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PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
avec la collaboration de la Croix-Rouge Internationale, pour la lutte contre
le paludisme. Des variétés plus résistantes au froid que la souche originelle
semblent avoir pris naissance, car on a vu en U. R.S.S. les gambusies se répandre depuis le Caucase et la mer Noire jusqu’en Ukraine, et de là jusqu’à
Moscou (Anon, 1944 ; Krumholz, 1944). Ne dépassant guère cinq centimètres,
les gambusies adultes ne sont pas une proie trop grosse pour la majorité
des voraces. On risque même que les gambusies ne soient exterminées, si
on les déverse dans des lacs ou étangs où elles ne disposent pas de suffisamment
d’abris pour se défendre (Swingle, 1949). Dans des plans d’eau tels que les
étangs littoraux de la côte des Landes, les gambusies ont fait merveille
(Chimits, 1947). Ces poissons ont exploité toute la partie littorale, si peu
profonde qu’elle était auparavant inexploitée et qu’ils s’y trouvaient à
l’abri des voraces, contre lesquels ils pouvaient par ailleurs se défendre du
fait d’une végétation assez abondante. Dès qu’ils s’aventuraient en eau
libre, ces poissons étaient alors la proie des perches dont la condition s’améliora alors sensiblement. Alors que les perches de 100 grammes étaient rares
avant 1943, date de l'introduction des gambusies, les sujets de 150, 200 et
250 grammes étaient assez nombreux dès 1946-1947.
Réserve faite de quelques cas particuliers nous devons reconnaître que
nos connaissances sont encore très insuffisantes dans ce problème d’acclimatation d’une espèce accessoire de petite taille devant servir de nourriture à
une autre (10.010,12). Pour les animaux terrestres le problème est déjà
compliqué, alors que la majorité d’entre eux ne sont qu’herbivores, avec un
cycle nourricier très simple. Pour la gent aquatique, on peut dire que presque
tous les poissons, du plus gros au plus petit, et une bonne partie de la multitude des petits invertébrés de fond, se dévorent plus ou moins entre eux,
s’attaquant tout au moins aux œufs ou aux alevins quand ils le peuvent.
La prudence doit donc rester notre ligne de conduite. En réalité, le contrôle
de compétiteurs surabondants, malheureusement difficile et onéreux, sera
pour l’aménagiste plus fréquemment à envisager que l’introduction de poissons
dits « fourrage » qui, trop souvent, sont également des compétiteurs importants.
9.63. Distribution de nourriture d’appoint
En pisciculture ou en étang, le nourrissage de poissons tels que carpes,
truites, tilapias a déjà fait l’objet de nombreuses études. Rien d’étonnant à
cela, puisqu’il remonte déjà à quelque 600 ans (Leonhardt, 1906). Par
contre, l’étude d’un nourrissage artificiel en rivière ou en lac est à peine
ébauché, et il faut encore attendre pour en connaître les premiers résultats.
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