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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES d’àMÉNAGEMENT
Cramer (1940), dans l’Orégon, enregistre sur la truite cutthroat des
taux de fécondation allant de 93,0 à 98,6 pour cent.
Jones et King (1949), en Angleterre, réalisent un film de la reproduction du
saumon atlantique dans un canal aménagé pour cela, sur la rive de l’Alween,
affluent de la Cheshire Dee, et pourvu de glaces latérales. Le contrôle ultérieur des frayères donne au total 83 œufs morts ou non fécondés pour 5 963
œufs vivants, soit un rendement de 98,6 pour cent. En outre 1 024 œufs
transférés en pisciculture y donnent 98,5 pour cent d’éclosion malgré les
pertes dues aux manipulations et au transport.
Briggs (1953) perfectionne les méthodes d’investigation. La récolte, en
frayères d’âges variables, des œufs vivants clairs et limpides et des œufs
morts blanchis à la suite de la coagulation de l’albumine se double d’un
examen des œufs morts à la loupe binoculaire. Pour cela les œufs blancs
sont au préalable immergés pendant deux heures dans une solution saturée de
NaCl à température d’une chambre. La décoagulation de l’albumine qui
s’ensuit permet alors d’identifier les embryons et de séparer par conséquent
les œufs morts des œufs non fécondés.
Au total, sur le petit fleuve côtier «Prairie Creek» de Californie. Briggs
contrôle les taux de fécondation ci-après :
Saumon coho . ..
Saumon chinook
Truite steelhead
93,4 pour cent
92,4
—
96,2
Au total nous nous trouvons donc aujourd’hui devant les résultats suivants en matière de taux de fécondation des truites et saumons :
(1) En Nouvelle-Zélande après acclimatation :
Truites communes Salnio trutta fario.............
99,2 pour cent
(2) En pays d’origine :
Saumon atlantique, Sabno salar .....................
98,6 pour cent
Saumon pink, Oncorhynchus gorbuscha...........
98,2
—
Saumon sockeye, Oncorhynchus nerka.............
98,6
—
Saumon coho, Oncorhynchus kisutch.................
93,4
—
Saumon chinook, Oncorhynchus tschawytscha . .
92,4
—
Truite steelhead, Sabno gairdneri (forme migratrice de la truite arc-en-ciel).....................
96,2
—
Truite cutthroat, Salmo clarkii clarkii ....
93,0 à 98,6
Faisant un résumé de cette question capitale du rendement de la fécondation naturelle chez les salmonidés, et chez d’autres familles de poissons,
Schneberger (1948) nous invitait déjà à reconsidérer nos convictions des
années écoulées : « Au lieu d’accuser la reproduction naturelle de 98 pour cent
d'inefficacité, nous lui sommes redevables d’une efficacité de 98 pour cent.»
Pouvons-nous réellement à l'heure actuelle taxer cette déclaration d’optimisme outrancier?
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