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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
truites d'aval opèrent des déplacements importants pour aller frayer dans de
petits tributaires, c’est un fait reconnu, mais qui ne serait guère bénéfique,
selon Miller, étant donné : (1) qu’aucune avalaison de jeunes n’a encore
été mise en évidence (x) ; (2) que les petits tributaires d’amont sont déjà
surpeuplés.
Tant qu’il ne sera pas prouvé que les résultats fournis par Miller ne
concernent que de rares cas particuliers, il sera prudent de les considérer
comme valables.
10.042,11. Homing des saumons
10.042,110. Populations autochtones. — Chez les populations des saumons autochtones (2) le fait marquant est la persistance de leur attachement
à un territoire : le fait qu’après des périples en mer pouvant les conduire
bien au delà des limites de l’estuaire sous-marin de leur bassin fluvial d’origine,
le retour à la rivière d’origine, voire à l’affluent ou au secteur d’origine, constitue la règle générale (Calderwood, 1908; Alm, 1934; Davidson, 1934;
Bien, 1939; Dahl et Somme, 1936, 1937, 1938, 1942; Huntsman, 1942;
Pritchard, 1944 ; Vibert, 1953) ; alors que la divagation n’est à considérer que comme une exception (Huntsman, 1936 ; Otterstrôm, 1938 a :
Pritchard, 1939).
Comme pour la truite cutthroat la mémoire olfactive semble bien être
responsable du choix de la rivière ou de l’affluent d’origine une fois le poisson
arrivé à proximité de ces derniers (Hasler, 1954 ; Wisby et Hasler, 1954 ;
Brett et MacKinnon, 1954). Le mode de navigation des saumons loin de
leurs bases, de même que les conditions nécessaires au développement de cet
instinct de retour à la rivière d’origine, nous sont par contre encore totalement
inconnus.
10.042,111. Populations introduites. — Chez les populations de saumons
transplantées dans un nouveau bassin fluvial tout semble se passer comme si,
dans la très grande généralité des cas, cet instinct du retour à la rivière d’enfance se trouvait partiellement, voire totalement, perdu du fait de la transplantation, au point que, réserve faite de celles poursuivies en NouvelleZélande, les très nombreuses tentatives d’acclimatation de saumons se sont,
en fait, soldées par des échecs (Vibert, 1953 ; Ricker, 1954).
Ce défaut de retour est-il simplement le résultat de la perte de l’instinct
de retour ou des possibilités de navigation lui permettant de se manifester?
Est-il au contraire le résultat de la mortalité totale des populations de saumons introduites?
Affaiblissement du homing. — En Nouvelle-Zélande, et là seulement,
l'acclimatation du saumon peut être considérée comme acquise : les adultes
11) Au congrès de Vienne (1959) de la Société Internationale de Limnologie, Huet a signalé
la situation de petits affluents latéraux, où les jeunes truitelles de l’année dévalaient en totalité à la fin du printemps, vers la rivière principale.
(2) Ne provenant pas d’une introduction.
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