ENVIRONNEMENT. NOURRITURE
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dans les bassins versants dégradés, se trouvent être plus ou moins anéantis
par l’ensablement. On pourra donc améliorer indirectement les conditions
alimentaires des rivières en y luttant contre l’ensablement, surtout à l’amont
(9.032), et en cherchant à obtenir dans la partie aval la végétation aquatique
ou littorale optimum tant en densité qu’en espèces appropriées (Tarzwell,
1937,1938; Madsen, 1938; Needham, 1938; Hunter.Thorpe et Grosvenor,
1941 ; Shetter, Clark et hazzard, 1949).
9.62. Modification de la chaîne alimentaire
Pêcheurs et biologistes ont depuis longtemps reconnu que les rivières
riches en gammares étaient également riches en truites. De là à tenter d’enrichir des rivières à truites en y acclimatant des gammares, il n'y avait qu’un
pas. Les tentatives d’acclimatation furent nombreuses, les échecs également.
Comme la grande majorité des invertébrés de petite taille, à formes de
dissémination résistantes, ces crustacés occupent déjà la presque totalité
des eaux qui leur conviennent. Nous avons donc peu de chances d’étendre
encore leur aire de distribution (7.320).
Des essais d’introduction de vertébrés, de poissons fourrage destinés à
engraisser les espèces de choix, ont été tentés un peu partout avec des résultats
divers :
Aux États-Unis, la réussite des acclimatations en lac de la variété sédentaire du saumon atlantique, Salrno salar, est subordonnée à une acclimatation préalable de l’éperlan, Osmerus mordax, sa principale nourriture.
Signalons d’ailleurs que l’acclimatation préalable de l’éperlan semble avoir
parfois trop bien réussi. Ce poisson est en effet très carnivore, et sa petite
taille ne l’empêche pas de faire quelques dégâts dans la progéniture d’espèces
de choix. Cette espèce a été également introduite dans les grands lacs, comme
nourriture pour les cristivomers, Salvelinus namayciish, sans d’ailleurs que
son importance alimentaire pour ces derniers soit prouvée.
L’introduction du gizzard shad, Dorosoma cepedianunt, comme poisson
fourrage dans les lacs de barrage du Tennesse, paraissait des plus fondées,
cette espèce se nourrissant de plancton. Les espoirs mis dans cette introduction furent en partie déçus. Dès l’âge d’un an, le gizzard shad atteignait une taille le mettant à l’abri de la plupart des prédateurs (Hubhs, 1936 ;
Lagler et Applegate, 1943 ; Swingle, 1949 ; LaglerpI Van Meter, 1951).
Dans le lac Diamond, la pêche à la truite, d’abord considérée comme
remarquable, devint à peu près nulle après la pullulation d'une petite espèce
d’accompagnement, le Siphateles bicolor bicolor, probablement introduite
accidentellement par un pêcheur au vif. Cent tonnes de roténone sèche et
mille litres de roténone en émulsion furent nécessaires pour venir à bout de
cette plaie (fig. 9.28).
Les gambusies, mangeurs de larves de moustiques, originaires du Sud-Est
des États-Unis, ont été largement répandus de par le monde depuis 1921.
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dans les bassins versants dégradés, se trouvent être plus ou moins anéantis
par l’ensablement. On pourra donc améliorer indirectement les conditions
alimentaires des rivières en y luttant contre l’ensablement, surtout à l’amont
(9.032), et en cherchant à obtenir dans la partie aval la végétation aquatique
ou littorale optimum tant en densité qu’en espèces appropriées (Tarzwell,
1937,1938; Madsen, 1938; Needham, 1938; Hunter.Thorpe et Grosvenor,
1941 ; Shetter, Clark et hazzard, 1949).
9.62. Modification de la chaîne alimentaire
Pêcheurs et biologistes ont depuis longtemps reconnu que les rivières
riches en gammares étaient également riches en truites. De là à tenter d’enrichir des rivières à truites en y acclimatant des gammares, il n'y avait qu’un
pas. Les tentatives d’acclimatation furent nombreuses, les échecs également.
Comme la grande majorité des invertébrés de petite taille, à formes de
dissémination résistantes, ces crustacés occupent déjà la presque totalité
des eaux qui leur conviennent. Nous avons donc peu de chances d’étendre
encore leur aire de distribution (7.320).
Des essais d’introduction de vertébrés, de poissons fourrage destinés à
engraisser les espèces de choix, ont été tentés un peu partout avec des résultats
divers :
Aux États-Unis, la réussite des acclimatations en lac de la variété sédentaire du saumon atlantique, Salrno salar, est subordonnée à une acclimatation préalable de l’éperlan, Osmerus mordax, sa principale nourriture.
Signalons d’ailleurs que l’acclimatation préalable de l’éperlan semble avoir
parfois trop bien réussi. Ce poisson est en effet très carnivore, et sa petite
taille ne l’empêche pas de faire quelques dégâts dans la progéniture d’espèces
de choix. Cette espèce a été également introduite dans les grands lacs, comme
nourriture pour les cristivomers, Salvelinus namayciish, sans d’ailleurs que
son importance alimentaire pour ces derniers soit prouvée.
L’introduction du gizzard shad, Dorosoma cepedianunt, comme poisson
fourrage dans les lacs de barrage du Tennesse, paraissait des plus fondées,
cette espèce se nourrissant de plancton. Les espoirs mis dans cette introduction furent en partie déçus. Dès l’âge d’un an, le gizzard shad atteignait une taille le mettant à l’abri de la plupart des prédateurs (Hubhs, 1936 ;
Lagler et Applegate, 1943 ; Swingle, 1949 ; LaglerpI Van Meter, 1951).
Dans le lac Diamond, la pêche à la truite, d’abord considérée comme
remarquable, devint à peu près nulle après la pullulation d'une petite espèce
d’accompagnement, le Siphateles bicolor bicolor, probablement introduite
accidentellement par un pêcheur au vif. Cent tonnes de roténone sèche et
mille litres de roténone en émulsion furent nécessaires pour venir à bout de
cette plaie (fig. 9.28).
Les gambusies, mangeurs de larves de moustiques, originaires du Sud-Est
des États-Unis, ont été largement répandus de par le monde depuis 1921.
