POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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<1 æufs recueillis sur les kcikciluins d Indonésie (fiij. 13.o) ou recueillis et dépo *
sés dans des boîtes d’alevinage spéciales (Corchus, 1957) relève de la même
technique.
En fait ce sont surtout les œufs provenant de la fécondation artificielle
des truites et saumons qui donnent lieu à un transport à grande échelle, ('.es
œufs ne sont normalement considérés comme transportables que quelques
heures aussitôt après la fécondation naturelle, et ensuite entre le moment où
les yeux de l’alevin s’aperçoivent nettement (œufs embryonnés ou ■■ eyed
eggs ») et deux ou trois jours avant la naissance. Si l’on attend plus longtemps,
les secousses du transport ont de fortes chances de provoquer l’éclosion en
cours de route. Les piscicultures qui sont relativement proches des lieux où
l’on peut faire frayer les géniteurs exécutent ce que nous pourrons appeler
une incubation primaire, c’est-à-dire allant de la fécondation à l’embryon *
nement des œufs. Le transport entre le lieu de fraye et la pisciculture se fait
sans difficulté dans des récipients remplis d’eau, voire même sans eau du
tout, les œufs étant simplement maintenus à l’humidité, l’ne fois les œufs
embryonnés, ces piscicultures ou bien poursuivent l’incubation pour leurs
besoins propres, ou bien expédient les œufs aux piscicultures qui ne disposent
pas de géniteurs et dont le travail se fait en partant de l’œuf enibryonné.
Pour le transport, les œufs sont répartis sur des petites clayettes dont le
fond est en toile et les bords en lattes de bois de 3 à 10 millimètres d'épaisseur.
Les clayettes à moitié ou aux trois quarts pleines sont empilées les unes sur
les autres. Elles sont ensuite ficelées ensemble pour ne faire qu'un bloc, Celui-ci
est enveloppé d’une toile fine puis placé dans une caisse où il est bien calé
dessous et des quatre côtés par de la mousse humide, l’ne caissette à fond
à claire-voie, remplie de glace, de même largeur et même longueur que le
bloc de clayettes, est placée au-dessus de ce bloc. On complète le garnissage
de mousse et l’on ferme la caisse qui peut alors être expédiée. Durant le
transport la glace fond lentement, et son eau de fusion traverse les clayettes
placées en dessous de la glace. Ce faisant, l’eau de fusion maintient une pellicule d’eau renouvelée au contact des œufs, ce qui leur permet de vivre. Elle
maintient également les œufs à basse température, ce qui retarde leur évolution et permet des expéditions lointaines. C’est ainsi qu’à la fin du
xixe siècle des acclimatations de truites purent être menées à bien dans les
Indes et en Nouvelle-Zélande à partir d’œufs provenant de Grande-Bretagne.
En 1953 et 1954, par un repeuplement de l’Orne, en Normandie, avec des
œufs de saumon atlantique fécondés deux jours avant sur le Gave d’Oloron
dans les Basses-Pyrénées, la Station de Recherches Piscicoles de Biarritz
montra que, sous certaines conditions, le transport à grandes distances d’œufs
ayant la résistance de ceux du saumon était parfaitement possible, même au
début du développement. Pour ce faire, au lieu d’être étalés sur des clayettes
à fond souple, partiellement pleines seulement, les œufs étaient placés dans
des boites d'alevinage « Vibert » en matière plastique, complètement pleines.
Ces boîtes perforées étaient ensuite empilées dans une caisse calorifugée par
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