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PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
comme adultes deux à trois ans après (6 pour cent) est du même ordre de
grandeur que pour les tocans sauvages.
Lorsqu’il est possible de réaliser les délicates conditions d’un élevage ne
réduisant pas dangereusement la rusticité des sujets de repeuplement, lorsqu'on outre il est possible, ce qui n’est pas si fréquent, de les élever sans frais
prohibitifs jusqu’à un âge dépassant le terme des lourdes mortalités infantiles,
c’est à ces sujets relativement avancés que devrait aller la préférence.
Les reproducteurs, malheureusement, n’ont plus partout la possibilité
d’utiliser de bonnes frayères : zones de fraye rendues inaccessibles par des
barrages, ou insalubres du fait de la pollution. On pourra alors tenter de
remédier à une reproduction naturelle devenue impossible, par la capture
des géniteurs, l’élevage en pisciculture de leurs produits et leur déversement
dans les eaux dont ils proviennent.
Dans le cas particulier, môme si son rendement devait être très faible,
cette opération n’aurait pas de peine à donner de meilleurs résultats qu’une
reproduction naturelle réduite à néant ou presque.
10.011,131. Sujets importés. — Les sujets de repeuplement produits en
pisciculture proviennent soit de géniteurs élevés en stabulation en pisciculture (cas le plus général pour les truites), soit de géniteurs sauvages capturés
dans des eaux libres suffisamment riches pour pouvoir exporter une partie
de leurs produits.
Réserve faite de risques d’introduction de maladies, il n’y a donc pas
d’opération à inscrire au passif du plan d’eau à repeupler puisque rien n’y
a été prélevé. Tout est à inscrire à l’actif. Cet actif matière (réserve faite de
son coût) pourra être insignifiant ou important suivant la qualité des géniteurs, les modalités de l’incubation, de l’élevage, du transport et du déversement.
Si l’on a pas porté dangereusement atteinte, de façon temporaire ou
durable, à la rusticité des sujets de repeuplement, on peut escompter, comme
on le faisait autrefois, que les repeuplements seront d’autant plus efficaces
(réserve faite une fois de plus de leur coût) qu’ils seront exécutés avec des
sujets plus âgés [courbe (X2) au-dessus de la courbe (7 * ’2) et au-dessus de la
courbe (/?„)]. Si malheureusement l’élevage artificiel se solde par une diminution appréciable de la rusticité des produits, les sujets âgés, donc plus
domestiqués, ont toutes chances de donner à longue échéance un taux de
survie inférieur [courbe (A1) passant en dessous de la courbe (Fj) passant
elle-même en dessous de (ft2)].
10.011,2. Directives sommaires pour les repeuplements en matière de rusticité
Toutes précautions étant prises pour réduire au minimum l’importance
«les mortalités différées dues à une fatigue importante (10.011,02) que provoquent des conditions défavorables de transport (10.02) ou d’immersion
PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
comme adultes deux à trois ans après (6 pour cent) est du même ordre de
grandeur que pour les tocans sauvages.
Lorsqu’il est possible de réaliser les délicates conditions d’un élevage ne
réduisant pas dangereusement la rusticité des sujets de repeuplement, lorsqu'on outre il est possible, ce qui n’est pas si fréquent, de les élever sans frais
prohibitifs jusqu’à un âge dépassant le terme des lourdes mortalités infantiles,
c’est à ces sujets relativement avancés que devrait aller la préférence.
Les reproducteurs, malheureusement, n’ont plus partout la possibilité
d’utiliser de bonnes frayères : zones de fraye rendues inaccessibles par des
barrages, ou insalubres du fait de la pollution. On pourra alors tenter de
remédier à une reproduction naturelle devenue impossible, par la capture
des géniteurs, l’élevage en pisciculture de leurs produits et leur déversement
dans les eaux dont ils proviennent.
Dans le cas particulier, môme si son rendement devait être très faible,
cette opération n’aurait pas de peine à donner de meilleurs résultats qu’une
reproduction naturelle réduite à néant ou presque.
10.011,131. Sujets importés. — Les sujets de repeuplement produits en
pisciculture proviennent soit de géniteurs élevés en stabulation en pisciculture (cas le plus général pour les truites), soit de géniteurs sauvages capturés
dans des eaux libres suffisamment riches pour pouvoir exporter une partie
de leurs produits.
Réserve faite de risques d’introduction de maladies, il n’y a donc pas
d’opération à inscrire au passif du plan d’eau à repeupler puisque rien n’y
a été prélevé. Tout est à inscrire à l’actif. Cet actif matière (réserve faite de
son coût) pourra être insignifiant ou important suivant la qualité des géniteurs, les modalités de l’incubation, de l’élevage, du transport et du déversement.
Si l’on a pas porté dangereusement atteinte, de façon temporaire ou
durable, à la rusticité des sujets de repeuplement, on peut escompter, comme
on le faisait autrefois, que les repeuplements seront d’autant plus efficaces
(réserve faite une fois de plus de leur coût) qu’ils seront exécutés avec des
sujets plus âgés [courbe (X2) au-dessus de la courbe (7 * ’2) et au-dessus de la
courbe (/?„)]. Si malheureusement l’élevage artificiel se solde par une diminution appréciable de la rusticité des produits, les sujets âgés, donc plus
domestiqués, ont toutes chances de donner à longue échéance un taux de
survie inférieur [courbe (A1) passant en dessous de la courbe (Fj) passant
elle-même en dessous de (ft2)].
10.011,2. Directives sommaires pour les repeuplements en matière de rusticité
Toutes précautions étant prises pour réduire au minimum l’importance
«les mortalités différées dues à une fatigue importante (10.011,02) que provoquent des conditions défavorables de transport (10.02) ou d’immersion
