436
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
laison plus longues et plus diffuses se composent d’individus plus âgés. La
généralité des échecs enregistrés sur toutes les espèces, le fait que le seul succès
enregistré ait suivi un déversement massif (Calderwood, 1931) sembleraient
cependant indiquer que c’est bien aux mortalités anticompensatrices qu’il
faut attribuer une très grande part des responsabilités des échecs enregistrés dans la tentative d’acclimatation des saumons.
10.042,2. Taux de survie
Les truites d’élevage une fois déversées en eau libre seraient, suivant le
travail de synthèse de Schuck (1948), dotées d’une survie inférieure à celle
des truites sauvages. Le fait n’est cependant pas général (Adelman et
Bingham, 1955), ce qui ne doit pas surprendre étant donné que les expériences
ont porté d’une part sur des truites d’élevage dont la rusticité intrinsèque pouvait être fort variable, d’autre part sur des truites sauvages qui étaient tantôt
« résidentes», tantôt introduites dans le secteur expérimental (10.011,02).
i
10.042,3. Taux de capture par les pêcheurs
Shetter (1950), rend compte de deux expériences où les résultats sont
chiffrés en pourcentage de retour au panier par rapport au nombre de jeunes
ombles de fontaine déversés :
Première
Deuxième
expérience
expérience
Ombles de fontaine d’élevage............ 0,50 pour cent 1,29 pour cent
Ombles de fontaine sauvages.............
2,60
—
5,00
—
10.043. Raisons possibles de l'infériorité du taux de survie, en
eaux libres, des sujets d'élevage
La faiblesse relative du taux de survie après déversement, en eau libre,
des truites et saumons d’élevage, comparé à celui des sujets sauvages
« résidant » dans le secteur, peut être attribuée à trois ordres de facteurs :
(A) absence de sélection naturelle dans les piscicultures (10.011,00) ; (B) fatigue due au transport, à l’immersion ou à l’absence d’abris dans les secteurs
repeuplés (10.011,02) ; (C) réduction de la rusticité intrinsèque des sujets de
repeuplement par suite de pratiques d’élevage défectueuses (10.011,01).
Ces pratiques défectueuses ont fait l’objet d’une énumération par
Schuck (1948) :
(1) Trop grand pourcentage de graisses et d’hydrocarbones dans la nourriture qui amène une dégénérescence graisseuse du pancréas (Hess, 1935);
(2) Suralimentation en pisciculture pour avoir une croissance plus rapide
qui, entre autres choses, peut amener également une dégénérescence graisseuse du pancréas (Hess, 1935 ; McCay, 1933) ;
(3)
Manque d'exercice qui produit aussi le même effet (Hess, 1935) ;
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
laison plus longues et plus diffuses se composent d’individus plus âgés. La
généralité des échecs enregistrés sur toutes les espèces, le fait que le seul succès
enregistré ait suivi un déversement massif (Calderwood, 1931) sembleraient
cependant indiquer que c’est bien aux mortalités anticompensatrices qu’il
faut attribuer une très grande part des responsabilités des échecs enregistrés dans la tentative d’acclimatation des saumons.
10.042,2. Taux de survie
Les truites d’élevage une fois déversées en eau libre seraient, suivant le
travail de synthèse de Schuck (1948), dotées d’une survie inférieure à celle
des truites sauvages. Le fait n’est cependant pas général (Adelman et
Bingham, 1955), ce qui ne doit pas surprendre étant donné que les expériences
ont porté d’une part sur des truites d’élevage dont la rusticité intrinsèque pouvait être fort variable, d’autre part sur des truites sauvages qui étaient tantôt
« résidentes», tantôt introduites dans le secteur expérimental (10.011,02).
i
10.042,3. Taux de capture par les pêcheurs
Shetter (1950), rend compte de deux expériences où les résultats sont
chiffrés en pourcentage de retour au panier par rapport au nombre de jeunes
ombles de fontaine déversés :
Première
Deuxième
expérience
expérience
Ombles de fontaine d’élevage............ 0,50 pour cent 1,29 pour cent
Ombles de fontaine sauvages.............
2,60
—
5,00
—
10.043. Raisons possibles de l'infériorité du taux de survie, en
eaux libres, des sujets d'élevage
La faiblesse relative du taux de survie après déversement, en eau libre,
des truites et saumons d’élevage, comparé à celui des sujets sauvages
« résidant » dans le secteur, peut être attribuée à trois ordres de facteurs :
(A) absence de sélection naturelle dans les piscicultures (10.011,00) ; (B) fatigue due au transport, à l’immersion ou à l’absence d’abris dans les secteurs
repeuplés (10.011,02) ; (C) réduction de la rusticité intrinsèque des sujets de
repeuplement par suite de pratiques d’élevage défectueuses (10.011,01).
Ces pratiques défectueuses ont fait l’objet d’une énumération par
Schuck (1948) :
(1) Trop grand pourcentage de graisses et d’hydrocarbones dans la nourriture qui amène une dégénérescence graisseuse du pancréas (Hess, 1935);
(2) Suralimentation en pisciculture pour avoir une croissance plus rapide
qui, entre autres choses, peut amener également une dégénérescence graisseuse du pancréas (Hess, 1935 ; McCay, 1933) ;
(3)
Manque d'exercice qui produit aussi le même effet (Hess, 1935) ;
