366
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
de la saison les prédateurs mangeront .lf/1 000 des proies restantes ou
999 200 X Af/1 000 = 798 poissons... et ainsi de suite jusqu’à la fin delà
dernière millième partie de la saison où le nombre des survivants sera :
1 000 000 ( 1 — 0,0008) 1 000 = 472 400.
Le taux de survie pour la saison est donc de 47,2 pour cent, ce qui correspond
à un taux de mortalité de 52,8 pour cent. Qu’arrive-t-il si le nombre des
prédateurs double? Dans ce cas, durant la première millième partie de la
saison, le nombre de proies mangées sera double, c’est-à-dire 1 600, laissant
998 400 survivants. Dans la deuxième millième partie, la fraction mangée
sera de même double, soit 0,0016, ce qui multiplié par le nombre de survivants donne en nombre 1 597 mangés... A la fin de la saison le nombre de survivants sera :
1 000 000 (1 — 0,0016) 1 000 = 201 900
soit un taux de survie de 20,2 pour cent, ce qui correspond à un taux de
mortalité de 79,8 pour cent.
Ainsi le doublement du nombre de prédateurs double bien en général le
coefficient instantané de mortalité, mais il n’augmente la mortalité totale
que de :
(79.8 — 52,8)
— 52 g------ = 51 pour cent.
D’une façon générale la relation entre l’abondance des prédateurs et la
mortalité réelle, ou son corollaire la survie, est donnée par la formule :
p2 = Loge 5'i
Pi
Loge S2
dans laquelle (p2) et (pt) représentent deux niveaux d’abondance des prédateurs et (52) et (SJ les taux de survie correspondants de l’espèce proie. Cette
formule peut d’ailleurs facilement s’obtenir en partant de la précédente
puisque (p) est proportionnel à (M) et que S = N/No quand t = 1.
Cette dernière formule montre que la survie ne varie pas suivant une
simple relation inverse avec le nombre des prédateurs. Prenons par exemple
une situation où les prédateurs auront été réduits en nombre de moitié
L.
2/
Précédent

- 393/752

Suivant