ENVIRONNEMENT. NOl’RRITl HE
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par la végétation aquatique, une addition de phosphore au printemps, en
une seule fois, est recommandable à la dose de 12 kilogrammes par hectare
(150 kilogrammes de superphosphates). Souvent, c’est la végétation aquatique
qui risque d’employer presque à son unique profit les superphosphates
ajoutés. 11 est alors recommandé de procéder à un faucardage préalable
important. Le mieux sera de retirer de l’eau tous les produits végétaux ainsi
récoltés. Leur décomposition dans le lac peut en effet provoquer une pullulation d’algues bleues qui n’est pas à souhaiter.
Sur les zones littorales vaseuses, l’addition de phosphore agit surtout en
facilitant l’assimilation de l’azote. Celle-ci se fait mal en dessous de 100 kilogrammes de superphosphates à l’hectare. Au delà de 150 kilogrammes elle
ne semble pas s’améliorer. Sur les zones littorales de sable ou de graviers,
sans végétation appréciable, les bactéries nitrifiantes ne peuvent guère se
développer. Une addition de phosphore ne saurait donc avoir un effet impor
tant à moins qu’il ne soit accompagné d’azote dans la proportion de un
phosphore pour deux azote, ce qui augmente considérablement le coût
d’une opération dont le succès restera beaucoup plus aléatoire que sur un
littoral de vase. On peut cependant recommander l’addition de phosphore
seul, chaque fois que les eaux de surface sont par elles-mêmes riches en azote
(300 ppm).
9.602. Fertilisation des lacs ayant une zone littorale peu développée
La situation de ces lacs, plus ou moins profonds, diffère totalement de
celle des étangs et des lacs à zone littorale développée. Dans les climats
tempérés, ces lacs sont sujets à une stratification par densité des températures
et de l’oxygène dissous (5.310 — 5.422,2). Durant l’été et durant l'hiver, les
couches superficielles, ou épilimnion, et les couches profondes, ou hypolimnion.
n’ont pratiquement pas d’échanges entre elles. Les échanges de sels de la
vase et des nappes d’eau inférieures, avec les eaux de surface où vivent la
majorité des poissons, ne peuvent s’opérer qu’à l’occasion des deux grandes
circulations thermiques ou « over turn » de printemps et d'automne.
9.602,0. Lacs eutrophes (riches en nourriture)
Rappelons que ces lacs sont, en général, relativement peu profonds, avec
une vase riche en matières organiques facilement putrescibles et une eau
paraissant incolore ou plus ou moins brune, en général calcaire, et riche en
plancton. La teneur en oxygène, élevée dans les couches superficielles, décroît
très vite en profondeur et peut même devenir nulle vers le fond.
Possible disparition des Salmonidés.- Une partie des lacs de la zone
tempérée nord avait, ou a encore, un peuplement à Salmonidés prédominant.
Une autre partie, recevant les égouts de villes riveraines importante», a vu
les Salmonidés disparaître au bénéfice d’espèces à exigences respiratoires
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par la végétation aquatique, une addition de phosphore au printemps, en
une seule fois, est recommandable à la dose de 12 kilogrammes par hectare
(150 kilogrammes de superphosphates). Souvent, c’est la végétation aquatique
qui risque d’employer presque à son unique profit les superphosphates
ajoutés. 11 est alors recommandé de procéder à un faucardage préalable
important. Le mieux sera de retirer de l’eau tous les produits végétaux ainsi
récoltés. Leur décomposition dans le lac peut en effet provoquer une pullulation d’algues bleues qui n’est pas à souhaiter.
Sur les zones littorales vaseuses, l’addition de phosphore agit surtout en
facilitant l’assimilation de l’azote. Celle-ci se fait mal en dessous de 100 kilogrammes de superphosphates à l’hectare. Au delà de 150 kilogrammes elle
ne semble pas s’améliorer. Sur les zones littorales de sable ou de graviers,
sans végétation appréciable, les bactéries nitrifiantes ne peuvent guère se
développer. Une addition de phosphore ne saurait donc avoir un effet impor
tant à moins qu’il ne soit accompagné d’azote dans la proportion de un
phosphore pour deux azote, ce qui augmente considérablement le coût
d’une opération dont le succès restera beaucoup plus aléatoire que sur un
littoral de vase. On peut cependant recommander l’addition de phosphore
seul, chaque fois que les eaux de surface sont par elles-mêmes riches en azote
(300 ppm).
9.602. Fertilisation des lacs ayant une zone littorale peu développée
La situation de ces lacs, plus ou moins profonds, diffère totalement de
celle des étangs et des lacs à zone littorale développée. Dans les climats
tempérés, ces lacs sont sujets à une stratification par densité des températures
et de l’oxygène dissous (5.310 — 5.422,2). Durant l’été et durant l'hiver, les
couches superficielles, ou épilimnion, et les couches profondes, ou hypolimnion.
n’ont pratiquement pas d’échanges entre elles. Les échanges de sels de la
vase et des nappes d’eau inférieures, avec les eaux de surface où vivent la
majorité des poissons, ne peuvent s’opérer qu’à l’occasion des deux grandes
circulations thermiques ou « over turn » de printemps et d'automne.
9.602,0. Lacs eutrophes (riches en nourriture)
Rappelons que ces lacs sont, en général, relativement peu profonds, avec
une vase riche en matières organiques facilement putrescibles et une eau
paraissant incolore ou plus ou moins brune, en général calcaire, et riche en
plancton. La teneur en oxygène, élevée dans les couches superficielles, décroît
très vite en profondeur et peut même devenir nulle vers le fond.
Possible disparition des Salmonidés.- Une partie des lacs de la zone
tempérée nord avait, ou a encore, un peuplement à Salmonidés prédominant.
Une autre partie, recevant les égouts de villes riveraines importante», a vu
les Salmonidés disparaître au bénéfice d’espèces à exigences respiratoires
