POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
4 pour cent au bout de 3 mois et quelque 0,5 pour cent au bout de deux
ans (Hobbs, 1948).
McCrimmon (1950), tentant de réintroduire le saumon atlantique dans
les tributaires du lac Ontario, déversa 40 000 alevins à la résorption de la
vésicule dans Duffin Creek et ses deux affluents supérieurs, à chacun des
printemps de 1944, 1945, 1946, 1947. Ces alevins, issus de géniteurs sauvages,
sont déversés scrupuleusement à raison de 1 alevin à chaque yard de cours
d’eau (0,914 mètre). Les contrôles de survie faits avec une senne à main,
récupérant un tiers du poisson présent dans chaque section, donnent des
résultats analogues pour chacune des quatre années :
10 à 14 pour cent de survie de l'immersion de printemps au mois d’octobre
suivant ;
7 à 9 pour cent de survie de l'immersion de printemps au mois d’octobre
McCrimmon nous apporte, de plus, des précisions capitales en mettant
en évidence que ces survies, variant en 3 ou 4 mois de 10 à 14 pour cent
d'une année à l’autre sur quelque 40 kilomètres de rivière, correspondent
en fait à des survies locales variant de 0 à 60 pour cent selon les caractéristiques des différentes sections de cours d'eau. Sur les graviers proches des
sources, aux eaux fraîches et limpides, correspond 60 pour cent de survie.
Au contraire, sur les secteurs aux eaux plus.chaudes, et surtout a fond plus
ou moins colmaté par le sable et la vase, correspond une survie nulle. Ces
précisions expliquent les discordances entre les différents auteurs. Elles
mettent aussi en évidence, qu’outre le degré de dispersion des alevins, le
succès d’un repeuplement sera conditionné en premier lieu par le choix des
emplacements d’immersion. On devra donc, selon l'auteur, rechercher les
eaux fraîches, les gravières propres, exemptes de sable et de vase, peu profondes. parcourues par un joli courant et voisines de rives ombragées.
Dans leur gigantesque expérience sur le saumon sockeye Oncorhynchus
nerka, de Cultus lake et de son affluent le Sweltzer, Foerster (1938) et
Ricker et Foerster (1948) établirent que les rendements finaux en saumons
étaient les mômes, que ceux-ci proviennent de la reproduction naturelle ou
de la capture totale des géniteurs avec immersion ultérieure, soit des œufs
embryonnés, soit des alevins à la résorption de la vésicule ( * ). Aussi extraordinaire que cette expérience paraisse encore aux non-initiés, elle est en
fait normale si l’on considère :
— que le taux de fécondation dans la reproduction naturelle n’est
pas inférieur à celui obtenu dans les meilleures fécondations artificielles :
Hobbs (1937, 1940, 1948), Cameron (1940), Cramer (1940). Jones et
Ring (1949), Briggs (1953).
(1) D’une discussion orale en août 1956, avec W. E. Rickkr un des auteurs résulte que, compte tenu des circonstances locales moins favorables pour les tests sur le rej>e.uplement par œufs, ce dernier doit être considéré comme ayant eu (toutes choses égales d ailleurs
un meilleur rendement que le repeuplement par alevins.
Précédent

- 468/752

Suivant