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PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
nombre d’administrateurs des pêches ont dû ainsi mettre sur pied des programmes de destruction de prédateurs (IIaempel, 1924). En fait, en recherchant de préférence les espèces sportives carnivores, les pêcheurs sont bien
souvent passés à l’exécution sans attendre l’élaboration de ces programmes.
Ce faisant, ils ont bien souvent libéré le frein qui maintenait en respect l’importante capacité de reproduction des espèces non carnivores. Ces dernières
ont pris le dessus sur les espèces de sport dont elles ont fini par compromettre
sérieusement les possibilités de reproduction (Bennett, 1947).
Le contrôle des prédateurs est une arme à deux tranchants, pouvant
conduire aussi bien à des résultats excellents qu’à des résultats catastrophiques (Lagler, 1939, 1944). On ne devrait en conséquence jamais y avoir
recours sans une étude approfondie de la situation en face de laquelle on se
trouve.
9.720. Types de prédation
11 est commode de retenir ici la classification proposée par Ricker (1952) :
(A) Prédateurs qui, pour une abondance donnée, prennent un nombre
fixe d’individus de l’espèce proie, nombre suffisant pour les rassasier ; cela
pendant le temps que les deux espèces, prédateur et proie, sont en contact.
Le surplus de l’espèce proie s’échappe.
(B) Prédateurs qui, pour une abondance donnée, prennent un pourcentage fixe de l’espèce proie, comme si leurs captures étaient le fait de
rencontre de hasard.
(C) Prédateurs qui, sur l’espèce proie, capturent tous les individus au
delà d’un certain nombre minimum.
Prédation de type A. — Ce type de prédation peut intervenir lorsqu’une
espèce proie donne lieu, à un moment ou à un autre de son cycle vital, à des
rassemblements importants d’individus. Ne ave (1953) a montré que tel
était le cas des jeunes alevins de deux saumons pacifiques, Oncorhynchus
gorbuscha et O. Keta, partant en migration pour la mer sitôt leur sortie
du gravier (6.151,1). Nous avons vu qu’il n’était pas impossible qu’une
situation de ce genre apparaisse également dans les estuaires, au moment de
la dévalaison des smolts de saumon atlantique, Salmo salar. Ce sont alors
les poissons carnivores qui sont au contact de ce rassemblement passager
qui exercent une action prédatrice. En fait, dans une telle situation, le nombre
de proies mangées dépend beaucoup plus de l’abondance des prédateurs que
de l’abondance des proies. Parmi celles-ci, sont assurées de survie celles
qui sont en excédent du nombre susceptible d’être absorbé par les prédateurs.
Une limitation du nombre de ces derniers a donc toutes chances d’être efficace. De telles situations ne peuvent être que momentanées, sinon les prédateurs auraient le temps d'augmenter en nombre, soit par rassemblement,
PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
nombre d’administrateurs des pêches ont dû ainsi mettre sur pied des programmes de destruction de prédateurs (IIaempel, 1924). En fait, en recherchant de préférence les espèces sportives carnivores, les pêcheurs sont bien
souvent passés à l’exécution sans attendre l’élaboration de ces programmes.
Ce faisant, ils ont bien souvent libéré le frein qui maintenait en respect l’importante capacité de reproduction des espèces non carnivores. Ces dernières
ont pris le dessus sur les espèces de sport dont elles ont fini par compromettre
sérieusement les possibilités de reproduction (Bennett, 1947).
Le contrôle des prédateurs est une arme à deux tranchants, pouvant
conduire aussi bien à des résultats excellents qu’à des résultats catastrophiques (Lagler, 1939, 1944). On ne devrait en conséquence jamais y avoir
recours sans une étude approfondie de la situation en face de laquelle on se
trouve.
9.720. Types de prédation
11 est commode de retenir ici la classification proposée par Ricker (1952) :
(A) Prédateurs qui, pour une abondance donnée, prennent un nombre
fixe d’individus de l’espèce proie, nombre suffisant pour les rassasier ; cela
pendant le temps que les deux espèces, prédateur et proie, sont en contact.
Le surplus de l’espèce proie s’échappe.
(B) Prédateurs qui, pour une abondance donnée, prennent un pourcentage fixe de l’espèce proie, comme si leurs captures étaient le fait de
rencontre de hasard.
(C) Prédateurs qui, sur l’espèce proie, capturent tous les individus au
delà d’un certain nombre minimum.
Prédation de type A. — Ce type de prédation peut intervenir lorsqu’une
espèce proie donne lieu, à un moment ou à un autre de son cycle vital, à des
rassemblements importants d’individus. Ne ave (1953) a montré que tel
était le cas des jeunes alevins de deux saumons pacifiques, Oncorhynchus
gorbuscha et O. Keta, partant en migration pour la mer sitôt leur sortie
du gravier (6.151,1). Nous avons vu qu’il n’était pas impossible qu’une
situation de ce genre apparaisse également dans les estuaires, au moment de
la dévalaison des smolts de saumon atlantique, Salmo salar. Ce sont alors
les poissons carnivores qui sont au contact de ce rassemblement passager
qui exercent une action prédatrice. En fait, dans une telle situation, le nombre
de proies mangées dépend beaucoup plus de l’abondance des prédateurs que
de l’abondance des proies. Parmi celles-ci, sont assurées de survie celles
qui sont en excédent du nombre susceptible d’être absorbé par les prédateurs.
Une limitation du nombre de ces derniers a donc toutes chances d’être efficace. De telles situations ne peuvent être que momentanées, sinon les prédateurs auraient le temps d'augmenter en nombre, soit par rassemblement,
