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PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
Le triage des alevins par espèce est une opération fort délicate et indispensable, pour une charge ultérieure des étangs bien équilibrée. Il se fait
par « écrémages successifs », à l’aide d’abord d’épuisettes très fines dans les
viviers de triage, puis de petits filets, pour parfaire l'opération dans les
bassins de triage. Cette opération est basée sur le fait que les besoins en
oxygène des diverses espèces ne sont pas les mômes, et que lorsque ce gaz
commence à se raréfier dans le vivier de triage, les espèces les plus sensibles
montent en surface où l'on peut les écrémer (Lin, 1949).
Après triage, les alevins sont déversés dans des étangs de premier alevinage,
d’une superficie de 5 à 20 ares, dont l’on maintient la richesse en plancton
nouveau-né par apports répétés de fumure organique. Au bout de quelques
semaines, les alevins atteignent une taille de 3 à 7 centimètres et sont alors
susceptibles d’être livrés à la clientèle. Ils peuvent également être transférés
dans des étangs de deuxième alevinage, un peu plus grands, où ils atteindront
une taille de 10 à 15 centimètres avant d’être mis sur le marché.
13.000,22. Récolte en mer et stockage d'alevins de mulet et de
ciianos
Voir 13.142,0.
13.000,3. Transport des alevins
A courte distance, les transports d’alevins se font encore le plus souvent
dans des paniers en bambous, laqués intérieurement (fig. 10.3). Un homme
porte, suspendus à chaque extrémité d’un fléau. 2 paniers contenant chacun
15 à 20 litres d’eau et 2 à 3 000 petits alevins. Le porteur doit marcher rapidement, pour que l’agitation de l’eau provoquée par la marche facilite et
l’absorption d’oxygène par l’eau et le départ du gaz carbonique.
Pour un transport ainsi fait à pied sur de longues distances, les porteurs
s’arrêtent chaque soir à des points d’eau reconnus. Les alevins sont entreposés
dans un vivier en ramie, suspendu dans un bassin, et nourris principalement
à l'aide de jaune d’œuf dur et de farine.
Pour les expéditions par fer ou par mer, on utilise des bacs circulaires
pouvant mesurer 2 mètres de diamètre et 2,3 mètres de haut et contenant
chacun 50 000 alevins de 4 à 5 centimètres de long (plus petits, les alevins ne
supportent pas un long trajet). Les soigneurs doivent agiter constamment
l’eau en surface et procéder à son renouvellement progressif. Par beau temps,
et avec beaucoup de soin, on peut espérer 60 pour cent de survie au bout de
6 ou 7 jours.
Pour les transports fluviaux, le problème est évidemment simplifié par
l'emploi de bateaux dont les viviers communiquent avec l’eau du fleuve.
La voie des airs commence à être utilisée pour les transports à longue
distance. Dans ce cas, eau et alevins sont placés dans des bidons métalliques
ou en plastique, avec le quart supérieur environ de leur capacité rempli
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