POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
la pratique. La dissémination maximum des poissons lors de la mise à l’eau
est en général à conseiller. Bon nombre d’espèces, comme les truites, sont
essentiellement casanières en dehors des périodes de migration. Une immersion en un seul point de nombreux alevins ne pourra donc qu’aggraver la
compétition pour la nourriture et les abris (10.011,02) et réduire d’autant
les taux de survie. Il n’est pas, malheureusement, toujours facile de suivre
les rives du cours d’eau pour y déverser les alevins mètre par mètre par
groupes de deux ou trois comme l’enseignait Vouga.
Par réaction contre les pratiques antérieures, l’égalisation des températures,
ou plus exactement des divers facteurs caractérisant l'eau des bidons et des
plans d’eau à repeupler, fut considérée il y a une trentaine d'années comme
un des facteurs ayant le plus d’importance sur la réussite des repeuplements.
Vinrent ensuite les lâchers d’alevins de repeuplement par avion qui ont pris
un développement de plus en plus grand aux États-Unis (Leitritz, 1951 ;
Loftus, 1955 ; Nemoto, 1957 ; Cooper, 1957). Repeuplements réussis mais
dont le rendement réel n’a pas été chiffré et comparé, semble-t-il, aux rendements d’immersion d’alevins après égalisation des températures. Alm (1953)
puis Otterstrôm (1938 b) étudièrent les conditions de libération des alevins
de truites et saumons et montrèrent que, dans les conditions habituelles,
ces alevins se montraient indifférents aux variations de températures pouvant intervenir lors des repeuplements. Seule l'immersion rapide dans des
eaux à température inférieure à 5 °C ou supérieure à 25 °C serait dangereuse
pour l’alevin. En conclusion il nous faut retenir que les variations brusques
de température lors des immersions peuvent avoir une influence néfaste sur
la survie des alevins, mais qu’elles sont loin, semble-t-il. d'avoir l'importance
primordiale qui leur fut attribuée. 11 est d’ailleurs vraisemblable qu’en ce
domaine la différence de température entre les eaux à repeupler et les eaux
d’où proviennent les sujets de repeuplements, et auxquelles ils se sont acclimatés durant plusieurs semaines ou plusieurs mois, a autant, si ce n'est plus,
d’influence que la différence de température entre les eaux à repeupler et
l’eau du bidon ayant servi au transport durant quelques heures (5.311,02).
Quoiqu’il en soit, il ne semble pas impossible à l’heure actuelle d’étudier
expérimentalement l’influence des variations de température sur la rusticité
et la survie des sujets de repeuplement (Vibert, 1956 b).
10.031. Nombre de sujets à immerger
Léger (1910, 1937) et Embody (1927) ont proposé formules et tables
donnant le nombre de truites de repeuplement à déverser dans une rivière,
compte tenu de l’appréciation préalable de sa productivité (5.7). En principe, formules et tables sont toujours applicables aux peuplements d'eaux
vierges. Encore faut-il pour cela, qu'outre la nourriture, les sujets de repeuplement puissent trouver dans leur nouvel habitat des abris leur permettant
de tenir contre le courant (10.011,02). Par contre, 1 extrapolation de ces
la pratique. La dissémination maximum des poissons lors de la mise à l’eau
est en général à conseiller. Bon nombre d’espèces, comme les truites, sont
essentiellement casanières en dehors des périodes de migration. Une immersion en un seul point de nombreux alevins ne pourra donc qu’aggraver la
compétition pour la nourriture et les abris (10.011,02) et réduire d’autant
les taux de survie. Il n’est pas, malheureusement, toujours facile de suivre
les rives du cours d’eau pour y déverser les alevins mètre par mètre par
groupes de deux ou trois comme l’enseignait Vouga.
Par réaction contre les pratiques antérieures, l’égalisation des températures,
ou plus exactement des divers facteurs caractérisant l'eau des bidons et des
plans d’eau à repeupler, fut considérée il y a une trentaine d'années comme
un des facteurs ayant le plus d’importance sur la réussite des repeuplements.
Vinrent ensuite les lâchers d’alevins de repeuplement par avion qui ont pris
un développement de plus en plus grand aux États-Unis (Leitritz, 1951 ;
Loftus, 1955 ; Nemoto, 1957 ; Cooper, 1957). Repeuplements réussis mais
dont le rendement réel n’a pas été chiffré et comparé, semble-t-il, aux rendements d’immersion d’alevins après égalisation des températures. Alm (1953)
puis Otterstrôm (1938 b) étudièrent les conditions de libération des alevins
de truites et saumons et montrèrent que, dans les conditions habituelles,
ces alevins se montraient indifférents aux variations de températures pouvant intervenir lors des repeuplements. Seule l'immersion rapide dans des
eaux à température inférieure à 5 °C ou supérieure à 25 °C serait dangereuse
pour l’alevin. En conclusion il nous faut retenir que les variations brusques
de température lors des immersions peuvent avoir une influence néfaste sur
la survie des alevins, mais qu’elles sont loin, semble-t-il. d'avoir l'importance
primordiale qui leur fut attribuée. 11 est d’ailleurs vraisemblable qu’en ce
domaine la différence de température entre les eaux à repeupler et les eaux
d’où proviennent les sujets de repeuplements, et auxquelles ils se sont acclimatés durant plusieurs semaines ou plusieurs mois, a autant, si ce n'est plus,
d’influence que la différence de température entre les eaux à repeupler et
l’eau du bidon ayant servi au transport durant quelques heures (5.311,02).
Quoiqu’il en soit, il ne semble pas impossible à l’heure actuelle d’étudier
expérimentalement l’influence des variations de température sur la rusticité
et la survie des sujets de repeuplement (Vibert, 1956 b).
10.031. Nombre de sujets à immerger
Léger (1910, 1937) et Embody (1927) ont proposé formules et tables
donnant le nombre de truites de repeuplement à déverser dans une rivière,
compte tenu de l’appréciation préalable de sa productivité (5.7). En principe, formules et tables sont toujours applicables aux peuplements d'eaux
vierges. Encore faut-il pour cela, qu'outre la nourriture, les sujets de repeuplement puissent trouver dans leur nouvel habitat des abris leur permettant
de tenir contre le courant (10.011,02). Par contre, 1 extrapolation de ces
