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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
alors en bulles vers la surface. Il semble que la solution de faire tomber
l’eau en pluie de la partie supérieure doive avoir un meilleur rendement pour
l’élimination du gaz carbonique. Ce procédé a l’avantage de rafraîchir l’eau
par l'évaporation qu’il provoque. Rien n’empêche, semble-t-il, de le perfectionner encore dans l’avenir, en le complétant avec un filtre approprié
susceptible de débarrasser l’eau de tout ou partie des produits d’excrétion
ou déchets solides qui sont des causes de pollution (Leitritz, 1950;
Wilson, 1950; Horton, 1956).
10.021,3. Anesthésie préalable du poisson
Ces toutes dernières années, des essais furent faits pour anesthésier les
poissons avant leur transport, de façon à réduire leur consommation d’oxygène durant ce dernier, et à réduire d’autant le volume d’eau indispensable.
Osborn (1951) montra que le thiouracil, à la concentration de 388 ppm
permettrait de réduire ce volume de 20 pour cent.
L’ainytal (x) fut employé sur une échelle déjà importante en Californie
en 1953. A la dose de 7 ppm il permit de n’utiliser que le tiers ou le quart du
volume d’eau normal. 20 pour cent des 18 millions de truites mises à l’eau
cette année-là furent ainsi traitées pour les transports par avion ou camion
(Anon, 1953 ; Phillips et al., 1954).
Au Canada, Guerrier (1952) a rendu compte de transports de cristivomers Salvelinus namaycush sans eau parfaitement réussis. Après une
anesthésie dans une solution d’uréthane à 3 pour cent, les poissons étaient
empilés dans une caisse avec de la glace pilée. 1 231 cristivomers adultes
furent ainsi transportés par avion d’un lac dans un autre. La durée totale
entre l'anesthésie du poisson et sa remise à l’eau fut de 75 minutes. Le délai
de récupération oscilla entre 30 minutes et 2 heures. La mortalité due au
transport fut de 10 pour cent. Sur les travaux ultérieurs, faits avec des walleyes
Stizostedion vitreum vitreum et des brochets Esox lucius, les mortalités ne sont
que de 10 ou de 0 pour cent après 5 heures hors de l’eau (Schultz, 1956).
10.03. Immersion des sujets de repeuplement
10.030. Modalités d’immersion
Dans les débuts, faire des repeuplements, cela consistait trop souvent
pour une société de pêche à commander à une pisciculture quelques milliers
d’alevins de truites, puis à déverser les bidons dans la rivière, du haut du
pont situé au milieu du lot de pêche de la société. Après ce louable effort,
on s’attablait pour un bon déjeuner.
La réaction vint avec les principes de l’égalisation préalable des températures et de la dissémination maximum du poisson, principes parfaits en
théorie mais avec lesquels on est contraint de prendre quelques libertés dans
(1) Amytal : sel de sodium de l’isoamyléthylmalonylurée.
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
alors en bulles vers la surface. Il semble que la solution de faire tomber
l’eau en pluie de la partie supérieure doive avoir un meilleur rendement pour
l’élimination du gaz carbonique. Ce procédé a l’avantage de rafraîchir l’eau
par l'évaporation qu’il provoque. Rien n’empêche, semble-t-il, de le perfectionner encore dans l’avenir, en le complétant avec un filtre approprié
susceptible de débarrasser l’eau de tout ou partie des produits d’excrétion
ou déchets solides qui sont des causes de pollution (Leitritz, 1950;
Wilson, 1950; Horton, 1956).
10.021,3. Anesthésie préalable du poisson
Ces toutes dernières années, des essais furent faits pour anesthésier les
poissons avant leur transport, de façon à réduire leur consommation d’oxygène durant ce dernier, et à réduire d’autant le volume d’eau indispensable.
Osborn (1951) montra que le thiouracil, à la concentration de 388 ppm
permettrait de réduire ce volume de 20 pour cent.
L’ainytal (x) fut employé sur une échelle déjà importante en Californie
en 1953. A la dose de 7 ppm il permit de n’utiliser que le tiers ou le quart du
volume d’eau normal. 20 pour cent des 18 millions de truites mises à l’eau
cette année-là furent ainsi traitées pour les transports par avion ou camion
(Anon, 1953 ; Phillips et al., 1954).
Au Canada, Guerrier (1952) a rendu compte de transports de cristivomers Salvelinus namaycush sans eau parfaitement réussis. Après une
anesthésie dans une solution d’uréthane à 3 pour cent, les poissons étaient
empilés dans une caisse avec de la glace pilée. 1 231 cristivomers adultes
furent ainsi transportés par avion d’un lac dans un autre. La durée totale
entre l'anesthésie du poisson et sa remise à l’eau fut de 75 minutes. Le délai
de récupération oscilla entre 30 minutes et 2 heures. La mortalité due au
transport fut de 10 pour cent. Sur les travaux ultérieurs, faits avec des walleyes
Stizostedion vitreum vitreum et des brochets Esox lucius, les mortalités ne sont
que de 10 ou de 0 pour cent après 5 heures hors de l’eau (Schultz, 1956).
10.03. Immersion des sujets de repeuplement
10.030. Modalités d’immersion
Dans les débuts, faire des repeuplements, cela consistait trop souvent
pour une société de pêche à commander à une pisciculture quelques milliers
d’alevins de truites, puis à déverser les bidons dans la rivière, du haut du
pont situé au milieu du lot de pêche de la société. Après ce louable effort,
on s’attablait pour un bon déjeuner.
La réaction vint avec les principes de l’égalisation préalable des températures et de la dissémination maximum du poisson, principes parfaits en
théorie mais avec lesquels on est contraint de prendre quelques libertés dans
(1) Amytal : sel de sodium de l’isoamyléthylmalonylurée.
