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PÊCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
environ (I)abry de Thiersant. 1892 ; Liu, 1935 ; Shith, 1937 ; Li et
Ch u et. 1937).
13.000.1. Espèces de poissons cultivées en étangs (x)
Les espèces de poissons, autochtones ou importées, donnant lieu à élevage
en Chine et en Extrême-Orient sont légions ; la liste avec leurs caractéristiques
biologiques en a été établie entre autres par Schuster (1952) et par Hora et
Pillay (1954 a). Nous ne retiendrons pour le moment que les quelques
espèces les plus communément employées dans la pisciculture chinoise
classique et qui figurent au Tableau 13.1. Au premier coup d’œil on remarquera qu’aucun poisson carnivore ne figure sur ce tableau. 11 ne s’agit pas en
effet en Chine de produire des poissons de sport ou des poissons dont la qualité serait obtenue au détriment de la quantité. Par contre, leurs caractéristiques alimentaires permettent de tirer intégralement parti de tous les organismes inférieurs végétaux ou animaux susceptibles de se développer dans
un étang : algues bleues ou algues vertes du phytoplancton, bactéries, protozoaires, diatomées, copépodes... constituant le micro ou macroplancton...,
vers, mollusques, crustacés, insectes... et détritus organiques de toutes
sortes. En fait, un étang est rarement peuplé de moins de cinq espèces de ce
tableau et cela en proportion voulue pour que, théoriquement, la totalité de
la matière vivante existant dans l’étang parvienne au poisson de consommation par un cycle alimentaire le plus court possible.
Un choix judicieux des espèces susceptibles de convenir le mieux à tel ou
tel cas particulier implique évidemment la connaissance préalable des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des niches écologiques à
remplir et des caractéristiques correspondantes des espèces dont nous pouvons
• lisposer (Soong Min Kong, 1952 ; Schuster, 1952 d ; Hora et Pillay, 1954 a ;
voir chap. 10 acclimatations).
13.000,2. Production et récolte des alevins
13.000,20. Production d’alevins de carpe commune
A l’encontre des cinq autres espèces de « carpes chinoises », seule la carpe
commune se reproduit en étangs. Pour obtenir cette reproduction on met à
sec pendant l’hiver un petit étang frayère de 50 à 100 mètres carrés qui est
soigneusement débarrassé de toute végétation défavorable. Au début du
printemps l’étang est rempli d’eau propre en provenance d’une source, d’une
rivière, ou d’un canal du voisinage. De fins grillages en bambous sont mis
en place, puis on dispose dans l’étang une bonne quantité de plantes aquatiques sur lesquelles les carpes déposeront leurs œufs. On immerge alors les
reproducteurs, bien mûrs, à raison de 2 à 3 mâles pour une femelle. Normalement la carpe pond dans les 25 ou 48 heures. Aussitôt pondus et fertilisés
(1) Espèces d’eau chaude ou tempérée chaude seulement. Il ne sera pas fait mention ici des
espèces d’eau froide qui ont moins d’importance.
PÊCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
environ (I)abry de Thiersant. 1892 ; Liu, 1935 ; Shith, 1937 ; Li et
Ch u et. 1937).
13.000.1. Espèces de poissons cultivées en étangs (x)
Les espèces de poissons, autochtones ou importées, donnant lieu à élevage
en Chine et en Extrême-Orient sont légions ; la liste avec leurs caractéristiques
biologiques en a été établie entre autres par Schuster (1952) et par Hora et
Pillay (1954 a). Nous ne retiendrons pour le moment que les quelques
espèces les plus communément employées dans la pisciculture chinoise
classique et qui figurent au Tableau 13.1. Au premier coup d’œil on remarquera qu’aucun poisson carnivore ne figure sur ce tableau. 11 ne s’agit pas en
effet en Chine de produire des poissons de sport ou des poissons dont la qualité serait obtenue au détriment de la quantité. Par contre, leurs caractéristiques alimentaires permettent de tirer intégralement parti de tous les organismes inférieurs végétaux ou animaux susceptibles de se développer dans
un étang : algues bleues ou algues vertes du phytoplancton, bactéries, protozoaires, diatomées, copépodes... constituant le micro ou macroplancton...,
vers, mollusques, crustacés, insectes... et détritus organiques de toutes
sortes. En fait, un étang est rarement peuplé de moins de cinq espèces de ce
tableau et cela en proportion voulue pour que, théoriquement, la totalité de
la matière vivante existant dans l’étang parvienne au poisson de consommation par un cycle alimentaire le plus court possible.
Un choix judicieux des espèces susceptibles de convenir le mieux à tel ou
tel cas particulier implique évidemment la connaissance préalable des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des niches écologiques à
remplir et des caractéristiques correspondantes des espèces dont nous pouvons
• lisposer (Soong Min Kong, 1952 ; Schuster, 1952 d ; Hora et Pillay, 1954 a ;
voir chap. 10 acclimatations).
13.000,2. Production et récolte des alevins
13.000,20. Production d’alevins de carpe commune
A l’encontre des cinq autres espèces de « carpes chinoises », seule la carpe
commune se reproduit en étangs. Pour obtenir cette reproduction on met à
sec pendant l’hiver un petit étang frayère de 50 à 100 mètres carrés qui est
soigneusement débarrassé de toute végétation défavorable. Au début du
printemps l’étang est rempli d’eau propre en provenance d’une source, d’une
rivière, ou d’un canal du voisinage. De fins grillages en bambous sont mis
en place, puis on dispose dans l’étang une bonne quantité de plantes aquatiques sur lesquelles les carpes déposeront leurs œufs. On immerge alors les
reproducteurs, bien mûrs, à raison de 2 à 3 mâles pour une femelle. Normalement la carpe pond dans les 25 ou 48 heures. Aussitôt pondus et fertilisés
(1) Espèces d’eau chaude ou tempérée chaude seulement. Il ne sera pas fait mention ici des
espèces d’eau froide qui ont moins d’importance.
