EXPLOITATION. RÉGLEMENTATION
les innombrables oiseaux aquatiques qui fréquentaient autrefois ces plans
d'eau. Ceux-ci ont été fortement raréfiés tant par les destructions des chasseurs que par l'extension des zones civilisées par rapport aux zones sauvages.
Les pêcheurs, de leur côté, pourchassent sans arrêt les espèces sportives carnivores, délaissent au contraire trop souvent le poisson vulgaire non carnivore.
Relativement étendus en général, plus ou moins riches en abris (végétation
littorale ou immergée, plus ou moins grande turbidité de l'eau) ces plans
d’eau offrent aux espèces non carnivores de bonnes conditions de défense
contre leurs ennemis carnivores. Dans de telles conditions les espèces non
carnivores sont en général nettement sous-exploitées. Une intensification
importante de leurs captures doit permettre non seulement d’accroftre le
tonnage total pêché, mais encore d’accroître indirectement le tonnage de
poissons nobles dans les captures. En fait, le nombre s’accroît maintenant
constamment, d’états qui suppriment sur leurs eaux toutes mesures de
protection pour les espèces non prédatrices (Beckman, 1941, 1943 ;
Eschmeyer, 1946; Bennet, 1947; Cooper et Christensen, 1951;
Klingbiel, 1953). Il est vraisemblable que cette sous-exploitation est également la caractéristique fréquente des espèces non carnivores à forte résilience
peuplant les grandes nappes d’eau tropicales peu profondes et à forte végétation littorale.
Sur des lacs tropicaux relativement profonds, comme le Lac Nyassa, des
facteurs nouveaux interviennent. Des espèces carnivores de grande taille se
tiennent de préférence dans les fonds et au milieu du lac, où elles sont peu
vulnérables aux engins de pêche encore primitifs des indigènes. Leur grande
taille fait qu’elles sont en outre plus dilliciles à partager qu’un lot de petits
poissons et également plus difficiles à conserver par séchage ou fumage. Ces
espèces ne sont donc pratiquement pas exploitées. Ajoutons qu'aux carnassiers poissons il faut souvent ajouter cormorans, pélicans et crocodiles qui
ne passent pas pour avoir modeste appétit. Dans de telles conditions, malgrc
leur forte résilience, les « tilapias de bord । n'arrivent pas à étaler les prélèvements des prédateurs et les pêches des indigènes pratiquées à la seine
sur les bords du lac. Par contre les « tilapias de pleine eau » et les carnassiers
sont sous-exploités (Lowe, 1952).
Lorsque l’on se trouve en face de pêches, ou plutôt de destructions systématiques du poisson, par détournement et assèchement de cours d'eau,
comme cela se pratique sur le Haut-Niger, l'importance de tous les autres
facteurs passe au deuxième plan, le poisson n'ayant plus aucune défense.
Ainsi s’explique l’existence de stocks misérables, surexploités, dans des
milieux qui seraient cependant susceptibles d'entretenir «les stocks beau
coup plus importants (Welman, 1948).
En général les grands migrateurs anadromes ne donnent pas lieu en pleine
mer à des captures abusives. Par contre, iis se trouvent particulièrement
exposés à des pêches abusives lorsqu’ils pénètrent, en groupes parfois importants, dans des cours d’eau de faible largeur. Lorsqu'il s'agit d'espèces qui
les innombrables oiseaux aquatiques qui fréquentaient autrefois ces plans
d'eau. Ceux-ci ont été fortement raréfiés tant par les destructions des chasseurs que par l'extension des zones civilisées par rapport aux zones sauvages.
Les pêcheurs, de leur côté, pourchassent sans arrêt les espèces sportives carnivores, délaissent au contraire trop souvent le poisson vulgaire non carnivore.
Relativement étendus en général, plus ou moins riches en abris (végétation
littorale ou immergée, plus ou moins grande turbidité de l'eau) ces plans
d’eau offrent aux espèces non carnivores de bonnes conditions de défense
contre leurs ennemis carnivores. Dans de telles conditions les espèces non
carnivores sont en général nettement sous-exploitées. Une intensification
importante de leurs captures doit permettre non seulement d’accroftre le
tonnage total pêché, mais encore d’accroître indirectement le tonnage de
poissons nobles dans les captures. En fait, le nombre s’accroît maintenant
constamment, d’états qui suppriment sur leurs eaux toutes mesures de
protection pour les espèces non prédatrices (Beckman, 1941, 1943 ;
Eschmeyer, 1946; Bennet, 1947; Cooper et Christensen, 1951;
Klingbiel, 1953). Il est vraisemblable que cette sous-exploitation est également la caractéristique fréquente des espèces non carnivores à forte résilience
peuplant les grandes nappes d’eau tropicales peu profondes et à forte végétation littorale.
Sur des lacs tropicaux relativement profonds, comme le Lac Nyassa, des
facteurs nouveaux interviennent. Des espèces carnivores de grande taille se
tiennent de préférence dans les fonds et au milieu du lac, où elles sont peu
vulnérables aux engins de pêche encore primitifs des indigènes. Leur grande
taille fait qu’elles sont en outre plus dilliciles à partager qu’un lot de petits
poissons et également plus difficiles à conserver par séchage ou fumage. Ces
espèces ne sont donc pratiquement pas exploitées. Ajoutons qu'aux carnassiers poissons il faut souvent ajouter cormorans, pélicans et crocodiles qui
ne passent pas pour avoir modeste appétit. Dans de telles conditions, malgrc
leur forte résilience, les « tilapias de bord । n'arrivent pas à étaler les prélèvements des prédateurs et les pêches des indigènes pratiquées à la seine
sur les bords du lac. Par contre les « tilapias de pleine eau » et les carnassiers
sont sous-exploités (Lowe, 1952).
Lorsque l’on se trouve en face de pêches, ou plutôt de destructions systématiques du poisson, par détournement et assèchement de cours d'eau,
comme cela se pratique sur le Haut-Niger, l'importance de tous les autres
facteurs passe au deuxième plan, le poisson n'ayant plus aucune défense.
Ainsi s’explique l’existence de stocks misérables, surexploités, dans des
milieux qui seraient cependant susceptibles d'entretenir «les stocks beau
coup plus importants (Welman, 1948).
En général les grands migrateurs anadromes ne donnent pas lieu en pleine
mer à des captures abusives. Par contre, iis se trouvent particulièrement
exposés à des pêches abusives lorsqu’ils pénètrent, en groupes parfois importants, dans des cours d’eau de faible largeur. Lorsqu'il s'agit d'espèces qui
