ENVIRONNEMENT. COMPÉTITEIBS ET PRÉUATEURS
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9.7. CONTRÔLE DES ESPÈCES SURABONDANTES.
COMPÉTITEURS ET PRÉDATEURS
Une surabondance marquée d’une ou de plusieurs espèces peut constituer
une adversité de l’environnement des plus sérieuses et justifier une limitation.
Ce contrôle peut concerner: (1) l’espèce ou les espèces de choix elles-mêmes,
lorsqu’elles sont dotées d’un taux de croissance insuffisant du fait de leur
propre densité relativement à la nourriture disponible (compétition intraspécifique — fig. 5.24 et 14.2); (2) une ou des espèces ent rant en compétition
interspécifique avec les espèces à favoriser (5.61): (3) une ou des espèces
prédatrices (5.62).
Suivant les situations et les possibilités, un contrôle consistera : soit en
une destruction totale, pour repartir à zéro, soit en une réduction de la densité des espèces surabondantes. Cette réduction pourra être recherchée :
soit par une action directe de destruction partielle, soit par une action indirecte de réduction ou de renforcement des adversités de l’environnement
pouvant agir spécifiquement sur les espèces dont l’abondance est insuffisante
ou au contraire excessive.
9.70. Possibilités de contrôle
9.700. Destruction totale
La destruction de l’ensemble des populations de poissons d’un plan d’eau
n’impose aucune sélectivité dans les méthodes. Elle est en général coûteuse,
réserve faite des étangs et lacs de faible superficie, et pratiquement inapplicable aux eaux courantes. Une destruction totale peut être indiquée pour
remplacer une combinaison d’espèces ne donnant pas satisfaction, par un autre
peuplement jugé plus intéressant. Dans certains cas, on procède ainsi à une
restauration de lacs ou d’étangs pour réinstaller des espèces « pionniers ■>,
recherchées, qui avaient cédé le pas devant des espèces envahissantes.
Réserve faite des mises à sec pour les étangs vidangeables, ces destructions
totales se font normalement par empoisonnement, et le plus souvent à la
roténone, produit extrait de la racine du Décris, plante tropicale de l’Amérique.
Ce produit présente l’avantage d'être très toxique pour le poisson (la dose
léthale est en général de 1/2 ppm de la préparation contenant 5 pour cent de
roténone). Le poisson ainsi tué reste parfaitement consommable par l'homme
et les animaux domestiques, il est toxique par contre pour les animaux à
respiration branchiale ou trachéenne, et ne pourra donc pas être utilisé pour
nourrir d’autres poissons. La toxicité disparaissant assez rapidement, le plan
d’eau ainsi traité redevient bientôt propre à être réempoissonné (Brown et
Ball, 1943 ; Smith, 1950 ; Solman, 1950).
Vibert et Lagleb. — Pèches continentales.
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