ENVIRONNEMENT. COMPÉTITEl RS ET PRÉOATEI RS
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soit par reproduction, et la situation évoluerait vers un type B ou C. S'il
devait se maintenir, le type A conduirait à l'exterminât ion de l'espèce
proie.
Prédation de type B. — Dans ce type de prédation, le plus fréquent. le
nombre d’individus mangés de l’espèce proie dépend à la fois du nombre des
proies et du nombre des prédateurs. Les proies peuvent alors constituer la
majorité du menu des prédateurs et la situation peut, avec des populations
équilibrées, se prolonger indéfiniment. Ce type caractérise les relations
existant normalement entre des espèces carnivores telles que brochet /.'.ço.r.
perche Perça, blackbass Micropterus, et les «poissons fourrage ' à forte
capacité de reproduction dont ils font leur ordinaire.
Il semblerait, a priori, qu’une réduction de 50 pour cent, par exemple, du
nombre des prédateurs soit susceptible d’augmenter de 50 pour cent la survie
des espèces proies. Le problème est malheureusement un peu plus compliqué,
et il importe de le bien comprendre pour ne pas se lancer inconsidérément
dans des opérations onéreuses de contrôle de prédateurs qui, hautement
rentables dans certains cas, ne le sont nullement dans d’autres. Ricker (1952)
a eu le mérite d’exposer ce problème d’une façon très claire. Nous ne pouvons
mieux faire que de reproduire ici intégralement son résumé :
Considérons une espèce qui, à un stade de son évolution, est sujette à
une prédation de type B. Supposons d’abord que cette prédation représente
à elle seule la totalité des mortalités supportées par l'espèce qui se trouve
être l’espèce proie durant cette période. Cette espèce proie verra le nombre
de ses représentants décroître selon la formule exponentielle bien connue :
= e~Mt
où (ïVo) est le nombre d'individus au temps 0 de départ ; (.V) est le nombre
d’individus au temps (Z); (e) est la base des logarithmes népériens - 2,718...
et (Af) est le coefficient instantané de mortalité naturelle, qui n'est autre que
le nombre de proies mangées pendant l’unité de temps.
Dans ces conditions le coefficient instantané de mortalité naturelle est
directement proportionnel à l’abondance des prédateurs. Prenons par exemple
le cas de prédateurs attaquant une population de 1 000 000 de proies sous
les conditions B, et leur infligeant un coefficient instantané de mortalité
M = 0.8,
l’unité de temps (Z) correspondant à la totalité de la saison pendant laquelle
prédateurs et proies cohabitent. La formule précédente indique que, pendant
par exemple 1 /I 000 de la saison, les prédateurs mangeront M/I 000 0,0008
des proies présentes c’est-à-dire 800 poissons. Durant le deuxième millième
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