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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
certains cas ces gains peuvent être compromis par une augmentation ultérieure du nombre de prédateurs également de faible amplitude, provoquée
par une amélioration des conditions de survie pour les petits des prédateurs
eux-mêmes.
Tous ces calculs sont évidemment établis en supposant que la totalité
des mortalités subies par la population proie soit causée par les prédateurs.
En fait, l’etficacité théorique du contrôle des prédateurs doit être réduite
dans la mesure où d’autres causes de mortalités interviennent dans le tableau.
Prédation de type C. — Ce type de prédation correspond à la capture de
la presque totalité des proies au delà d’un certain nombre minimum. Ce
minimum peut être conditionné par des facteurs divers : (1) nombre limité
d’abris pour l’espèce proie, tous les individus non pourvus de « places de
sécurité » étant condamnés à succomber plus ou moins rapidement ; (2) densité de sécurité des proies, densité au-dessus de laquelle la poursuite des
proies, étant payante, peut entretenir un contingent de prédateurs ; au-dessous
de cette densité de sécurité, les prédateurs ont au contraire tendance à émigrer
vers des terrains de chasse plus giboyeux.
Dans de telles situations, une réduction du nombre des prédateurs n’a
aucun effet sur le taux de survie des proies, tout au moins tant que persiste
la situation C. Si la réduction du nombre des prédateurs est telle que la situation C se trouve détruite, au bénéfice d’une situation B, ou même A, alors
seulement, à partir de ce seuil, le contrôle peut conduire à une augmentation
marquée de la survie des proies. 11 semble bien que tel ait été le cas pour le
contrôle des harles et martins-pêcheurs sur la Polleck River, contrôle qui
aboutit à multiplier par quatre ou cinq le rendement en smolts des peuplements de saumon atlantique, Salmo salar (Elson, 1950).
9.721. Abondance relative des populations antagonistes
Dans les communautés de poissons comportant à la fois espèces proies
et espèces prédatrices, une exploitation rationnelle requiert que ces populations, dites « antagonistes » mais plus exactement « dépendantes » aient et
gardent entre elles un rapport d’abondance donnant une pêche de qualité
sur les deux catégories de populations qui sont alors qualifiées de « populations
équilibrées » (8.421.1).
Les travaux poursuivis par Swingle (1950) durant 17 ans, sur 85 étangs
de l'Alabama (U.S.), l’ont conduit à considérer que les situations dites de
« populations équilibrées » correspondaient le plus souvent sur ce type de
plan d’eau : (1) à une importance pondérale des prédateurs de 1/4 à 1/5 du
peuplement total ; (2) à une importance pondérale des poissons de taille
exploitable oscillant entre 33 et 90 pour cent du peuplement total, l’optimum
se situant entre 60 et 80 pour cent.
Les chiffres ci-dessus sont évidemment sous la dépendance de la composition spécifique des communautés exploitées. Ils n’en montrent pas moins
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
certains cas ces gains peuvent être compromis par une augmentation ultérieure du nombre de prédateurs également de faible amplitude, provoquée
par une amélioration des conditions de survie pour les petits des prédateurs
eux-mêmes.
Tous ces calculs sont évidemment établis en supposant que la totalité
des mortalités subies par la population proie soit causée par les prédateurs.
En fait, l’etficacité théorique du contrôle des prédateurs doit être réduite
dans la mesure où d’autres causes de mortalités interviennent dans le tableau.
Prédation de type C. — Ce type de prédation correspond à la capture de
la presque totalité des proies au delà d’un certain nombre minimum. Ce
minimum peut être conditionné par des facteurs divers : (1) nombre limité
d’abris pour l’espèce proie, tous les individus non pourvus de « places de
sécurité » étant condamnés à succomber plus ou moins rapidement ; (2) densité de sécurité des proies, densité au-dessus de laquelle la poursuite des
proies, étant payante, peut entretenir un contingent de prédateurs ; au-dessous
de cette densité de sécurité, les prédateurs ont au contraire tendance à émigrer
vers des terrains de chasse plus giboyeux.
Dans de telles situations, une réduction du nombre des prédateurs n’a
aucun effet sur le taux de survie des proies, tout au moins tant que persiste
la situation C. Si la réduction du nombre des prédateurs est telle que la situation C se trouve détruite, au bénéfice d’une situation B, ou même A, alors
seulement, à partir de ce seuil, le contrôle peut conduire à une augmentation
marquée de la survie des proies. 11 semble bien que tel ait été le cas pour le
contrôle des harles et martins-pêcheurs sur la Polleck River, contrôle qui
aboutit à multiplier par quatre ou cinq le rendement en smolts des peuplements de saumon atlantique, Salmo salar (Elson, 1950).
9.721. Abondance relative des populations antagonistes
Dans les communautés de poissons comportant à la fois espèces proies
et espèces prédatrices, une exploitation rationnelle requiert que ces populations, dites « antagonistes » mais plus exactement « dépendantes » aient et
gardent entre elles un rapport d’abondance donnant une pêche de qualité
sur les deux catégories de populations qui sont alors qualifiées de « populations
équilibrées » (8.421.1).
Les travaux poursuivis par Swingle (1950) durant 17 ans, sur 85 étangs
de l'Alabama (U.S.), l’ont conduit à considérer que les situations dites de
« populations équilibrées » correspondaient le plus souvent sur ce type de
plan d’eau : (1) à une importance pondérale des prédateurs de 1/4 à 1/5 du
peuplement total ; (2) à une importance pondérale des poissons de taille
exploitable oscillant entre 33 et 90 pour cent du peuplement total, l’optimum
se situant entre 60 et 80 pour cent.
Les chiffres ci-dessus sont évidemment sous la dépendance de la composition spécifique des communautés exploitées. Ils n’en montrent pas moins
