POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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(10.03), il faut distinguer les deux catégories extrêmes de repeuplements,
qui posent des problèmes complètement différents en matière de rusticité :
(1) Ou bien il s’agit de combler un déficit en géniteurs sauvages qui ont
été trop éclaircis par la pèche. Dans ce cas les sujets déversés sont destinés
à ramener la population à son niveau normal, à s’incorporer à la population
autochtone, et comme elle, à se nourrir et à se développer aux dépens de la
nourriture existant dans le plan d’eau à repeupler. Nous dirons qu’il s'agit
là de repeuplements ordinaires ou d’entretien.
(2) Ou bien, au voisinage de grands centres urbains, il s'agit non seulement de ramener à son niveau normal une population de poissons qui a pu
être décimée par la multitude des pêcheurs, mais encore et surtout de permettre à cette multitude de pêcheurs de capturer durant leurs loisirs plus de
poissons que les possibilités alimentaires d’un plan d’eau ne peuvent en produire. Cette deuxième opération correspond à ce que nous appellerons repeuplements extraordinaires ou surdensitaires (Vibert. 1957). C’est cette dernière
catégorie de repeuplements que nous examinerons tout d’abord, les problèmes
posés étant plus faciles à résoudre.
10.011,20. Repeuplements «surdensitaires»
Exécutés non en fonction des possibilités alimentaires d’un plan d'eau,
mais en fonction des appétits de capture des pêcheurs, ces repeuplements
sont opérés avec des poissons do taille réglementaire qui n'auront pas ou
que peu à se nourrir avant d’être capturés. Ils sont de pratique courante
pour les truites, particulièrement aux Etats-Lnis. Domestiqués au maximum
en pisciculture, ces poissons se comportent comme de véritables « faisans de
tir» et en général bien peu sont susceptibles de s’acclimater en eau sauvage.
Ceux qui ne sont pas capturés dans les semaines ou au maximum durant
l’été suivant leur immersion sont à considérer comme perdus (10.044.30). Il
y aura donc lieu de procéder aux repeuplements juste avant l’ouverture et
tout au long de la saison de pèche. La préférence devra être donnée aux
espèces les plus faciles à capturer, par exemple omble de fontaine Salvelinus
fontinalis et truite arc-en-ciel Salmo gairdneri de façon à obtenir le rendement
immédiat le plus élevé possible, les rendements à long terme étant jusqu’à
présent insignifiants.
10.011,21. Repeuplements d’entretien
Le cas est ici diamétralement opposé. 11 s'agit pour les sujets de repeuplement de se nourrir sur la nourriture du plan d’eau où ils ont été immergés,
de prospérer et de survivre en proportion acceptable durant une et en général
plusieurs années avant de pouvoir être capturés.
La préférence devra être donnée aux espèces qui ne sont pas trop faciles
à prendre durant leur jeune âge (à moins que, scrupuleux, tous les pêcheurs
ne les remettent à l’eau sans les abîmer). Cette condition, pour les rivières à
truites plaide en faveur de la truite commune Salmo trutta jano contre
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