagnement, entre autres la tanche, le gardon et le brochet. La tanche,
Tinca tinca, est comme la carpe un omnivore de fond se nourrissant
également de détritus. Le gardon blanc, Gardonus rutilas, est également
un omnivore, appréciant les végétaux ou le périphyton qui les recouvre.
Le brochet, Esox lucius, est un carnassier qui, introduit en petite quantité
dans les étangs de grossissement, y joue un rôle de police en détruisant les
alevins de carpe ou de tanche qui pourraient y naître, ou les poissons d’espèces
diverses qui pourraient s’y introduire. Le sandre, Lucioperca sandra, remplace
souvent avantageusement le brochet dans bon nombre d’étangs de Yougoslavie. Le lavaret, Coregonus lavaretus, ainsi qu’un hybride C. lavaretus X,
C. albula en élevage mixte avec la carpe donnent d’excellents résultats en
Pologne. Les truites sont en outre utilisées pour la mise en valeur des lacs
peu profonds et étangs du Nord de l’Europe (Buschkiel, 1931).
Comparée à la pisciculture chinoise, la pisciculture européenne se montre
déjà moins raffinée sur le choix et le mélange des espèces quant à la poursuite
du rendement maximum en protéines. Les diverses espèces non carnivores
( I) Étangs vidangeables ou suffisamment petits pour être vidés de leurs poissons à la seine.
PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES DÉMÉNAGEMENT
Depuis 1925 on commence à s’apercevoir que ses résultats sont fonction de
divers facteurs, en particulier de la nature des sols, et que sur les sols
pauvres il peut être plus nuisible qu’utile (13.012,3).
13.011. Espèces de poissons cultivées en étangs
Les espèces de poissons élevées dans les étangs européens sont en nombre
très réduit (Schaeperclaus, 1933 ; Dyk, 1946 ; Huet, 1953; Vivier 1954).
L’essentiel de la production est fourni par la carpe, Cyprinus carpio,
introduite d’Orient (bassin de la mer Noire et de la mer Caspienne) en passant
par l'ile de Chypre (d’où son nom de Cyprinus) et la Grèce. C’est un poisson
de fond, omnivore, facile à élever, très apprécié pour sa chair dans certains
pays, médiocrement ou pas du tout dans d’autres. Vu la facilité de son élevage
et son ubiquité, c’est une espèce dont la production en « eaux closes
contrôlables » ( * ) peut-être conseillée presque dans tous les pays où sa chair
est estimée et où elle ne risque pas d’éliminer des espèces plus productives.
L’engoûment auquel elle avait donné également lieu en matière de repeuplement en eaux libres a conduit par ailleurs à de graves mécomptes. Très
rusé, ce poisson ne profite pas à la masse des pêcheurs. Les aliments qu’il
absorbe seraient mieux utilisés par des espèces plus faciles à prendre. Inutiles
et même nuisibles dans la plupart des «eaux libres non contrôlables» d’Europe,
les repeuplements en carpes dans les eaux américaines ont été, de par l’étendue
même de leur succès, une catastrophe pire que celle de l’acclimatation en
Europe de la perche soleil et du poisson chat.
Si la carpe constitue l’essentiel de la production des étangs, elle y est
rarement élevée seule. On y ajoute souvent, en proportion réduite, du poisson
d’accompagnement, entre autres la tanche, le gardon et le brochet. La tanche,
Tinca tinca, est comme la carpe un omnivore de fond se nourrissant
également de détritus. Le gardon blanc, Gardonus rutilas, est également
un omnivore, appréciant les végétaux ou le périphyton qui les recouvre.
Le brochet, Esox lucius, est un carnassier qui, introduit en petite quantité
dans les étangs de grossissement, y joue un rôle de police en détruisant les
alevins de carpe ou de tanche qui pourraient y naître, ou les poissons d’espèces
diverses qui pourraient s’y introduire. Le sandre, Lucioperca sandra, remplace
souvent avantageusement le brochet dans bon nombre d’étangs de Yougoslavie. Le lavaret, Coregonus lavaretus, ainsi qu’un hybride C. lavaretus X,
C. albula en élevage mixte avec la carpe donnent d’excellents résultats en
Pologne. Les truites sont en outre utilisées pour la mise en valeur des lacs
peu profonds et étangs du Nord de l’Europe (Buschkiel, 1931).
Comparée à la pisciculture chinoise, la pisciculture européenne se montre
déjà moins raffinée sur le choix et le mélange des espèces quant à la poursuite
du rendement maximum en protéines. Les diverses espèces non carnivores
( I) Étangs vidangeables ou suffisamment petits pour être vidés de leurs poissons à la seine.
