POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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sinon de façon intensive vu l’immensité des plans d’eau à repeupler, les
etudes faites arrivent, semble-t-il, à la même conclusion : contrairement aux
impressions d’autrefois, à ces déversements importants ne correspond aucune
amélioration de la pèche, il y a même plutôt corrélation inverse, les moins
bonnes années correspondant aux déversements les plus importants. En fait,
dans ces immenses plans d'eau américains, la pollution a peu de chances de
détériorer les conditions biologiques sur les frayères, et la fécondation naturelle soutient une fois de plus avantageusement la comparaison avec la
fécondation artificielle (Van Oosten, 1937 ( * ), 1942; Miller, 1946).
Pour les lacs européens, de bien moindre étendue, il est possible d’y pratiquer une pisciculture beaucoup plus intensive (2 000 alevins en moyenne a
l’hectare en Suisse contre une centaine dans les Grands Lacs américains).
S'il existe un avantage réel à l'actif de la fécondation artificielle et de l'alevinage, celui-ci a donc plus de chances de se faire sentir.
Pour ce qui est des repeuplements à base de géniteurs véritablement
autochtones, on ne peut guère se baser que sur le lac de Neuchâtel, l’un des
rares, sinon le seul où n’aient pas été faites d'importations de corégones
d'autres lacs. Vouga (1941) a signalé, statistiques de 1917 à 1940 à l'appui,
que la pèche de la palée, corégone de bord dont on fait la pisciculture, donne
corégone de fond, qui fraye librement, a donné des rendements allant sans
cesse en augmentant. Successeur de Vouga, Quartier (1954) précise que,
dans cet excellent lac, les corégones représentent environ 70 pour cent de
la pêche totale, mais qu'il est jusqu'à présent impossible de préciser la part
de la pisciculture dans les captures. Pour la préciser il faudrait continuer a
se livrer à une pisciculture intensive, mais de façon discontinue, et étudier
l'importance relative dans les captures des classes d'âges provenant des
années avec pisciculture intensive et des années sans aucune pisciculture.
Dans la plupart des lacs à corégones européens, où ont été introduites
des variétés provenant d’autres lacs, il est bien dillicile de préciser le degré
de pureté ou de métissage des variétés de corégones en face desquelles nous
nous trouvons à l’heure actuelle. Pour certains, comme le lac de Constance,
il semble qu’il n'y ait aucune corrélation entre l’importance des déversements
d'alevins et celle des captures. Dans d’autres lacs, dont la richesse en oxygène
des zones de fraye des corégones n'est plus qu'un souvenir, ou est en voie
de disparition, les stocks de corégones ont pu être maintenus ou même réintroduits artificiellement avec plein succès. C’est le cas en Suisse des lacs
de Zurich, de Morat, de Waldech et de Bienne. Dans ce dernier les déversements atteignent 8 000 alevins à l'hectare, et le rendement de la pêche a
doublé de 1949 à 1953. Sur ces lacs, sans possibilité de fraye naturelle, le
nombre de corégones capturés représente 0,2 à 0,4 pour cent du nombre
(1) Même résultat pour les repeuplements en walleye et lake trout.
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sinon de façon intensive vu l’immensité des plans d’eau à repeupler, les
etudes faites arrivent, semble-t-il, à la même conclusion : contrairement aux
impressions d’autrefois, à ces déversements importants ne correspond aucune
amélioration de la pèche, il y a même plutôt corrélation inverse, les moins
bonnes années correspondant aux déversements les plus importants. En fait,
dans ces immenses plans d'eau américains, la pollution a peu de chances de
détériorer les conditions biologiques sur les frayères, et la fécondation naturelle soutient une fois de plus avantageusement la comparaison avec la
fécondation artificielle (Van Oosten, 1937 ( * ), 1942; Miller, 1946).
Pour les lacs européens, de bien moindre étendue, il est possible d’y pratiquer une pisciculture beaucoup plus intensive (2 000 alevins en moyenne a
l’hectare en Suisse contre une centaine dans les Grands Lacs américains).
S'il existe un avantage réel à l'actif de la fécondation artificielle et de l'alevinage, celui-ci a donc plus de chances de se faire sentir.
Pour ce qui est des repeuplements à base de géniteurs véritablement
autochtones, on ne peut guère se baser que sur le lac de Neuchâtel, l’un des
rares, sinon le seul où n’aient pas été faites d'importations de corégones
d'autres lacs. Vouga (1941) a signalé, statistiques de 1917 à 1940 à l'appui,
que la pèche de la palée, corégone de bord dont on fait la pisciculture, donne
cesse en augmentant. Successeur de Vouga, Quartier (1954) précise que,
dans cet excellent lac, les corégones représentent environ 70 pour cent de
la pêche totale, mais qu'il est jusqu'à présent impossible de préciser la part
de la pisciculture dans les captures. Pour la préciser il faudrait continuer a
se livrer à une pisciculture intensive, mais de façon discontinue, et étudier
l'importance relative dans les captures des classes d'âges provenant des
années avec pisciculture intensive et des années sans aucune pisciculture.
Dans la plupart des lacs à corégones européens, où ont été introduites
des variétés provenant d’autres lacs, il est bien dillicile de préciser le degré
de pureté ou de métissage des variétés de corégones en face desquelles nous
nous trouvons à l’heure actuelle. Pour certains, comme le lac de Constance,
il semble qu’il n'y ait aucune corrélation entre l’importance des déversements
d'alevins et celle des captures. Dans d’autres lacs, dont la richesse en oxygène
des zones de fraye des corégones n'est plus qu'un souvenir, ou est en voie
de disparition, les stocks de corégones ont pu être maintenus ou même réintroduits artificiellement avec plein succès. C’est le cas en Suisse des lacs
de Zurich, de Morat, de Waldech et de Bienne. Dans ce dernier les déversements atteignent 8 000 alevins à l'hectare, et le rendement de la pêche a
doublé de 1949 à 1953. Sur ces lacs, sans possibilité de fraye naturelle, le
nombre de corégones capturés représente 0,2 à 0,4 pour cent du nombre
(1) Même résultat pour les repeuplements en walleye et lake trout.
