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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
d’autant plus grandes que les déversements sont plus massifs et que ces
pertes sont surtout importantes peu après le déversement. Conclusion confirmée par Hult et Johnels (1949) qui enregistrèrent, dans les premières
24 heures, une perte de 11 pour cent par prédation des perches sur un déversement d’alevins de saumons. Conclusions confirmées également par Surber
et Aikens (1932), qui précisent que la truite arc-en-ciel se répartit plus rapidement en aval qu’en amont, alors que la truite commune et l'omble de
fontaine ont au contraire tendance à se répartir davantage en amont.
Charge
(nombre)
Pourcentage
de survie
Longueur moyenne
des alevins
survivants
(en millimètres)
J.ot 1.....................................................
1 000
15
65
Lot 2.....................................................
333
21
,0
Lot 3......................................................
lit
44,2
73,3
Write observe en outre :
(1) que les alevins sont sédentaires, chacun à leur poste de chasse. Ils
s’attaquent pratiquement à toute proie passant à moins de 15 centimètres
d’eux et à une partie de celles passant à une distance de 15 à 30 centimètres.
Cette aire de chasse s’étend évidemment avec l’âge ;
(2) que la nuit, les alevins quittent leur poste de chasse pour venir sur
les bords, dans les endroits calmes, où ils se reposent sur le fond sans mouvement.
En général, truites et truitelles ne mangent pas d’alevins de truite le
jour. La nuit, truites et truitelles chassent dans le courant : les alevins n’y
sont pas. Si un déversement d’alevins est fait en eau calme, les alevins restent
groupés en masse dans ce secteur calme où bon nombre sont capturés par
les anguilles (Write, 1933). Si une anguille ou un autre importun effraie
cette masse d’alevins, elle se disperse momentanément. Une partie passe
dans le courant où un certain nombre sont alors, de nuit, capturés par les
truites et truitelles en chasse. Ce non cannibalisme de la truite, en eau libre,
dans les conditions normales, même dans les zones de frayères très riches en
alevins, est confirmé par les analyses stomacales de Leonard (1938).
Ces résultats de Write sont d’une importance capitale car ils montrent ce qu'il faut éviter lors d'un repeuplement par déversement d’alevins : surcharge générale des cours d’eau à repeupler, surcharge locale par
déversement d'un grand nombre d'alevins au même endroit, déversement en
eau calme. Si on ne les évite pas, le taux de survie peut ne pas dépasser
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
d’autant plus grandes que les déversements sont plus massifs et que ces
pertes sont surtout importantes peu après le déversement. Conclusion confirmée par Hult et Johnels (1949) qui enregistrèrent, dans les premières
24 heures, une perte de 11 pour cent par prédation des perches sur un déversement d’alevins de saumons. Conclusions confirmées également par Surber
et Aikens (1932), qui précisent que la truite arc-en-ciel se répartit plus rapidement en aval qu’en amont, alors que la truite commune et l'omble de
fontaine ont au contraire tendance à se répartir davantage en amont.
Charge
(nombre)
Pourcentage
de survie
Longueur moyenne
des alevins
survivants
(en millimètres)
J.ot 1.....................................................
1 000
15
65
Lot 2.....................................................
333
21
,0
Lot 3......................................................
lit
44,2
73,3
Write observe en outre :
(1) que les alevins sont sédentaires, chacun à leur poste de chasse. Ils
s’attaquent pratiquement à toute proie passant à moins de 15 centimètres
d’eux et à une partie de celles passant à une distance de 15 à 30 centimètres.
Cette aire de chasse s’étend évidemment avec l’âge ;
(2) que la nuit, les alevins quittent leur poste de chasse pour venir sur
les bords, dans les endroits calmes, où ils se reposent sur le fond sans mouvement.
En général, truites et truitelles ne mangent pas d’alevins de truite le
jour. La nuit, truites et truitelles chassent dans le courant : les alevins n’y
sont pas. Si un déversement d’alevins est fait en eau calme, les alevins restent
groupés en masse dans ce secteur calme où bon nombre sont capturés par
les anguilles (Write, 1933). Si une anguille ou un autre importun effraie
cette masse d’alevins, elle se disperse momentanément. Une partie passe
dans le courant où un certain nombre sont alors, de nuit, capturés par les
truites et truitelles en chasse. Ce non cannibalisme de la truite, en eau libre,
dans les conditions normales, même dans les zones de frayères très riches en
alevins, est confirmé par les analyses stomacales de Leonard (1938).
Ces résultats de Write sont d’une importance capitale car ils montrent ce qu'il faut éviter lors d'un repeuplement par déversement d’alevins : surcharge générale des cours d’eau à repeupler, surcharge locale par
déversement d'un grand nombre d'alevins au même endroit, déversement en
eau calme. Si on ne les évite pas, le taux de survie peut ne pas dépasser
