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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
Les invertébrés vivant dans les zones de frayères étaient accusés de terribles méfaits (Armistead, 1898).
Les études ultérieures montrent :
( 1 ) que 3 pour cent seulement de ces invertébrés sont carnivores ; les autres
vivant de matières végétales mortes ou vivantes n’existent qu’en surface
(Percival et Whitehead, 1929) ;
(2) que ces invertébrés prédateurs se localisent dans la couche supérieure
«le graviers, épaisse de quelques centimètres (cinq), alors qu’œufs et alevins
séjournent plus profond et que ces derniers, une fois leur vésicule résorbée,
ne font que traverser rapidement la couche supérieure de gravier pour venir
en eau libre (Stuart, 1953) ;
(3) que certains invertébrés, tels les gammares, sont susceptibles d’avoir
une influence bénéfique, par une prédation sélective, en s’attaquant aux
œufs morts et non aux œufs vivants, et en débarrassant ainsi les frayères
des germes d’infection (Vibert, 1956 a).
10.041,1. Asphyxie
L'envasement ou l’ensablement des zones de fraye, en colmatant les gravières, réduit le courant d’eau et peut entraîner la mort des œufs et des alevins
par asphyxie. Envasement et ensablement constituent en général la cause
majeure de mortalité dans les frayères (Elus, 1937 ; Shapovalov, 1937 ;
Ward, 1938 ; Summer et Smith, 1940).
10.041,2. Bouleversement des frayères
Les œufs sont de préférence enfouis par les géniteurs dans des gravières
stables et à une profondeur au moins égale à la hauteur du corps des géniteurs.
De cette situation et de l’examen de nombreuses frayères avant et après les
crues, Hobbs(1948) conclut à la presque inexistence de mortalité du fait du
bouleversement des frayères par suite de crues qu’il qualifie de normales.
Reste à préciser que l'importance et surtout la violence moyenne des crues
varient avec les régions. En dehors de toutes crues, un bouleversement néfaste
des frayères, avec des mortalités de 30 pour cent et davantage, peut être
provoqué par des géniteurs en surabondance, compte tenu de l’étendue des
frayères. Le cas est fréquent pour les saumons du Pacifique.
10.041,3. Composition chimique de l’eau
Outre l’oxygène dont le déficit provoque l’asphyxie, Krokhin et
Krogils (1937) se sont efforcés de déceler l’influence de diverses caractéristiques chimiques de l’eau sur le taux de mortalité dans les frayères. Pour
VOnc.orhynchus nerka au lac Kuril, en U.R.S.S., ces auteurs constatent :
— que les emplacements choisis pour la fraye se signalent par une plus
forte teneur en oxygène dissous, un pH plus faible, une teneur en CO2 plus
forte, une plus forte teneur en acide silicique ;
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