POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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en conséquence successivement : les repeuplements par oeufs ou par jeunes
alevins, les repeuplements en alevins nourris, les repeuplements en sujets
d’un été, puis les repeuplements en sujets adolescents.
10.044,0. Repeuplements par œufs ou par jeunes alevins
Les expériences sur les rendements de ces repeuplements sont très peu
nombreuses vu leurs difficultés, car dans I état de nos connaissances nous
sommes dans 1 impossibilité pratique de marquer des œufs, ou des alevins à
la résorption de la vésicule, sans les abîmer.
Nous devons l'essentiel de nos connaissances sur ce sujet aux travaux de
White (1924, 1927 et 1930), de Foerster (1938), et Kicker et Foerster
(1948) et de McCrimmon (1950).
White (1924) déverse 5 000 alevins d’omble de fontaine en un seul
point dans Gunstone Creek le 15 juin. Les points extrêmes de dispersion des
alevins atteignent 200 mètres en 4 jours, 350 mètres en 6 jours, 650 mètres
en 1 mois (450 mètres à l’aval, 200 mètres à l’amont). Après repêchage à la
seine, au bout de 3 mois, le taux de survie était de 4 pour cent.
La nuit suivant le déversement, une truitelle de 9 centimètres avait
8 alevins dans l’estomac.
Dans Buk Creek, un autre lot de 5 000 alevins d’omble de fontaine est
mis à l’eau en un seul point de déversement. 15 jours après, leur dispersion
ne dépasse pas 25 mètres. Après repêchage à la seine, au bout de 3 mois,
le taux de survie était de 30,5 pour cent. Différence d'avec la première expérience que White explique par le fait que Buck Creek contenait moins de
poissons prédateurs que Gunstone Creek.
White (1927), dans Forbes Brook. sur des déversements encore massifs
d’alevins d’omble de fontaine de 3,9 centimètres, enregistre au bout de 3 mois
des survies de 27,5 pour cent et 28,8 pour cent. Dans la troisième section de
son ruisseau expérimental contenant des alevins de t ruites sauvages, en petits
nombre il est vrai (10), il enregistre au bout de 3 mois une survie comparée
de 36,7 pour cent pour ces alevins de repeuplement mesurant alors 5,7 à 6,4 centimètres, contre 90 pour cent pour les alevins sauvages mesurant 8,76 centimètres. (Première observation sur l'infériorité de la survie en eaux libres des
poissons d'élevage par rapport aux poissons sauvages.)
White (1930) aménage 3 sections du ruisseau Forbes Brook, de 50 mètres
de long chacune, et contenant chacune 20 truitelles d'un an. 10 truites de
2 ans, 5 de 3 ans et 200 épinoches. Ces sections reçoivent respectivement
I 000, 333 et 111 alevins (encore déversement massif). La mise à sec au
bout de 3 mois donne les résultats portés au tableau de la page suivante.
Les densités relatives, qui au déversement étaient de 9. 3, 1, deviennent
au bout de 3 mois : 15, 7, 5. Encore faut-il tenir compte du fait que chiffrée
à l’âge adulte la différence de survie sera vraisemblablement plus grande,
car les alevins les plus forts devraient normalement bénéficier d'un meilleur
taux de survie. White en conclut que les pertes par cannibalisme sont
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