EXPLOITATION. RÉGLEMENTATION
473
11.021,21. Réserves permanentes partielles
La pêche professionnelle, en raison de ses impératifs économiques, ne
peut utiliser que des engins particulièrement pêchants. Pour éviter les captures abusives qui pourraient en résulter, l’un des moyens les plus simples
et les plus eiïicaces, tout au moins pour les pêches littorales, est de limiter
l’emploi de ces engins à certains emplacements de pèche bien déterminés,
tout le reste se trouvant ainsi en réserve partielle.
11.021,22. Réserves temporaires
Sur des domaines de pèche à truite assez restreints, la Suisse a déjà fait
usage de réserves temporaires périodiques. Très sommairement, supposons
qu’un club de pêche dispose de trois ruisseaux. Chaque année un seul de ces
ruisseaux sera ouvert à la pêche tandis que les deux autres seront fermés et
se reconstitueront. Ainsi, les jeunes truites, qu’elles soient issues de reproduction naturelle ou de repeuplement, jouiront deux années sur trois d'une
tranquillité totale leur permettant d'atteindre la taille légale. Ce principe
vient d’être repris et généralisé au Canada dans la province de l'Alberta.
En fait, sur les cours d’eau de faible largeur cette mesure y devient même le
seul et unique moyen de réglementation. La taille légale est abolie. La mise
en réserve des têtes de bassins est supprimée. La pêche, sur les cours d’eau
ouverts, est ouverte toute l’année. La durée de la période d’interdiction
(deux ou trois ans) doit être fonction des caractéristiques biologiques de
chaque rivière. Trop courte, elle ne permet pas une croissance sullisante des
truites ; trop longue, elle permet aux mortalités naturelles, qui dans ce climat
extrême atteignent 60 pour cent par an, de trop éclaircir les rangs de chaque
classe d’âge (Miller, 1953). Les résultats de cette initiative seront attendus
partout avec le plus vif intérêt.
11.021,3. Taille minimum du poisson. Dimensions minima correspondantes des mailles des engins autorisés
Ces mesures, d’un emploi très général, ont été conçues dans le but de ne
pas capturer de poissons avant qu’ils n’aient eu la possibilité de se reproduire
au moins une ou deux fois.
Nous avons vu que sur le plan du rendement pondéral des pèches il fallait
théoriquement commencer à exploiter une classe d’âge à la « meilleure taille
minimum », taille qui est fonction d’une part de la «taille critique», d’autre
part de l’intensité de la pêche (8.20).
La réservation d’un contingent de géniteurs sullisant pour assurer le
renouvellement du stock peut-elle justifier une taille légale de capture égale
ou supérieure à la « meilleure taille minimum » de Ricker ? Oui, semble-t-il.
pour les espèces à très faible résilience comme les saumons. La capture systématique de « tocans » de 20 à 40 grammes est sans importance économique
et ne peut qu’amoindrir les stocks ultérieurs de géniteurs qui n’ont que bien
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11.021,21. Réserves permanentes partielles
La pêche professionnelle, en raison de ses impératifs économiques, ne
peut utiliser que des engins particulièrement pêchants. Pour éviter les captures abusives qui pourraient en résulter, l’un des moyens les plus simples
et les plus eiïicaces, tout au moins pour les pêches littorales, est de limiter
l’emploi de ces engins à certains emplacements de pèche bien déterminés,
tout le reste se trouvant ainsi en réserve partielle.
11.021,22. Réserves temporaires
Sur des domaines de pèche à truite assez restreints, la Suisse a déjà fait
usage de réserves temporaires périodiques. Très sommairement, supposons
qu’un club de pêche dispose de trois ruisseaux. Chaque année un seul de ces
ruisseaux sera ouvert à la pêche tandis que les deux autres seront fermés et
se reconstitueront. Ainsi, les jeunes truites, qu’elles soient issues de reproduction naturelle ou de repeuplement, jouiront deux années sur trois d'une
tranquillité totale leur permettant d'atteindre la taille légale. Ce principe
vient d’être repris et généralisé au Canada dans la province de l'Alberta.
En fait, sur les cours d’eau de faible largeur cette mesure y devient même le
seul et unique moyen de réglementation. La taille légale est abolie. La mise
en réserve des têtes de bassins est supprimée. La pêche, sur les cours d’eau
ouverts, est ouverte toute l’année. La durée de la période d’interdiction
(deux ou trois ans) doit être fonction des caractéristiques biologiques de
chaque rivière. Trop courte, elle ne permet pas une croissance sullisante des
truites ; trop longue, elle permet aux mortalités naturelles, qui dans ce climat
extrême atteignent 60 pour cent par an, de trop éclaircir les rangs de chaque
classe d’âge (Miller, 1953). Les résultats de cette initiative seront attendus
partout avec le plus vif intérêt.
11.021,3. Taille minimum du poisson. Dimensions minima correspondantes des mailles des engins autorisés
Ces mesures, d’un emploi très général, ont été conçues dans le but de ne
pas capturer de poissons avant qu’ils n’aient eu la possibilité de se reproduire
au moins une ou deux fois.
Nous avons vu que sur le plan du rendement pondéral des pèches il fallait
théoriquement commencer à exploiter une classe d’âge à la « meilleure taille
minimum », taille qui est fonction d’une part de la «taille critique», d’autre
part de l’intensité de la pêche (8.20).
La réservation d’un contingent de géniteurs sullisant pour assurer le
renouvellement du stock peut-elle justifier une taille légale de capture égale
ou supérieure à la « meilleure taille minimum » de Ricker ? Oui, semble-t-il.
pour les espèces à très faible résilience comme les saumons. La capture systématique de « tocans » de 20 à 40 grammes est sans importance économique
et ne peut qu’amoindrir les stocks ultérieurs de géniteurs qui n’ont que bien
