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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
9.400. Plans d’eau à faible végétation
Ceux-ci sont en général profonds, à eaux froides, souvent de grande
étendue, surtout représentés par les lacs oligotrophes et les lacs à fond de
craie (fig. 5.18). Il est en général difficile d’y implanter artificiellement
une végétation aquatique qui n’y a pas encore pris racine d’elle-même, ces
lacs n’étant pas encore assez vieux pour cela. On peut cependant y arriver
par introduction de graines, de tubercules ou de plantes entières (Sharp, 1939),
ou encore par une fertilisation (Roelofs, 1944).
Un palliatif en usage en Amérique consiste à y créer des abris artificiels,
constitués par des fagots et fascines, flottant en surface ou légèrement submergés, ancrés ou non. Dans ces plans d’eau dépourvus de tout couvert
ces fagots sont appréciés des poissons qui s’y concentrent en grand nombre.
Cela peut permettre une meilleure exploitation des espèces sous-exploitées
(Rodeheffer, 1939, 1940).
9.401. Plans d’eau à végétation envahissante
On divise généralement les plantes aquatiques en trois grands groupes
principaux :
(1) Plantes immergées. — Celles qui ne se développent pas au-dessus
de l’eau. Ce groupe comprend les algues (Myxophycæ, Chlorophycæ, Conjugatæ, Characeæ), et des plantes proprement dites telles que : Myriophyllum,
Ceratophyllum, Naja, Hydrilla, Elodea, Brasenia, Vallisneria, Limnophyla,
Utricularia, Potamogeton, Ranunculus, Polygonum et Sphagnum.
(2) Plantes flottantes. — Celles qui flottent sur l’eau et dont les organes
radiculaires n’atteignent pas le fond. Ce groupe comprend les plantes appartenant aux genres : Lemna, Azolla, Hydrocharis, Salvinia, Biccia, Pistia et
Eichhornia.
(3) Plantes émergées. — Celles qui sont fixées au fond par des racines,
mais dont les tiges et les feuilles sont à l’air libre. Ce groupe comprend les
plantes appartenant aux genres : Typha, Phragmites, Carex, Scirpus, Cyperus,
Acorus, Eleocharis, Limnocharis, Glyceria, Sagittaria, Pontederia, Ludwigia,
Persicaria, Nymphæa, Marsilia, Jussiaca, Ipomoea, et Ndsturtium.
Avant d’examiner les divers procédés de contrôle de la végétation aquatique (Speirs, 1948), il est bon de nous rappeler que cet envahissement fait
partie du processus de vieillissement des lacs qui, d’oligotrophes deviennent
eutrophes, puis passent à l’état de marais, de prairie ou de forêt, les lacs
dystrophes se transformant de leur côté en tourbières. Lutter contre l’envahissement de la végétation et l’exhaussement des fonds, c’est donc lutter
contre une évolution naturelle que nous ne pouvons empêcher. Nous ne
pourrons jamais que la retarder.
La lutte contre l'envahissement des plantes émergées et flottantes pourra
se limiter à une intervention en surface, ou au voisinage de celle-ci (faucar-
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
9.400. Plans d’eau à faible végétation
Ceux-ci sont en général profonds, à eaux froides, souvent de grande
étendue, surtout représentés par les lacs oligotrophes et les lacs à fond de
craie (fig. 5.18). Il est en général difficile d’y implanter artificiellement
une végétation aquatique qui n’y a pas encore pris racine d’elle-même, ces
lacs n’étant pas encore assez vieux pour cela. On peut cependant y arriver
par introduction de graines, de tubercules ou de plantes entières (Sharp, 1939),
ou encore par une fertilisation (Roelofs, 1944).
Un palliatif en usage en Amérique consiste à y créer des abris artificiels,
constitués par des fagots et fascines, flottant en surface ou légèrement submergés, ancrés ou non. Dans ces plans d’eau dépourvus de tout couvert
ces fagots sont appréciés des poissons qui s’y concentrent en grand nombre.
Cela peut permettre une meilleure exploitation des espèces sous-exploitées
(Rodeheffer, 1939, 1940).
9.401. Plans d’eau à végétation envahissante
On divise généralement les plantes aquatiques en trois grands groupes
principaux :
(1) Plantes immergées. — Celles qui ne se développent pas au-dessus
de l’eau. Ce groupe comprend les algues (Myxophycæ, Chlorophycæ, Conjugatæ, Characeæ), et des plantes proprement dites telles que : Myriophyllum,
Ceratophyllum, Naja, Hydrilla, Elodea, Brasenia, Vallisneria, Limnophyla,
Utricularia, Potamogeton, Ranunculus, Polygonum et Sphagnum.
(2) Plantes flottantes. — Celles qui flottent sur l’eau et dont les organes
radiculaires n’atteignent pas le fond. Ce groupe comprend les plantes appartenant aux genres : Lemna, Azolla, Hydrocharis, Salvinia, Biccia, Pistia et
Eichhornia.
(3) Plantes émergées. — Celles qui sont fixées au fond par des racines,
mais dont les tiges et les feuilles sont à l’air libre. Ce groupe comprend les
plantes appartenant aux genres : Typha, Phragmites, Carex, Scirpus, Cyperus,
Acorus, Eleocharis, Limnocharis, Glyceria, Sagittaria, Pontederia, Ludwigia,
Persicaria, Nymphæa, Marsilia, Jussiaca, Ipomoea, et Ndsturtium.
Avant d’examiner les divers procédés de contrôle de la végétation aquatique (Speirs, 1948), il est bon de nous rappeler que cet envahissement fait
partie du processus de vieillissement des lacs qui, d’oligotrophes deviennent
eutrophes, puis passent à l’état de marais, de prairie ou de forêt, les lacs
dystrophes se transformant de leur côté en tourbières. Lutter contre l’envahissement de la végétation et l’exhaussement des fonds, c’est donc lutter
contre une évolution naturelle que nous ne pouvons empêcher. Nous ne
pourrons jamais que la retarder.
La lutte contre l'envahissement des plantes émergées et flottantes pourra
se limiter à une intervention en surface, ou au voisinage de celle-ci (faucar-
