POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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(4) Conditions de vie artificielles qui n’obligent pas la truite à rechercher
sa nourriture ;
(5) Absence de prédateurs. D’où ensuite inaptitude à savoir se défendre
contre eux ;
(6) Température de l'eau presque constante n’habituant pas les truites
aux variations beaucoup plus fortes qu’elles trouveront en rivières, surtout
dans les régions à climats rigoureux ;
(7) Dégénérescence des géniteurs par domestication de plus en plus
poussée, de génération en génération ;
(8) Sélection artificielle faite en vue de la rapidité de croissance, du
nombre d’œufs, et d'autres caractéristiques qui ne correspondent pas nécessairement aux qualités que doit avoir la truite pour se défendre en rivière ;
(9)
Absence relative de nourriture vivante ;
(10) Méthodes de transport et d’immersion pour lesqueDes on en est
encore au stade des idées et non des données techniques sérieuses (trop
souvent génératrices de « fatigue »).
Les travaux de Vibert (1956 a) ont montré par ailleurs que les alevins
de truites et de saumons, du seul fait de leur incubation artificielle en pisciculture, au lieu et place d’une incubation sous graviers, étaient dotés d’une
bien moins grande résistance au courant, aux températures extrêmes et aux
prédateurs qui paraissent être les principales causes de mortalité de ces
espèces dans la nature.
La création récente, dans l’État de Washington (U.S.), de trois stocks
artificiels de saumons met de son côté en lumière et la précision du « homing
et l’influence de nourritures mal équilibrées, générâtrices de mortalités à
long terme telles que le homing n’existe pratiquement plus.
Premier en date, le stock de « Spring Hatehery », sur les bords du Columbia,
est constitué de fall chinook, Oncorhynchus tschawylscha. Celte pisciculture
est alimentée par une source dont tout le débit, après avoir été employé,
s’écoule au Columbia par un canal d'évacuation d'environ un mètre «le large,
pour un débit approximatif de 200 litres/secondes. Les alevins furent libères
après avoir été nourris pendant trois mois dans les bassins de la pisciculture.
Ils dévalèrent dans le Columbia par le canal d’évacuation. Trois ans et demi
après les adultes, âgés de quatre ans, remontaient dans les bassins de la
pisciculture par le canal d’évacuation. A l’automne 1951, leur nombre
s’éleva à 13 000. Les bassins n'étant pas assez grands pour les contenir, il
fallut fermer les grilles et faire de la place en sacrifiant les saumons pour prélever les œufs. Pendant ce temps, le reste du stock croisait dans le Columbia,
devant la pisciculture, attendant l'ouverture du canal d'évacuation. A
13 000 géniteurs, correspondent, pour le Columbia. 26 000 captures environ
pour les pêcheurs. Ces 13 000 géniteurs correspondent à un pourcentage de
retour de 0,13 pour cent par rapport au nombre d'alevins libérés, ce qui est
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(4) Conditions de vie artificielles qui n’obligent pas la truite à rechercher
sa nourriture ;
(5) Absence de prédateurs. D’où ensuite inaptitude à savoir se défendre
contre eux ;
(6) Température de l'eau presque constante n’habituant pas les truites
aux variations beaucoup plus fortes qu’elles trouveront en rivières, surtout
dans les régions à climats rigoureux ;
(7) Dégénérescence des géniteurs par domestication de plus en plus
poussée, de génération en génération ;
(8) Sélection artificielle faite en vue de la rapidité de croissance, du
nombre d’œufs, et d'autres caractéristiques qui ne correspondent pas nécessairement aux qualités que doit avoir la truite pour se défendre en rivière ;
(9)
Absence relative de nourriture vivante ;
(10) Méthodes de transport et d’immersion pour lesqueDes on en est
encore au stade des idées et non des données techniques sérieuses (trop
souvent génératrices de « fatigue »).
Les travaux de Vibert (1956 a) ont montré par ailleurs que les alevins
de truites et de saumons, du seul fait de leur incubation artificielle en pisciculture, au lieu et place d’une incubation sous graviers, étaient dotés d’une
bien moins grande résistance au courant, aux températures extrêmes et aux
prédateurs qui paraissent être les principales causes de mortalité de ces
espèces dans la nature.
La création récente, dans l’État de Washington (U.S.), de trois stocks
artificiels de saumons met de son côté en lumière et la précision du « homing
et l’influence de nourritures mal équilibrées, générâtrices de mortalités à
long terme telles que le homing n’existe pratiquement plus.
Premier en date, le stock de « Spring Hatehery », sur les bords du Columbia,
est constitué de fall chinook, Oncorhynchus tschawylscha. Celte pisciculture
est alimentée par une source dont tout le débit, après avoir été employé,
s’écoule au Columbia par un canal d'évacuation d'environ un mètre «le large,
pour un débit approximatif de 200 litres/secondes. Les alevins furent libères
après avoir été nourris pendant trois mois dans les bassins de la pisciculture.
Ils dévalèrent dans le Columbia par le canal d’évacuation. Trois ans et demi
après les adultes, âgés de quatre ans, remontaient dans les bassins de la
pisciculture par le canal d’évacuation. A l’automne 1951, leur nombre
s’éleva à 13 000. Les bassins n'étant pas assez grands pour les contenir, il
fallut fermer les grilles et faire de la place en sacrifiant les saumons pour prélever les œufs. Pendant ce temps, le reste du stock croisait dans le Columbia,
devant la pisciculture, attendant l'ouverture du canal d'évacuation. A
13 000 géniteurs, correspondent, pour le Columbia. 26 000 captures environ
pour les pêcheurs. Ces 13 000 géniteurs correspondent à un pourcentage de
retour de 0,13 pour cent par rapport au nombre d'alevins libérés, ce qui est
