POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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Les travaux poursuivis de 1925 à 1945 montrèrent :
(1) que le taux de la réussite de la fécondation naturelle était le même
que celui de la fécondation artificielle (10.00) ;
(2) que les mortalités naturelles, d’énormes qu'elles sont au début de
la vie embryonnaire, diminuent progressivement avec l’âge du poisson
(courbe 7?J, et que pour les espèces dont les œufs ou les jeunes alevins bénéficient d’une protection quelconque, ces mortalités importantes ne commencent normalement qu’après la fin de cette période de protection particulière (courbe R2). Jouissent par exemple d'une telle protection les œufs
enterrés (truites et saumons), les œufs groupés dans un nid gardé par les
parents (blackbass), les œufs incubés dans la bouche des parents (tilapias).
Aucun avantage n’est ainsi à inscrire en général à l’actif de la fécondation
artificielle en elle-même là où la reproduction naturelle est toujours à même
de s’opérer dans de bonnes conditions. Réserve faite du coût de l'opération,
il n’y aura avantage à capturer des géniteurs sauvages pour les faire frayer
en pisciculture, en élever les produits et les déverser dans les eaux libres
d’où proviennent leurs parents, qu'à la condition que l’économie materielle
normalement réalisée en pisciculture sur les mortalités infantiles ne soit pas
totalement perdue après déversement en eaux sauvages. Dans ces dernières,
la sélection naturelle est en effet susceptible de reprendre ce dont elle a été
frustrée (10.011,00), et même au delà sur des sujets dont la rusticité a pu être
amoindrie, soit de façon temporaire par la fatigue due au transport et au
changement de milieu (10.011,02), soit de façon durable par certaines conditions artificielles de l’élevage (10.011,01).
Les courbes hypothétiques (FJ et (AJ montrent de façon schématique
les résultats à attendre de déversements de sujets de repeuplement dont la
rusticité naturelle a été dangereusement amoindrie de façon temporaire ou
durable par l’une ou l’autre de ces causes :
— Courbe (FJ relative à des fingerlings déficients de truites ou de saumons qui passe rapidement en dessous de la courbe (/?2).
— Courbe (AJ relative à des truites de taille réglementaire de deux ans,
déficientes également, qui elle aussi passe rapidement en dessous de la
courbe (f?2). Un tel repeuplement pourra cependant être envisagé comme
nous le verrons (10.011,20).
Les courbes hypothétiques (F2) et (A2) montrent au contraire, de façon
schématique également, les résultats à attendre de déversements de sujets de
repeuplement dont la rusticité naturelle n’a pas été amoindrie par l'élevage
en pisciculture, le transport et le déversement.
— Courbe (FJ, relative à des fingerlings de truites non déficients obtenus en petits étangs avec nourriture naturelle, qui reste au-dessus de la
courbe (Z?2).
— Courbe (A2), relative à de jeunes saumons de deux ans obtenus en
Suède avec une nourriture parfaitement équilibrée. Le pourcentage de retour
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