ENVIRONNEMENT. MALADIES
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mortalités naturelles que subissent parfois des truites de belle taille non
susceptibles d’être dévorées par d’autres poissons prédateurs. Jusqu’ici
ces fortes mortalités avaient été attribuées aux températures extrêmes
(Winterkill, Summerkill). Que ces dernières soient en cause, cela est certain, mais elles ne sont peut-être pas les seules, d’autant plus que l’on a déjà
mis en évidence, sur la carpe et l'anguille, qu’au-dessous de 10 °C ces poissons
étaient incapables de former des anticorps, donc de s’immuniser contre une
infection.
Les maladies des poissons en eaux sauvages semblent donc aujourd’hui avoir une importance beaucoup plus grande qu’on ne l'avait cru
(Lagler, 1956). Peut-être sont-elles responsables de la raréfaction, voire de
la disparition de certaines espèces. Peut-être leur étude nous permettra-t-elle,
par application de traitements eflicaces, d’améliorer la productivité de nos
eaux, et de protéger quelques espèces de choix. Peut-être pourrons-nous, par
une lutte biologique, utiliser une maladie infectieuse pour lutter contre une
espèce envahissante. Si l’on en croit Davis (1947): « 11 n’y a probablement
pas dans la recherche piscicole de secteurs plus prometteurs que l’étude des
maladies de nos poissons sauvages. »
9.80. Maladies infectieuses
On peut, selon leur origine, classer ces maladies en six groupes selon
qu’elles sont provoquées par des bactéries, des protozoaires, des champignons,
des virus, des vers parasites ou des produits d’excrétion organique.
9.800. Maladies provoquées par des bactéries
Les infections bactériennes des poissons sont très vraisemblablement
aussi nombreuses et diverses dans leurs manifestations et leurs effets que
celles de l’homme. Hares sont encore celles dont la cause a été véritablement
identifiée. Citons parmi ces dernières :
Bacterium salmonicida (furonculose des Salmonidés). Maladie en général
mortelle, caractérisée par une inflammation du tube digestif, et l’apparition
de furoncles à la surface du corps ou à l’intérieur des muscles. Ses effets en
eau libre sont surtout connus par les très graves épidémies survenues sur les
saumons des rivières d’Ecosse au début du xxe siècle (Williamson, 1928,
1929; Mc Craü, 1952). Cette maladie épidémique, l’une des plus graves, ne
se limite ni au saumon ni aux Salmonidés. On a signalé des atteintes sur
tanches, Tinca tinca, carpes, Cyprinus carpio, silures, Silurus glanis, brochets,
Esox lucius, chabots, Cottus gobio, et perches, Perça fluvialilis.
Si les sulfamides (sulfamerazine), incorporées à la nourriture, permettent
aujourd’hui un traitement efficace en pisciculture, nos moyens de lutte en
eaux sauvages sont encore réduits aux mesures prophylactiques ci-après :
a) Éviter les repeuplements avec des sujets provenant de stocks contaminés ;)
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