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PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
(5) de s’assurer, si elles doivent être introduites dans des eaux libres profondes et de grande étendue, que ces espèces ne soient pas d’une intelligence
telle qu’elles aient par trop de chances d’échapper aux pêcheurs ;
(6) de s’assurer que ces espèces seront susceptibles d’être appréciées soit
au point de vue alimentaire soit au point de vue sport.
Sans prétendre en aucune façon être limitatives ces quelques conditions
nous montrent que, vu sa délicatesse, l’introduction de nouvelles espèces ne
doit être entreprise, et avec le maximum de précautions, que par des spécialistes qualifiés, à l’exclusion des amateurs même les mieux intentionnés.
10.010,2. Repeuplements en espèces préexistantes
10.010,20. Caractéristiques écologiques dominant le problème des
REPEUPLEMENTS PROPREMENT DITS
Ces repeuplements n’ont en général de raison d’être que dans des plans
d’eau pêchés avec intensité, et qui, par ce fait même, se trouvent dans des
régions relativement peuplées et industrialisées, avec ce que cela comporte au
point de vue piscicole : pollutions d’origines multiples (eaux résiduaires
d’industrie, eaux d’égouts, érosion) ; existence de barrages provoquant des
coupures des plans d’eau et les soumettant à des éclusées, etc. Les poissons
introduits trouveront devant eux d’autres espèces prédatrices, et surtout ils
auront à faire face à la compétition alimentaire de leurs frères sauvages,
compétition d’autant plus importante que ceux-ci auront été moins réduits
en nombre par l’exercice de la pêche. C’est dire que, réserve faite des
facteurs climatiques, les sujets de repeuplements déversés dans des eaux où
leur espèce est déjà représentée auront à faire face en général à des adversités de l’environnement multiples et souvent très importantes. La réussite
de ces repeuplements sera donc avant tout conditionnée par la rusticité des
sujets utilisés (10.01 — 10.011).
10.010,21. Importance des repeuplements proprement dits
Il est aujourd’hui évident que, contrairement aux illusions qui prévalurent
durant plus d’un siècle, le nombre de poissons d’une rivière ou d’un lac n’est
pas d’autant plus grand qu’on y a déversé plus d’alevins (10.00). Pour les
espèces à forte résilience (2.5) les repeuplements ne servent en général à
rien, tout au moins dans un plan d’eau de quelque importance, si ce n’est qu’ils
y aggravent l’état de surpeuplement qui les caractérise souvent. Pour les
autres espèces, réserve faite des repeuplements «surdensitaires» (10.011,20),
les repeuplements ne seront bénéfiques que dans des plans d’eau où le peuplement a été réduit au-dessous de la densité normale, et à la condition que
la rusticité des sujets introduits soit sufïisante pour surmonter les adversités
du milieu. La réduction ou le contrôle de ces dernières fait d’ailleurs l’objet
du chapitre 9.
PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
(5) de s’assurer, si elles doivent être introduites dans des eaux libres profondes et de grande étendue, que ces espèces ne soient pas d’une intelligence
telle qu’elles aient par trop de chances d’échapper aux pêcheurs ;
(6) de s’assurer que ces espèces seront susceptibles d’être appréciées soit
au point de vue alimentaire soit au point de vue sport.
Sans prétendre en aucune façon être limitatives ces quelques conditions
nous montrent que, vu sa délicatesse, l’introduction de nouvelles espèces ne
doit être entreprise, et avec le maximum de précautions, que par des spécialistes qualifiés, à l’exclusion des amateurs même les mieux intentionnés.
10.010,2. Repeuplements en espèces préexistantes
10.010,20. Caractéristiques écologiques dominant le problème des
REPEUPLEMENTS PROPREMENT DITS
Ces repeuplements n’ont en général de raison d’être que dans des plans
d’eau pêchés avec intensité, et qui, par ce fait même, se trouvent dans des
régions relativement peuplées et industrialisées, avec ce que cela comporte au
point de vue piscicole : pollutions d’origines multiples (eaux résiduaires
d’industrie, eaux d’égouts, érosion) ; existence de barrages provoquant des
coupures des plans d’eau et les soumettant à des éclusées, etc. Les poissons
introduits trouveront devant eux d’autres espèces prédatrices, et surtout ils
auront à faire face à la compétition alimentaire de leurs frères sauvages,
compétition d’autant plus importante que ceux-ci auront été moins réduits
en nombre par l’exercice de la pêche. C’est dire que, réserve faite des
facteurs climatiques, les sujets de repeuplements déversés dans des eaux où
leur espèce est déjà représentée auront à faire face en général à des adversités de l’environnement multiples et souvent très importantes. La réussite
de ces repeuplements sera donc avant tout conditionnée par la rusticité des
sujets utilisés (10.01 — 10.011).
10.010,21. Importance des repeuplements proprement dits
Il est aujourd’hui évident que, contrairement aux illusions qui prévalurent
durant plus d’un siècle, le nombre de poissons d’une rivière ou d’un lac n’est
pas d’autant plus grand qu’on y a déversé plus d’alevins (10.00). Pour les
espèces à forte résilience (2.5) les repeuplements ne servent en général à
rien, tout au moins dans un plan d’eau de quelque importance, si ce n’est qu’ils
y aggravent l’état de surpeuplement qui les caractérise souvent. Pour les
autres espèces, réserve faite des repeuplements «surdensitaires» (10.011,20),
les repeuplements ne seront bénéfiques que dans des plans d’eau où le peuplement a été réduit au-dessous de la densité normale, et à la condition que
la rusticité des sujets introduits soit sufïisante pour surmonter les adversités
du milieu. La réduction ou le contrôle de ces dernières fait d’ailleurs l’objet
du chapitre 9.
