EAUX SEMI-DOMESTIQUES. ÉTANGS d’ea! DOl ( E
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d'oxygène. D’excellents résultats sont obtenus jusqu’à 20 à 30 heures. On
ne va guère au delà pour le moment du fait de l’accumulation de gaz. carbonique (Lin, 1949).
Bien que son travail ait été réalisé sur les carpes indiennes, il est intéressant de citer quelques résultats de Basu (1952) sur les besoins des œufs ou
des alevins durant les transports :
— Par unité de poids les jeunes alevins consomment 2 à 5 fois plus
d’oxygène que les alevins plus âgés.
La consommation est maximum entre les pli de 6,0 et 7.9.
— La concentration d’oxygène ne doit pas descendre au-dessous de
0,5 ppm. Une concentration minimum de 0,5 à 1,0 ppm peut être supportée
24 heures.
La toxicité de CO2 est fonction de la teneur en O2. A des concentrations
de O2 de 0,5 à 1,0 ppm, C()2 peut être toxique à partir de 2,5 ppm. Si la teneur
en O2 est égale ou supérieure à 2 ppm. CO2 ne risque plus d'être toxique
qu’à partir de 100 ppm.
- Le début de putréfaction des alevins morts pendant le transport
consomme de l’oxygène et réduit d’autant la quantité disponible pour les
alevins vivants. On pallie cet inconvénient en ajoutant dans les bacs une
bouillie d’argile. Au lieu de flotter en surface, les alevins morts coulent au
fond et s’enterrent dans l’argile où leur vitesse de décomposition est cent
fois plus faible. Selon Basu, cette sédimentation s’expliquerait du fait que
les particules lourdes d’argile colloïdale, normalement porteuses d’une
charge électrique positive, sont attirées par les alevins morts, infectés de
bactéries, plus légers, qui sont normalement porteurs d’une charge électrique
négative.
13.000,4. Charge et gestion des étangs d’engraissement
La superficie et la profondeur des étangs sont évidemment très variables.
Dans l’ensemble, ils sont assez profonds (2 à 7 mètres), ce qui est une garantie
contre l’évaporation pour les nombreux étangs qui ne peuvent compter que
sur l’apport périodique des eaux de pluie. Cette profondeur permet par ailleurs
la production d’une forte quantité de plancton pour les big head et silver carps.
Ces étangs sont, par contre, le plus souvent de superficie assez, réduite
pour faire partie d’une exploitation fermière normale (10 ares à 1 hectare).
Les distributions d’engrais et surtout de nourriture complémentaire, qui ont
lieu régulièrement deux fois par jour, ne pourraient pas être réparties convenablement dans les étangs de grande étendue.
Les normes de chargement sont multiples; nous en donnerons (rois
exemples (tab. 13.2) qui montrent que, dans chaque cas. l'alevinage est
fait de façon que toutes les ressources naturelles de l'étang soient utilisées.
Même dans le cas n° 3, où les rnud carps et black carps doivent être éliminées
à cause de la température élevée due à la faible profondeur, la charge
comprend des mangeurs d’herbe, des mangeurs de plancton, et des omnivores.
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