POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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issus (les repeuplements sont revenus (partiellement) à leur bassin fluvial
d’origine, l’ont remonté, se sont reproduits sur les gravières d’amont et ont
donné une descendance qui les a remplacés. Sur d'autres points le premier
temps seulement du cycle a été obtenu : des adultes sont revenus à l'estuaire
du bassin fluvial où ils avaient été déversés. Ce résultat partiel a été constate
sur des sujets provenant de déversements opérés tant à l’état d'œufs fraîchement fécondés, que d’œufs embryonnés, d’alevins, de fingerlings et même de
smolts [Foerster, 1936, 1938; Write, 1936 et Royal ( * )]. Ce point montre
que l’âge des sujets à la transplantation ne peut être considère comine un
facteur conditionnant entièrement et à lui seul le retour ou le non retour à
l’estuaire, ce qui ne préjuge d’ailleurs pas de son influence sur le pourcentage
de ces retours.
Deux observations importantes sont sur ce point à retenir de l’acclima
tation du saumon acquise en Nouvelle-Zélande : (a) La population de retour
de saumons chinook ne revint pas uniquement, ou presque, à sa rivière d’origine la Vaitaki, mais se dispersa en proportion importante dans les bassins
fluviaux avoisinants ; (b) la population de saumons atlantiques issus des
déversements dans la rivière Vaiau donna naissance à des saumons sédentaires
qui limitèrent leur migration à un voyage entre cette rivière et le lac Te Anau
qu’elle traverse (Hefford, 1929 ; Calderwood, 1931 ; Parrot. 1932). Dans
les conditions où la transplantation a été opérée en Nouvelle-Zélande il faut
donc admettre, outre une mortalité importante, mais loin d’être totale, que
l’instinct d’avalaison à la mer et l’instinct du retour à la rivière d’enfance
ont été ou amoindris ou faussés.
Mortalités anticompensatrices. — Nous avons vu que selon New e (1953),
les fluctuations de densité de diverses espèces, et des saumons en particulier, se trouveraient dépendre en bonne part des mortalités dites anticompensatrices, exagérâtrices, ou inversement dépendantes de la densité
(6.151,1). Dans son exemple, relatif à la courte et massive avalaison des
alevins de saumons pink et chum du McClinlon creek. Neave montre que
les poissons prédateurs fréquentant l’estuaire détruisent un pourcentage
de jeunes saumons d’autant plus grand que leur nombre est faible : 5 pour
cent seulement pour une ponte de 139 500 000 œufs contre 86.2 pour cent
pour une ponte de 8 500 000 œufs. Neave en conclut qu'une acclimatation
de saumons pink et chum dans une rivière ne peut avoir normalement
quelques chances de succès qu’à la condition : (1) que les poissons prédateurs
n’y soient pas trop nombreux ; (2) que l'importance du repeuplement artificiel soit telle qu’elle corresponde au minimum à la ponte d'un large contingent
normal de géniteurs sauvages (ce qui est difficile, sinon impossible a réaliser).
Ces conclusions concernent, nous l'avons vu, les saumons pink et chum
dont la migration d’avalaison. courte et massive, se compose de jeunes
alevins venant d’émerger des frayères. Elles ne sauraient être extrapolée»
les yeux fermés aux autres espèces de saumons, dont les migrations d avait) Correspondance 1952.
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issus (les repeuplements sont revenus (partiellement) à leur bassin fluvial
d’origine, l’ont remonté, se sont reproduits sur les gravières d’amont et ont
donné une descendance qui les a remplacés. Sur d'autres points le premier
temps seulement du cycle a été obtenu : des adultes sont revenus à l'estuaire
du bassin fluvial où ils avaient été déversés. Ce résultat partiel a été constate
sur des sujets provenant de déversements opérés tant à l’état d'œufs fraîchement fécondés, que d’œufs embryonnés, d’alevins, de fingerlings et même de
smolts [Foerster, 1936, 1938; Write, 1936 et Royal ( * )]. Ce point montre
que l’âge des sujets à la transplantation ne peut être considère comine un
facteur conditionnant entièrement et à lui seul le retour ou le non retour à
l’estuaire, ce qui ne préjuge d’ailleurs pas de son influence sur le pourcentage
de ces retours.
Deux observations importantes sont sur ce point à retenir de l’acclima
tation du saumon acquise en Nouvelle-Zélande : (a) La population de retour
de saumons chinook ne revint pas uniquement, ou presque, à sa rivière d’origine la Vaitaki, mais se dispersa en proportion importante dans les bassins
fluviaux avoisinants ; (b) la population de saumons atlantiques issus des
déversements dans la rivière Vaiau donna naissance à des saumons sédentaires
qui limitèrent leur migration à un voyage entre cette rivière et le lac Te Anau
qu’elle traverse (Hefford, 1929 ; Calderwood, 1931 ; Parrot. 1932). Dans
les conditions où la transplantation a été opérée en Nouvelle-Zélande il faut
donc admettre, outre une mortalité importante, mais loin d’être totale, que
l’instinct d’avalaison à la mer et l’instinct du retour à la rivière d’enfance
ont été ou amoindris ou faussés.
Mortalités anticompensatrices. — Nous avons vu que selon New e (1953),
les fluctuations de densité de diverses espèces, et des saumons en particulier, se trouveraient dépendre en bonne part des mortalités dites anticompensatrices, exagérâtrices, ou inversement dépendantes de la densité
(6.151,1). Dans son exemple, relatif à la courte et massive avalaison des
alevins de saumons pink et chum du McClinlon creek. Neave montre que
les poissons prédateurs fréquentant l’estuaire détruisent un pourcentage
de jeunes saumons d’autant plus grand que leur nombre est faible : 5 pour
cent seulement pour une ponte de 139 500 000 œufs contre 86.2 pour cent
pour une ponte de 8 500 000 œufs. Neave en conclut qu'une acclimatation
de saumons pink et chum dans une rivière ne peut avoir normalement
quelques chances de succès qu’à la condition : (1) que les poissons prédateurs
n’y soient pas trop nombreux ; (2) que l'importance du repeuplement artificiel soit telle qu’elle corresponde au minimum à la ponte d'un large contingent
normal de géniteurs sauvages (ce qui est difficile, sinon impossible a réaliser).
Ces conclusions concernent, nous l'avons vu, les saumons pink et chum
dont la migration d’avalaison. courte et massive, se compose de jeunes
alevins venant d’émerger des frayères. Elles ne sauraient être extrapolée»
les yeux fermés aux autres espèces de saumons, dont les migrations d avait) Correspondance 1952.
