POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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(4) Plans d’eau profonds dépourvus d’espèces de fond susceptibles de
tirer directement parti de la faune benthique. Envisager par exemple l'introduction d’ombles Saloelinus alpinus, Salvelinus namaycush, Salvelinus
malma dans des lacs qui, outre les corégones planctonophages, ne comportent
que des Salmonidés de surface Salmo trutta, Salmo gairdneri, Salvelinus iontinalis ;
(5) Zones de fraye et de croissance juvénile importantes, susceptibles de
convenir à des migrateurs qui iraient compléter leur croissance en mer et
reviendraient comme adultes se faire capturer en rivière. La multiplicité des
échecs enregistrés jusqu’à ce jour montre que l’acclimatation de ces espèces
migratrices, l'une des plus intéressantes, est malheureusement particulièrement délicate. Les rares succès néanmoins enregistrés aux États-Unis sur les
rivières du Pacifique avec l’alose Alosa sapidissima et le striped bas» Roccus
saxatilis (Neave, 1954) ainsi qu’en Nouvelle-Zélande avec le saumon chinook
Oncorhynchus tschawytscha montrent néanmoins que le problème, maigre
sa difficulté, mérite une étude plus approfondie (Ricker, 1954).
L’enquête préalable pourra révéler au contraire l’occupation d'une niche
par une espèce de peu d’intérêt, ou même indésirable, soit par suite de ses
médiocres qualités gastronomiques ou sportives, soit par suite de sa pullulation, soit par suite des trop grands ravages qu'elle peut causer comme
prédateur (rare). L’introduction d'un prédateur susceptible de maintenir
une espèce surabondante dans de justes proportions, ou d'un compétiteur
susceptible de l’éliminer et de prendre sa place peut être envisagée. Il semble
toutefois que dans ce cas la réussite de l’acclimatation soit plus aléatoire et,
si elle est acquise, les risques de grandes perturbations plus importants.
10.010,121. Choix d'espèce à acclimater. — Une fois admise l'opportunité d’introduction d’une espèce nouvelle dans un plan d’eau déterminé, et
étant précisées les caractéristiques delà niche à pourvoir et de l'habitat dont
elle fait partie, il y a lieu :
(1) de trouver une ou des espèces dont la biologie s'accorde avec les caractéristiques de la niche que l’on désire leur voir occuper ;
(2) de vérifier, par l’examen des précédents, que ces caractéristiques biologiques des espèces en vue n’ont pas sensiblement varié, lors des acclimatations auxquelles ces espèces ont déjà donné lieu, ce qui arrive parfois ;
(3) de s’assurer que ces espèces trouveront bien dans leur nouvel habitat
des adversités de milieu, organiques ou inorganiques, de même importance
que celles auxquelles elles ont à faire face dans leur milieu d'origine, faute
de quoi une pullulation serait à craindre ;
(4) de s’assurer que ces espèces ne sont pas normalement porteuses de
parasites ou de bactéries dangereuses encore inexistantes dans le milieu où
l’on envisage de les introduire ;
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