ENVIRONNEMENT. NOURR1TI RE
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le lac de barrage de Norris sur le Tennessee. A supposer que l’opération soit
une réussite technique, elle ne se défend guère économiquement qu’en période
de disette de nourriture. Ce fut le cas, lorsqu’entre 1940 et 1945, les Anglais
fertilisèrent des lacs et même des bras de mer (Raymond, 1947 ; Brooe
et Holden, 1957). Encore doit-on noter que les réserves d’engrais du monde
sont faibles (Salter, 1947) et que, le plus souvent, les engrais employés a
la fertilisation de ces collections d’eau auraient donné un meilleur rendement
sur des terres de culture.
Le mode d’action des engrais varie selon la nature des collections d’eau
dans lesquelles ils sont déversés. Une classification de ces collections d’eau
s’impose donc. Nous suivrons ici à peu près celle adoptée par Hasler et
Einsele (1948). Précisons de suite que ces auteurs considèrent, et nous avec
eux, qu’arrivée pour les étangs à un stade d’application, la fertilisation
demeure encore pour les lacs et rivières à un stade expérimental.
9.600. Fertilisation des étangs
La fertilisation des étangs relève au total de deux pratiques : (1) Passée,
avec épandage d’engrais sur le sol pendant Passée ; (2) l’épandage d’engrais
sur l’eau. Dans ces plans d’eau de faible profondeur, il n'y a pas de stra
tification des températures et de l’oxygène dissous. La masse d’eau tout
entière est sujet à une circulation plus ou moins permanente, du fait des
vents. La vase du fond, véritable accumulateur des sels dissous, se trouve ainsi
constamment en contact avec une eau renouvelée, à laquelle elle peut céder
une partie des sels qu’elle a fixés.
9.600,0 . Assec avec épandage d’engrais
Les carpiculteurs européens pratiquent Passée de leurs étangs depuis deux
siècles, cela avec une périodicité variable, allant d’un an à trois ou quatre
ans. Cette période est en général mise à profit pour faire subir au sol un certain
nombre de façons culturales, suivies ou non de récoltes. Les cultures consistent
soit en une céréale, orge ou avoine, soit en une légumineuse, vesce, trèfle,
luzerne, lupin doux (Chimits et Kreczmer, 1949) enfouie en totalité lors
de la floraison, période de fin d’activité des bactéries nitrifiantes existant sur
leurs racines. Une fumure au fumier de ferme, avec ou sans épandage de
scories, de chaux ou de cyanamide, est conseillée avant la mise en culture
(Huet, 1952).
Ces pratiques ont des avantages certains : aération du sol ; enrichissement
en azote, en chaux, en phosphore ; destruction ou réduction de la végétation
aquatique surabondante ; contrôle des espèces nuisibles et destruction des
parasites. Elles ont par contre quelques inconvénients : Passée détruit égalelement les larves dont se nourrissent les poissons ; si l’on ne se contente pas
de façons culturales superficielles, insutlisantes pour détruire la végétation
envahissante, la vase riche superficielle est enfouie en profondeur pour être
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