POPULATIONS A FAVORISES. REPEUPLEMENTS
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Il est encore à retenir que Hobbs enregistre 83 pour cent d'œufs
ernbryonnés bien vivants dans des frayères à sec depuis-cinq semaines, par suite
de baisse du niveau de 1 eau. I.a circulation d’eau souterraine peut ■> donc
parfaitement suffire à une bonne incubation. Par la suite, il est cependant
indispensable qu’un relèvement du niveau de l'eau intervienne en temps
opportun pour permettre aux alevins de sortir de leurs frayères.
Divers auteurs ont signalé avoir observé des saumons femelles émettant
leurs œufs en absence du mâle, et inversement des saumons mâles émettant
leur laitance en l’absence de femelle, entre autres Butter (1903) pour le
saumon chinook du Pacifique et Schultz (1935) pour le saumon sockeye
sédentaire, dit kokanee. 11 est possible que le même phénomène puisse se
produire exceptionnellement chez les truites mais il ne semble pas avoir été
signalé. Une question se pose alors : les œufs pondus en l’absence de mâles
peuvent-ils être fécondés par des spermatozoïdes dérivant au fil de l'eau,
et provenant de mâles ayant émis leur laitance sur des frayères d’amont ?
Shuman (1950) a montré expérimentalement, et en rivière, sur le saumon
pink, que par émission massive artificielle de laitance en rivière on pouvait
obtenir 4,8 pour cent d’œufs fécondés à 7 mètres à l'aval, mais que sur une
frayère, même très chargée en saumons, les émissions de laitance n’étaient
pas assez massives pour féconder des œufs déposés à l'aval. Shumvn en
conclut : (1) que dans la nature les œufs pondus en dehors de la présence
d’un mâle sont perdus ; (2) que, les saumons se groupant normalement par
paires, il est très important que les procédés de pêche employés ne modifient
pas la proportion des sexes qui, normalement, dans la nature, sont à peu
près à égalité chez ces espèces. Shuman confirme en cela les observations de
Foerster (1936 a) qui, sur le saumon sockeye, enregistre, avec deux à trois
fois moins de mâles que de femelles, un rendement de la reproduction naturelle trois fois plus faible qu’avec les deux sexes à peu près à égalité.
10.041. Mortalités embryonnaires et larvaires sous gravier
Abrités à l’intérieur d’une gravière, embryons et larves des diverses
espèces de truites et de saumons subissent des mortalités très inférieures à
celles qu’éprouvent les embryons et larves d’autres espèces qui se trouvent
en pleine eau sans aucune protection (6.151,4 et fig. 10.1). Les causes de
mortalité sont néanmoins multiples.
10.041,0. Prédateurs
La mise en évidence du mécanisme de la reproduction montre que les
œufs étant rapidement recouverts de graviers, les poissons d espèces diverses,
friands d’œufs de truites ou de saumons, ne consomment finalement que la
petite quantité d’œufs (2 pour cent selon Hobbs) qui a échappé a 1 enfouissement et qui est pour cela perdue de toutes façons (Greeley, 1932: Jones
et Ring. 1949).
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