ENVIRONNEMENT. COMPÉTITEURS ET PRÉDATEURS
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demande beaucoup de précautions dans un système fluvial ouvert. Leur
ellicacité dépend de l’opportunité et de l'importance de la destruction opérée.
Le caractère partiel de la destruction peut être le résultat : (1) de la
faible zone d’action des engins utilisés, ou d’une ellicacité qui n'est que
relative à 1 intérieur de leur zone d’action ; c’est le cas des engins de pèche
classiques et des pèches électriques classiques; (2) d'une véritable sélection
spécifique de la part des techniques utilisées ; c’est le cas de l’électrocution
sélective (Burr, 1931 ; Applegate et al., 1952) ou de l’empoisonnement
sélectif (Bowers, 1955 ; Applegate et al., 1957) à l’ordre du jour pour la
destruction de larves de lamproies marines aux États-l’nis ; (3) d'une action
des techniques utilisées très importante, voire totale, mais localisée; c’est le
cas des explosifs, des poisons répandus dans des anses de lacs, ou encore en
surface de certains lacs, durant une stagnation estivale (5.310), de façon a
tuer en surface les espèces d’eaux chaudes qui s’y trouvent concentrées,
tandis que toutes les espèces d’eaux froides se trouvent en profondeur
(Brown et Ball, 1943).
9.71. Contrôle des compétiteurs
La croissance des espèces de choix peut être mauvaise par suite de leur
propre surabondance. Cette dernière, cause de compétition intraspécifique
(5.61), peut justifier deux types d’intervention : (1) une amélioration des
capacités alimentaires de l’environnement (9.6) ; (2) une intensification de
l’exploitation (chap. 11).
La croissance et l’abondance des espèces de choix peuvent être en outre
freinées par une compétition interspécifique, partielle ou momentanée (x),
en matière de nourriture, d’espace vital ou de reproduction, avec des espèces
sans grand intérêt. Selon les possibilités locales, le contrôle pourra envisager :
(l) une destruction totale ou partielle (9.70); (2) une intervention sur la
circulation des poissons pour encourager l’émigration des espèces compétitrices et au contraire freiner ou interdire une immigration (9.3) ; (3) une
augmentation des adversités de l’environnement spécifique des compétiteurs,
avec, en particulier, une intensification de leur exploitation commerciale,
et cela, même dans les eaux jusque-là réservées aux pèches sportives
(Beckman, 1941 ; Moyle, 1949; Rose et Moen, 1953).
9.72. Contrôle des prédateurs
Qui les pêcheurs peuvent-ils rendre responsables de la qualité de leurs
pêches, qui sont rarement aussi bonnes qu'ils le souhaiteraient ? Ceux qui sont
en partie visibles : les prédateurs (5.622). Sous une pression de l’opinion,
(1) La compétition totale implique que les deux espèces en cause aient exactement la même
« niche ». Elles ne peuvent alors coexister (5.61).
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