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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
forte résistance ambiante, Krokhin et Krogius (1937) donnent 13,6 pour
cent comme étant la moyenne des mortalités des saumons sockeye pour les
zones de faible mortalité et 80,25 pour cent comme moyenne des zones de
forte mortalité. Du travail fondamental de Hobbs (1948), il résulte qu’en
Nouvelle-Zélande, où l’ambiance est plus clémente, les pertes sur les pontes
de truite commune, réserve faite de celles susceptibles d’intervenir par suite
de surabondance de géniteurs sur les frayères, sont de l’ordre de :
Œufs non pondus ou non enfouis...............................
2,5 pour cent
Pertes dans la frayère sur les œufs ...........................
10,0
—
Pertes dans la frayère sur les alevins .......................
1,0
—
Sans attacher plus d’importance à un chiffre plutôt qu’à un autre il est
nécessaire de garder en mémoire que les mortalités embryonnaires et larvaires
sont beaucoup plus faibles qu’on ne le pensait pour les espèces dont les œufs
et les jeunes alevins bénéficient d’une protection efficace (6.151,4).
10.042. Comportement comparé, en eau libre, des sujets sauvages résidents et des sujets d’élevage
Ce n'est que tout récemment que les biologistes ont réussi à jeter quelque
lumière sur le comportement des sujets d’élevage une fois déversés dans un
plan d’eau sauvage (nous prendrons le cas d’un secteur de rivière) en regard
tant des sujets « résidant » dans une rivière que de sujets sauvages transplantés dans ce secteur, qu’ils proviennent d’une autre rivière, ou d’un autre
secteur de la même rivière. Dans ce comportement, il y a lieu d’inclure : la
croissance du poisson, son degré d’attachement à un « territoire » et pour les
migrateurs leur tendance plus ou moins marquée à revenir se reproduire sur
les lieux où ils ont passé leur enfance, son taux de survie, et enfin le plus ou
moins de facilité avec laquelle il est capturé par les pêcheurs.
10.042,0. Croissance
D’après les contrôles de Klak (1940), et de Needham et Slater (1945),
les deux tiers des truites d’élevage de taille légale qui ne meurent pas d’épuisement durant la première quinzaine suivant leur déversement perdent du
poids pendant cinq à six semaines. Elles ne regagnent leur poids initial qu’au
bout de cent jours, mais restent maigres et en mauvaise forme pour l’hiver
(Miller, 1952).
10.042,1. Territorialité et Homing
Conçu et réalisable sur un plan local ou régional, mais non planétaire,
un repeuplement ne saurait être envisagé pour des espèces vagabondes
dont les captures profiteraient à tous avant de profiter à ceux qui en ont fait
les frais. La justification des repeuplements est donc liée, soit au caractère
plus ou moins sédentaire des espèces (territorialité), soit au retour régulier sur
les mêmes lieux de celles qui sont migratrices (homing).
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
forte résistance ambiante, Krokhin et Krogius (1937) donnent 13,6 pour
cent comme étant la moyenne des mortalités des saumons sockeye pour les
zones de faible mortalité et 80,25 pour cent comme moyenne des zones de
forte mortalité. Du travail fondamental de Hobbs (1948), il résulte qu’en
Nouvelle-Zélande, où l’ambiance est plus clémente, les pertes sur les pontes
de truite commune, réserve faite de celles susceptibles d’intervenir par suite
de surabondance de géniteurs sur les frayères, sont de l’ordre de :
Œufs non pondus ou non enfouis...............................
2,5 pour cent
Pertes dans la frayère sur les œufs ...........................
10,0
—
Pertes dans la frayère sur les alevins .......................
1,0
—
Sans attacher plus d’importance à un chiffre plutôt qu’à un autre il est
nécessaire de garder en mémoire que les mortalités embryonnaires et larvaires
sont beaucoup plus faibles qu’on ne le pensait pour les espèces dont les œufs
et les jeunes alevins bénéficient d’une protection efficace (6.151,4).
10.042. Comportement comparé, en eau libre, des sujets sauvages résidents et des sujets d’élevage
Ce n'est que tout récemment que les biologistes ont réussi à jeter quelque
lumière sur le comportement des sujets d’élevage une fois déversés dans un
plan d’eau sauvage (nous prendrons le cas d’un secteur de rivière) en regard
tant des sujets « résidant » dans une rivière que de sujets sauvages transplantés dans ce secteur, qu’ils proviennent d’une autre rivière, ou d’un autre
secteur de la même rivière. Dans ce comportement, il y a lieu d’inclure : la
croissance du poisson, son degré d’attachement à un « territoire » et pour les
migrateurs leur tendance plus ou moins marquée à revenir se reproduire sur
les lieux où ils ont passé leur enfance, son taux de survie, et enfin le plus ou
moins de facilité avec laquelle il est capturé par les pêcheurs.
10.042,0. Croissance
D’après les contrôles de Klak (1940), et de Needham et Slater (1945),
les deux tiers des truites d’élevage de taille légale qui ne meurent pas d’épuisement durant la première quinzaine suivant leur déversement perdent du
poids pendant cinq à six semaines. Elles ne regagnent leur poids initial qu’au
bout de cent jours, mais restent maigres et en mauvaise forme pour l’hiver
(Miller, 1952).
10.042,1. Territorialité et Homing
Conçu et réalisable sur un plan local ou régional, mais non planétaire,
un repeuplement ne saurait être envisagé pour des espèces vagabondes
dont les captures profiteraient à tous avant de profiter à ceux qui en ont fait
les frais. La justification des repeuplements est donc liée, soit au caractère
plus ou moins sédentaire des espèces (territorialité), soit au retour régulier sur
les mêmes lieux de celles qui sont migratrices (homing).
