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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
9.401,01. Teintures
Une teinture d’aniline, la nigrosine, a été employée avec succès aux
États-Unis. La dose recommandée est de 11 kilogrammes à l’hectare pour
des étangs d’un mètre de profondeur (proportion 1,2 ppm). C’est le seul
procédé recommandé à l’heure actuelle pour les lacs servant de réservoirs
d’eau pour l’alimentation (Surber, 1950 ; Surber et Everhart, 1950 ;
Levardsen, 1951).
9.401,02. Engrais
L’épandage d’engrais pour le contrôle d’une végétation envahissante a
été conseillé pour la première fois par Swingle et Smith (1939). Pratiquement, à la fin des froids de l’hiver, on épand par hectare de 50 à 100 kilogrammes d’un des engrais complets ci-après :
Composition
Formules d’engrais complets
en N-P-K
10-6-4
(kg)
8-8-4
(kg)
6-8-4
(kg)
5-10-5
(kg)
Sulfate d’ammonium (20 pour cent N) .............
Superphosphate (20 pour cent P,O6).................
Chlorate de potasse (60 pour cent K2O) ..........
Support : calcaire pulvérisé, sciure de bois,
tourbe, sable, etc ........................................
Total (kilogrammes)..................................
50
30
7
13
40
40
7
13
20
40
7
33
25
50
8
17
100
100
100
100
Dix kilogrammes de nitrate de soude par hectare sont parfois ajoutés à cet
engrais complet. Les applications sont faites à des intervalles de une à trois
semaines, de façon à entretenir une densité de phytoplancton suffisante
pour qu’en plongeant le bras dans l’eau jusqu’au coude on ne puisse voir
sa main. L’opacité de l’eau entrave alors suffisamment la pénétration des
radiations lumineuses, ce qui provoque la mort des végétaux submergés dont
la photosynthèse ne peut plus s’effectuer. On obtient ainsi le même résultat
qu’avec la nigrosine, mais les lacs ou les étangs bénéficient en même temps
d’une fertilisation qui augmente leur productivité (Smith et Swingle, 1942).
Il est prudent, par exemple, de suspendre tout épandage lorsque la masse
des végétaux morts est en train de se décomposer rapidement, on aggraverait
alors par trop la déficience en oxygène.
Avec quelques variantes de détail dans son emploi et ses résultats, suivant qu’il s’agit de climats chauds ou froids, cette méthode a donné d’excellents résultats dans les eaux non calcaires.
Les eaux dures, calcaires, contiennent en effet de fortes quantités de
bicarbonates qui, décomposés par les plantes, forment des précipités qui
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