ENVIRONNEMENT. ABRIS
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dage, pulvérisations chimiques) tandis que la lutte contre les plantes minier
gées nécessitera une intervention en profondeur.
9.401,0. Contrôle de la végétation immergée
Dans l’état de nos connaissances actuelles, il semble que trois modes
d’action en profondeur puissent être envisagés : une destruction plus ou
moins brutale de la végétation par des herbicides ; une raréfaction su (lisante
des radiations solaires indispensable à la photosynthèse de cette végétation,
raréfaction obtenue soit par une teinture de l’eau, soit par la provocation
d’un épais phytoplancton ; une introduction d’espèces de poissons antagonistes, susceptibles de détruire cette végétation, soit en la mangeant,
soit en la déracinant, soit en provoquant une turbidité réduisant sullisam
ment la photosynthèse.
9.401,00. Herbicides chimiques
Depuis une dizaine d’années, de nombreux herbicides chimiques ont été
essayés pour le contrôle de la végétation envahissante (Timmermans, 1955).
Les hydrocarbures, tels que orthodichlorobenzène, trichlorobenzol,
dichlorobenzol, naphte, sont à éliminer, ils sont beaucoup trop toxiques
pour le poisson.
Les composés de l’acide dichlorophénoxyacétique (2, 4-D), et de l’acide
trichlorophénoxyacétique (2, 4, 5-T), utilisables pour la végétation émergée,
de même que le sulfamate d’ammonium, sont d’un prix prohibitif dès qu’il
s’agit de traiter un plan d’eau dans toute sa profondeur.
Le chlorate de sodium, explosif, est d'un emploi trop dangereux.
Le sulfate de cuivre, en quantité voulue pour arriver à une dilution en lac
de 1 ppm, est bon marché, et efficace dans les eaux calcaires, pour lutter
contre les charas et les algues qui provoquent l'apparition de mousses vertes
ou jaunes vertes en surface. Dans les eaux non calcaires, les poissons sont
beaucoup plus sensibles et il y a lieu de s’entourer de précautions. Les avis
sont encore partagés quant aux effets à longue échéance de traitements
répétés. Surber (1949) indique qu’il ne semble pas y avoir d’inconvénients.
Needham (1950) indique que des traitements répétés font souvent péricliter
la capacité biogénique, les poissons et autres organismes aquatiques finissant
par être intoxiqués.
L’arsénite de sodium, en quantité voulue pour arriver à une proportion
en lac de 4 ppm, est le meilleur marché des herbicides, le plus ellicace, et l'un
des plus sûrs, car ce n’est qu’à 11 à 12 ppm que les mortalités apparaissent
sur le poisson. Le traitement est à faire en été. Le danger consiste en un abaissement parfois considérable du taux d’oxygène dissous par suite d’une
décomposition rapide de la végétation. De sérieuses précautions sont à prendre
tant pour les utilisateurs que pour le bétail.
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