POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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air en caoutchouc par une petite soufflerie actionnée par un moteur auxiliaire,
ou par une bouteille d’air comprimé. La soufflerie a l’inconvénient d’être
parfois sujette à des « incidents mécaniques », de ne pas éliminer le gaz carbonique, et en saison chaude d’augmenter la température à l'intérieur du
bac en y envoyant de l’air extérieur. La bouteille d’air comprimé qui, si elle
n’élimine pas le gaz carbonique, ne présente pas les deux autres inconvénients,
a cédé le pas à la bouteille d’oxygène qui pour le même volume a de plus
grandes possibilités.
10.021,1. Injection d'oxygène
Dès que les pisciculteurs ont pu avoir facilement à leur disposition des
bouteilles d’oxygène, les difficultés du transport se trouvèrent considérablement amoindries. Il suffit d’avoir en effet à côté des bacs de transport
une ou plusieurs bouteilles d’oxygène munies de manodétenteurs qui. par
l’intermédiaire de tubes de caoutchouc, sont reliés à des diffuseurs en caoutchouc, charbon ou pierre poreuse disposés sur le fond des bacs. Tout risque
d’asphyxie par suite de manque d’oxygène est ainsi écarté. Restent encore la
menace d’intoxication par les produits d’excrétion des poissons, et les dangers
que présentent toujours tous les transports effectués pendant des périodes
chaudes ou orageuses. Enfin il ne faut pas oublier que, si l’oxygène est pratique, il présente par contre des inconvénients s'il est distribué trop abondamment. Les pisciculteurs font toujours attention à ne pas « brûler leurs
alevins (Prévost et Piché, 1939 ; Wurtz-Arlet, 1951 ; Greene, 1956).
Une variante de l’injection d’oxygène a fait son apparition ces dernières
années, en particulier dans la région Indo-Pacifique, pour les alevins de carpes
chinoises et les tilapias. Les alevins sont placés soit dans un bidon scellé,
soit dans un simple sac souple en plastique. Bidons ou sacs sont remplis
d’eau puis retournés au-dessus d’une cuve pleine d’eau. Par injection on
remplace alors environ un quart du volume total par de l’oxygène. Ce procédé simple, avec réduction au minimum du poids et de l’encombrement, a
été utilisé à grande échelle pour les transports par avion, particulièrement en
Extrême-Orient (Vaas, 1952 ; Nemoto, 1957).
10.021,2. Régénération de l’eau
Aux États-Unis, la préférence semble aller de plus en plus vers l'utilisation de camions équipés de bacs dont l'eau est en état de circulation
perpétuelle. Un moteur auxiliaire à essence, de un à deux chevaux, actionne
une pompe centrifuge branchée sur une ou deux buses d’aspiration placées
sur un côté du bac un peu au-dessus du fond. Après un éventuel passage
dans une chambre de mélange, l’eau se surcharge d'air en passant dans un
ajutage de Venturi, puis est renvoyée dans le bac. L'arrivée d'eau nouvellement aérée peut se faire soit par la partie supérieure d’où elle tombe en
pluie, soit par un côté, un peu au-dessus du fond ; l'air en excès s'échappe
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air en caoutchouc par une petite soufflerie actionnée par un moteur auxiliaire,
ou par une bouteille d’air comprimé. La soufflerie a l’inconvénient d’être
parfois sujette à des « incidents mécaniques », de ne pas éliminer le gaz carbonique, et en saison chaude d’augmenter la température à l'intérieur du
bac en y envoyant de l’air extérieur. La bouteille d’air comprimé qui, si elle
n’élimine pas le gaz carbonique, ne présente pas les deux autres inconvénients,
a cédé le pas à la bouteille d’oxygène qui pour le même volume a de plus
grandes possibilités.
10.021,1. Injection d'oxygène
Dès que les pisciculteurs ont pu avoir facilement à leur disposition des
bouteilles d’oxygène, les difficultés du transport se trouvèrent considérablement amoindries. Il suffit d’avoir en effet à côté des bacs de transport
une ou plusieurs bouteilles d’oxygène munies de manodétenteurs qui. par
l’intermédiaire de tubes de caoutchouc, sont reliés à des diffuseurs en caoutchouc, charbon ou pierre poreuse disposés sur le fond des bacs. Tout risque
d’asphyxie par suite de manque d’oxygène est ainsi écarté. Restent encore la
menace d’intoxication par les produits d’excrétion des poissons, et les dangers
que présentent toujours tous les transports effectués pendant des périodes
chaudes ou orageuses. Enfin il ne faut pas oublier que, si l’oxygène est pratique, il présente par contre des inconvénients s'il est distribué trop abondamment. Les pisciculteurs font toujours attention à ne pas « brûler leurs
alevins (Prévost et Piché, 1939 ; Wurtz-Arlet, 1951 ; Greene, 1956).
Une variante de l’injection d’oxygène a fait son apparition ces dernières
années, en particulier dans la région Indo-Pacifique, pour les alevins de carpes
chinoises et les tilapias. Les alevins sont placés soit dans un bidon scellé,
soit dans un simple sac souple en plastique. Bidons ou sacs sont remplis
d’eau puis retournés au-dessus d’une cuve pleine d’eau. Par injection on
remplace alors environ un quart du volume total par de l’oxygène. Ce procédé simple, avec réduction au minimum du poids et de l’encombrement, a
été utilisé à grande échelle pour les transports par avion, particulièrement en
Extrême-Orient (Vaas, 1952 ; Nemoto, 1957).
10.021,2. Régénération de l’eau
Aux États-Unis, la préférence semble aller de plus en plus vers l'utilisation de camions équipés de bacs dont l'eau est en état de circulation
perpétuelle. Un moteur auxiliaire à essence, de un à deux chevaux, actionne
une pompe centrifuge branchée sur une ou deux buses d’aspiration placées
sur un côté du bac un peu au-dessus du fond. Après un éventuel passage
dans une chambre de mélange, l’eau se surcharge d'air en passant dans un
ajutage de Venturi, puis est renvoyée dans le bac. L'arrivée d'eau nouvellement aérée peut se faire soit par la partie supérieure d’où elle tombe en
pluie, soit par un côté, un peu au-dessus du fond ; l'air en excès s'échappe
