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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
remarquable. Il faut noter que les premiers retours à cette pisciculture
datent déjà de quelque cinquante ans, mais le pourcentage de retour était
alors si faible qu'il correspondait à la condamnation du principe même de la
pisciculture du saumon ; on préféra n’en pas parler. Ce n’est que depuis la
mise au point récente de nourritures complètes et équilibrées, tant en principes
nutritifs qu’en vitamines diverses et facteur H, que le pourcentage de retour,
presque nul au début, parvint jusqu’au chiffre de 0,13 pour cent.
Un deuxième stock artificiel de fall chinook a été créé également à la
pisciculture de « Little White Salmon River ».
Un troisième stock artificiel, de saumons coho, Oncorhynchus kisutch, a
été créé récemment à la pisciculture de l’École des Pêcheries de Seattle
située sur la baie « Union ». Ce dernier est d’autant plus intéressant que la
pisciculture n’est pas alimentée par une source ou un ruisseau mais par
pompage de l’eau même de la baie. Les saumons adultes remontent dans la
pisciculture par une petite échelle ayant un débit de quelque 70 litres/seconde
seulement (Van Cleve, 1952).
Les notions à retenir de ces expériences spectaculaires semblent être les
suivantes :
(1) Retour extrêmement précis au lieu même où s’est passée la première
jeunesse (y compris la plus grande partie de la vie embryonnaire) ;
(2)
Aucun « appel » par un débit d’eau notoire n’a été nécessaire ;
(3) Il suffit d’un nourrissage de deux ou trois mois avec une nourriture
artificielle ordinaire (rate, foie), non équilibrée en vitamines et facteur H,
pour faire tomber les taux de survie ultérieure et de retour à un niveau si bas
qu'ils entravent l’établissement d’un tel stock. Ne récoltant même pas la
semence on ne peut prétendre maintenir le stock, même par la pisciculture,
sans importation continue d’œufs de l’extérieur. La nourriture habituelle au
foie de bœuf donnait cependant d’excellents résultats tant au point de
vue croissance que survie, en pisciculture. C’est à plus longue échéance,
après déversement en eaux sauvages, que les déficiences alimentaires se sont
fait sentir.
Maintenues de générations en générations grâce à la fécondation artificielle et à un élevage en pisciculture ces réalisations ne peuvent être inscrites
à l’actif des acclimatations proprement dites, bien qu’elles puissent ouvrir
pour ces dernières de nouvelles perspectives d’avenir.
10.044. Age préférentiel pour les sujets destinés aux repeuplements proprement dits
Réserve faite des discussions basées sur des impressions dépourvues de
tout support réel, il est nécessaire, sur le plan pratique de cet ouvrage, de
dégager, fût-ce de façon provisoire, les conclusions à retenir des expériences
sur le rendement des repeuplements en sujets d’âges divers, et cela compte
tenu des notions exposées aux paragraphes précédents. Nous examinerons
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
remarquable. Il faut noter que les premiers retours à cette pisciculture
datent déjà de quelque cinquante ans, mais le pourcentage de retour était
alors si faible qu'il correspondait à la condamnation du principe même de la
pisciculture du saumon ; on préféra n’en pas parler. Ce n’est que depuis la
mise au point récente de nourritures complètes et équilibrées, tant en principes
nutritifs qu’en vitamines diverses et facteur H, que le pourcentage de retour,
presque nul au début, parvint jusqu’au chiffre de 0,13 pour cent.
Un deuxième stock artificiel de fall chinook a été créé également à la
pisciculture de « Little White Salmon River ».
Un troisième stock artificiel, de saumons coho, Oncorhynchus kisutch, a
été créé récemment à la pisciculture de l’École des Pêcheries de Seattle
située sur la baie « Union ». Ce dernier est d’autant plus intéressant que la
pisciculture n’est pas alimentée par une source ou un ruisseau mais par
pompage de l’eau même de la baie. Les saumons adultes remontent dans la
pisciculture par une petite échelle ayant un débit de quelque 70 litres/seconde
seulement (Van Cleve, 1952).
Les notions à retenir de ces expériences spectaculaires semblent être les
suivantes :
(1) Retour extrêmement précis au lieu même où s’est passée la première
jeunesse (y compris la plus grande partie de la vie embryonnaire) ;
(2)
Aucun « appel » par un débit d’eau notoire n’a été nécessaire ;
(3) Il suffit d’un nourrissage de deux ou trois mois avec une nourriture
artificielle ordinaire (rate, foie), non équilibrée en vitamines et facteur H,
pour faire tomber les taux de survie ultérieure et de retour à un niveau si bas
qu'ils entravent l’établissement d’un tel stock. Ne récoltant même pas la
semence on ne peut prétendre maintenir le stock, même par la pisciculture,
sans importation continue d’œufs de l’extérieur. La nourriture habituelle au
foie de bœuf donnait cependant d’excellents résultats tant au point de
vue croissance que survie, en pisciculture. C’est à plus longue échéance,
après déversement en eaux sauvages, que les déficiences alimentaires se sont
fait sentir.
Maintenues de générations en générations grâce à la fécondation artificielle et à un élevage en pisciculture ces réalisations ne peuvent être inscrites
à l’actif des acclimatations proprement dites, bien qu’elles puissent ouvrir
pour ces dernières de nouvelles perspectives d’avenir.
10.044. Age préférentiel pour les sujets destinés aux repeuplements proprement dits
Réserve faite des discussions basées sur des impressions dépourvues de
tout support réel, il est nécessaire, sur le plan pratique de cet ouvrage, de
dégager, fût-ce de façon provisoire, les conclusions à retenir des expériences
sur le rendement des repeuplements en sujets d’âges divers, et cela compte
tenu des notions exposées aux paragraphes précédents. Nous examinerons
