ENVIRONNEMENT. COM P ÉT1TE V RS ET PRÉPATEIRS
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que la situation de « populations équilibrées » est liée à une importance pondérale des prédateurs plus forte qu’on n’aurait pu le croire a priori, et aussi
à une importance pondérale des poissons de petite taille, poissons fourrage
ou prédateurs, beaucoup plus faible qu’on n’aurait pu le croire également,
9.722. Conditions d'efficacité d'un contrôle des prédateurs
Vu la complexité du problème, on ne pourra entreprendre un contrôle
des prédateurs, avec des chances raisonnables de succès, que si l'on a réussi
au préalable à identifier la nature de la situation en face de laquelle on se
trouve.
S’agit-il d’une situation du type A où, pendant le temps relativement
court où ils sont en contact, les prédateurs prennent un nombre déterminé
d’individus de l’espèce proie, provoquant ainsi une mortalité exagérairice
(6.151,1)? Dans ce cas, toute réduction du nombre de prédateurs sera suivie
d’une augmentation de survie de l’espèce proie. Nous avons vu que cette
situation s’appliquait aux alevins d’avalaison de deux espèces de saumons
pacifiques attaqués par les truites, les saumons coho d’un an et les sculpins.
variétés de chabots américains. Nous avons signalé qu'il n’était pas impossible que les smolts d’avalaison des saumons atlantiques soient sujets à une
prédation de ce genre de la part des brochets, perches, black bass, etc., et, en
arrivant à l’estuaire, de la part des bars et autres carnivores marins, ou de
la part des mouettes, goélands, etc. (9.72).
S’agit-il d’une situation du type B, où les prédateurs, pour une abondance
donnée, prennent un pourcentage fixe de l’espèce proie, comme si leurs captures étaient le fait de rencontre de hasard ? Cette situation caractérise d'ailleurs plus spécialement les relations d'abondance entre espèces de poissons
carnivores et non carnivores. Dans ce cas, une étude préalable devra montrer
si l’on se trouve en face de populations équilibrées ou de populations déséquilibrées, au sens de Swingle (8.421,1 —9.721).
En cas de populations équilibrées, une réduction raisonnable de l’une ou
de l’autre espèce sera sans effet sur l’équilibre. On ne changera rien. Les vides
creusés, soit dans l’espèce prédatrice, soit dans l’espèce proie, seront comblés
par la résilience de l’espèce intéressée (2.5). En cas de réduction massive
des prédateurs, comme en cas de réduction massive des espèces proies, au delà
des capacités de remplacement de la résilience, on rompra l'équilibre. Les
populations déséquilibrées qui en résulteront donneront alors une pèche
inférieure, tant en espèces voraces qu’en espèces proies. Toute intervention
est donc inutile, onéreuse et parfois nuisible.
Les populations déséquilibrées sont de deux sortes. Ou bien il y a surabondance nette de voraces. Ou bien, ce qui est plus fréquent dans les eaux
chaudes encombrées de végétation, il y a surabondance d'espèces cataloguées
comme non carnivores, mais qui, de par leur nombre, jouent effectivement
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