POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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des carpes dorées. 11 n’y eut alors qu’a remplacer les carpes dorées par des
carpes brunes pour que la carpiculture prenne son essor (Hofstède, 1952).
Dans les plans d'eau non vidangeables et suffisamment étendus ou profonds pour procurer une défense suffisante aux poissons tant envers la ligne
qu’envers les engins de toute sorte, l’acclimatation de la carpe est en général
à proscrire même dans les contrées où cette espèce est appréciée. Trop malin,
ce poisson ne se laissera prendre que dans des proportions infimes, se multipliera et consommera en abondance une nourriture qu’il y aurait avantage
à transformer en une espèce de poisson plus facile à prendre (Schuster, 1952).
— Dans certains lacs tempérés chauds, dépourvus de végétation littorale
jouant le rôle d’abri contre les prédateurs, les gambusies n'ont pas pu s’acclimater, alors que dans d’autres, bien pourvus de végétation littorale, comme
les étangs littoraux du Sud-Ouest de la France, il suffit de l'introduction de
deux couples de poissons dans des étangs de plusieurs centaines d’hectares
pour donner naissance à une abondante population de petits poissons-fourrage qui semble bien avoir amélioré la croissance des perches (Chimits. 1947).
11 est à noter cependant que cette espèce n’est pas à considérer comme un
poisson fourrage 100 pour cent. Petits vivipares surtout connus comme mangeurs de larves de moustiques, les gambusies sont également des omnivores
faisant leur menu de jeunes alevins et «le plancton (Swingle, 1949).
Dans des contrées à climat plus chaud leur permettant de se reproduire
toute l’année, ces vivipares se sont montrés par contre nettement envahissants
et ont compromis la reproduction d’espèces intéressantes (Scm ster. 1952).
— Vu l’intérêt économique des saumons, les tentatives d’acclimatation
de saumons pacifiques furent nombreuses. En 1939 les œufs mobilisés pour
ces tentatives atteignaient le chiffre respectable de 107 millions d'œufs pour,
au total, une seule réussite incontestable en Nouvelle-Zélande qui à elle
seule absorba 3 550 000 œufs. Il faut préciser sur ce point que de 1875 à
1900 ce pays avait accumulé les échecs en faisant de nombreux déversements
d’alevins de saumon chinook Oncorhyncus tschawytschu de faible importance,
répartis sur un grand nombre de rivières. A partir de 1900, et durant 7 années,
les autorités néo-zélandaises déversèrent au contraire chaque année les alevins
provenant d’une incubation de 500 000 œufs dans la seule rivière Waïtaki.
A partir de 1905 un stock de saumons vint se reproduire dans cette rivière
(Calderwood, 1931 ; Davidson et Hutchinson, 1938). Rapproché de la
réussite de l’acclimatation des gambusies dans les étangs littoraux du SudOuest de la France, avec seulement deux couples de poissons minuscules pour
plusieurs centaines d’hectares, ce résultat montre qu'il existe très probablement des seuils de densité minimum pour les acclimatations, seuils de densité
extrêmement variables, et cela probablement en fonction d’une part des
abris que peut trouver l’espèce introduite, d’autre part de son caractère plus
ou moins grégaire à telle ou telle phase de sa vie (6.121,23), d'autre part
enfin du type de mortalité auquel elle peut avoir à faire face : compensatrice
ou anticompensatrice (6.151,0 à 6.151,4).
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